Cet ouvrage témoigne de la réflexion collective d'un groupe de praticiens utilisant la méthode Photolangage( dans le domaine du soin psychique. Il rend compte d'une expérience qui remonte à une quinzaine d'années et du développement de ses recherches. C'est dans le cadre du Centre de Recherches en Psychopathologie et Psychologie Clinique que Claudine Vacheret, maître de conférences à l'Institut de Psychologie de l'université Lumière-Lyon II réunit les différentes équipes. Au moment où l'évolution des institutions de soins appelle de nouvelles approches et de nouvelles techniques, il s'avère que Photolangage( peut apporter une réponse, qui délimite une place définit un mode d'intervention spécifique, au psychologue clinicien qui souhaite animer des groupes. Initialement, dès 1965, le Photolangage( a d'abord été utilisé en formation d'adultes, dans le domaine de la communication. Ce livre fait suite à un premier ouvrage intitulé : Photolangage, une méthode pour communiquer en groupe par la photo, paru aux Editions d'Organisation, en 1991. Il se référait à des champs de pratique et à des champs théoriques diversifiés : théorie de la communication, théorie Rogérienne, théorie cognitive et théorie psychanalytique. Quand il s'agit de la souffrance psychique, la théorie psychanalytique s'est imposée comme référence la plus éclairante. C'est en particulier aux développements récents de la théorie psychanalytique de groupe initiés par D. Anzieu et poursuivis par R. Kaës que se réfère l'ensemble des auteurs. C'est donc un double apport théorique et pratique de la méthode qu'expose le livre, à travers les aspects du dispositif, les consignes, la mise au point des questions posées en début de groupe pour lancer la séance. Chaque chapitre témoigne de la diversité des publics et des pathologies, des adolescents difficiles et déficitaires aux personnes âgées, en passant par des adultes psychotiques et des toxicomanes en prison. Abordé sous l'angle du suivi d'un patient à travers plusieurs séances ou sous l'angle d'une séquence groupale dans son évolution, le matériel clinique présenté laisse apparaître la mobilisation de l'imaginaire, qui revitalise le préconscient. Le travail sur les représentations contribue non seulement au processus de symbolisation dans le groupe, mais favorise également l'instauration d'un espace intermédiaire entre le sujet et l'institution.
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Nombre de pages
202
Date de parution
18/02/2000
Poids
372g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782729706340
Titre
Photo, groupe et soin psychique
Auteur
Vacheret Claudine
Editeur
PU LYON
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155
Poids
372
Date de parution
20000218
Nombre de pages
202,00 €
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Les médiations ou thérapies médiatisées désignent l'ensemble des pratiques qui prennent appui sur la créativité pour mener à bien les processus de soin. Ces pratiques sont le plus souvent mise en oeuvre dans le cadre du groupe. Cet ouvrage en détaille les principales formes dans les domaines plastiques, dramatiques et musicaux.
Cet ouvrage rassemble les textes de plusieurs cliniciens qui ont participé à un colloque sur " Le temps et la symbolisation " suivi d'un autre sur " L'affect et la symbolisation " organisés par le CRPPC Centre de recherche en psychopathologie et psychologie clinique de l'Université Lyon 2. Il y est question du groupe pour favoriser la mise au travail de ce que de nombreux praticiens du soin connaissent bien pour l'avoir observé et désigné en terme d'affect " figé " ou " gelé " pour tenter de nommer la temporalité spécifique liée aux expériences traumatiques. L'inconscient ignore le temps, nous dit S. Freud, et l'affect inconscient également. Toute aventure thérapeutique nécessite un travail sur la temporalité, pour pouvoir engager une transformation des affects, ce qui en est une des principales finalités. Les auteurs de cet ouvrage s'attachent à cette tâche et rendent témoignage de leurs différents lieux de pratique et de leurs dispositifs groupaux, pour présenter des expériences cliniques difficiles mais passionnantes et parfois touchantes, en tous cas riches d'enseignements pour tous ceux qui souhaitent soulager la souffrance psychique. Articuler groupe, affect et temps est un vaste chantier de recherche, auquel cet ouvrage apporte sa contribution. Rendre compte de la complexité mais aussi de l'efficacité du groupe pour travailler sur le temps, afin de transformer l'affect et l'inscrire dans une nouvelle temporalité, est une motivation partagée par tous les auteurs.
