Des « séparations » jalonnent l'Histoire. La célèbre séparation évangélique, « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu » apparaît comme l'un des grands pas conceptuels de l'humanité. La séparation des pouvoirs, contestée en Chine en 2009, reste la garantie décisive des libertés de l'homme. Et la séparation de l'Église et de l'État, en France, a constitué une rupture imposante, qui a dégagé le vaste champ de l'éducation nationale d'une part et permis un christianisme plus spirituel de l'autre. À partir de ces trois exemples, la séparation est apparue à l'auteur comme un processus essentiel de libération des sociétés humaines, qui s'illustre dans tous les domaines : séparation de la vie privée et de la vie publique, séparation de la foi et du fanatisme, séparation de la démocratie sociale et de la démocratie politique, séparation des peuples colonisés et de leurs métropoles, séparation du pouvoir monétaire et du pouvoir politique dans la Banque Centrale européenne, séparation du capitalisme d'entrepreneurs et du capitalisme financier à l'occasion de la grande crise de 