Résumé : La pensée freudienne, au début du XXe siècle, a apporté un éclairage anthropologique nouveau, par la fonction structurante accordée à l'imaginaire sexuel dans le développement affectif normal de tout humain. Puis, sous la pression des réalités cliniques, des recherches portant sur les économies narcissiques, psychosomatiques ou psychotiques, et sur les tout premiers temps de la vie infantile ont été menées. On s'est aussi intéressé aux facteurs d'ordre transgénérationnel. Mais entre le " bébé " et le transgénérationnel, on n'apportait guère à la vie affective et relationnelle du f?tus l'attention méritée. Or, il devient des plus évidents pour les cliniciens que les avatars de la période f?tale se trouvent, au moins en partie, à l'origine de toute évolution pathologique particulièrement grave. Il est de l'intérêt de nos conceptualisations comme de nos pratiques de prendre clairement en considération les traces laissées en nous par nos vécus affectifs et relationnels intra-utérins. C'est ce que propose cet ouvrage. Les auteurs montrent tout d'abord que, depuis Freud lui-même, les psychanalystes ont opéré une dénégation de leurs connaissances intuitives de l'importance de la vie f?tale. L'ouvrage se poursuit par des réflexions suggérées à partir d'exemples cliniques puis par des propositions de réévaluation de concepts théoriques et se termine par des remarques d'ordre thérapeutique. Cet ouvrage constitue une invitation à un dialogue assez largement ouvert, au-delà même des espaces proprement psychanalytiques, aux représentants des sciences connexes qui, souvent, nous ont précédés dans la recherche des particularités du déroulement de la vie f?tale avec leurs séquelles possibles.
Vacheret Fabien ; Vonbank Anne ; Chrétien Bénédict
L'expérience collaborateur est l'un des concepts sociaux les plus nébuleux de la décennie. Que ce soit pour développer l'engagement des collaborateurs, attirer des talents ou encore moderniser l'entreprise, l'expérience collaborateur est également devenue un incontournable de la fonction RH. Anne Vonbank et Fabien Vacheret proposent dans cet ouvrage un 4 en 1 de la thématique : un état de l'art présentant un aperçu de ce qu'est l'expérience collaborateur aujourd'hui, une description du rôle des différents acteurs de l'expérience, un guide pratique pour mettre en place votre stratégie expérientielle et un recueil de bonnes pratiques tirées d'une grande enquête auprès d'un panel varié de dirigeants, managers, responsables RH, collaborateurs salariés issus d'une vingtaine d'entreprises et d'experts influents au travers de plus de 50 témoignages. Un important travail d'analyse littéraire a en outre été mené.
L'objectif de cet ouvrage est d'honorer l'ambition qu'avait David Graeber de construire des ponts entre les sciences sociales. Il réunit des contributions d'anthropologues, de sociologues, d'économistes, de politistes qui réfléchissent aux apports de Graeber à leur discipline sur 4 thèmes : travail et mouvements sociaux, dette et monnaie, capitalisme et pouvoir, anarchisme et liberté. David Graeber, professeur d'anthropologie à la London School of Economics disparu brutalement le 2 septembre 2020, aura marqué son époque par sa créativité scientifique et ses apports originaux à des débats publics majeurs. A travers une anthropologie que l'on peut qualifier de politique, il a montré que la diversité des organisations sociales révélées par les enquêtes ethnographiques ouvre sur l'idée d'une pluralité des possibles et ainsi sur la perspective d'une société plus égalitaire et plus démocratique. Théoricien de la pensée libertaire nord-américaine, il est devenu une figure de proue du mouvement "Occupy Wall Street" et une figure intellectuelle majeure de la gauche libertaire. David Graeber était un passeur. Entre les disciplines d'abord : il a notamment démontré comment l'anthropologie pouvait nourrir d'autres disciplines, telles les sciences économiques, la sociologie ou la science politique notamment. Il était aussi un passeur entre action et réflexion : selon lui, la connaissance produite par les sciences sociales doit constituer une force imaginative et transformatrice en faveur d'une société réellement démocratique. C'est ce que se sont employés à démontrer les contributeurs à cet ouvrage issu d'un colloque tenu à l'université Lumière Lyon 2 en juillet 2022.
Bourdieu Pierre ; Quijoux Maxime ; Siméant-Germano
Résumé : Conçu comme une porte d'entrée sur l'oeuvre de Pierre Bourdieu, ce bref ouvrage remet au jour un texte important qui souligne en quoi la sociologie, outil de dévoilement social, peut contribuer à renforcer la démocratie. Replacé en préface dans le contexte intellectuel et politique de sa parution, il est complété par une postface qui propose une vision actuelle de ses analyses.
Graeber David ; Dubrovsky Nika ; Dutraive Véroniqu
Pourquoi les classes populaires américaines votent-elles pour des candidats républicains a priori peu favorables à leurs intérêts économiques ? Pour le comprendre, David Graeber mène ici une réflexion sur la notion de "valeur" dans la démocratie contemporaine. L'anthropologue affirme que les classes populaires ne votent pas seulement en fonction de leur intérêt économique (" la " valeur), mais aussi selon leur souhait de vivre pour quelque chose de " plus grand que soi " (" les " valeurs sociales, auxquelles chaque humain aspire). Dans une société où la mobilité sociale semble durablement grippée, les plus défavorisés se tournent ainsi vers les promesses conservatrices : l'enrichissement personnel qui permet de " faire le bien " ou la défense de la nation. La démocratie devient alors une valeur résiduelle et menacée. Plus que jamais d'actualité, la pensée anarchiste de David Graeber est ici présentée par Véronique Dutraive, qui en souligne l'originalité en la confrontant notamment à des recherches économiques récentes. Dans sa postface, Nika Dubrovsky, qui fut la conjointe de David Graeber, évoque leurs réflexions communes sur l'art, la littérature et leurs enjeux démocratiques, éclairant ainsi d'un jour nouveau les travaux de cet intellectuel majeur du XXIe siècle.
Ce bref ouvrage instaure un dialogue entre deux historiens majeurs du XXe siècle, Marc Bloch (1886-1944), pionnier de l'histoire critique, et Carlo Ginzburg (1939-), maître de la microhistoire. Dans un parcours articulé autour de trois textes signés Carlo Ginzburg (1965, 1973 et 2024), ce livre montre comment Bloch a jeté les bases d'une approche critique de l'histoire et témoigne du rapport de Carlo Ginzburg à l'oeuvre de cet historien majeur. Dans les trois textes réunis ici, Carlo Ginzburg explore la pensée de Marc Bloch : sa genèse, son évolution et la construction de sa méthodologie. Il revient également sur l'influence des travaux de Bloch sur ses propres recherches. Ginzburg explicite ainsi la " scientificité de l'histoire " propre à Bloch, laquelle repose sur la critique du témoignage (par opposition aux sciences de la nature reposant sur des expériences) et les relations qu'elle entretient avec la psychologie et la sociologie. Bloch revendique en effet la possibilité d'une connaissance scientifique des faits historiques singuliers. Il s'attache à l'étude des fausses nouvelles (dans un premier temps celles qui circulent dans les tranchées de la Première Guerre mondiale où il combattit), ce qui le mène à l'écriture de son célèbre ouvrage " Les Rois thaumaturges " en 1924, dans lequel il étudie la croyance dans le pouvoir royal de soigner les écrouelles par le toucher. Bloch montre qu'au-delà de la légende, on puise à une vérité plus profonde, celle des représentations collectives. Au début du XXe siècle comme aujourd'hui, l'importance de cette recherche suscite l'éloge de nombreux chercheurs et peut être considérée comme une ancêtre de la microhistoire : une étude de cas qui pose la question de sa généralisation en reliant une " anomalie ridicule " aux " tendances générales de la conscience collective ". Si Les Rois thaumaturges est un classique, nous dit aussi Carlo Ginzburg, c'est parce qu'aujourd'hui, à un siècle de distance et dans un monde profondément différent de celui dans lequel il fut publié, il nous offre des instruments pour réfléchir à des phénomènes dans lesquels nous nous trouvons tous immergés, à commencer par celui des fake news.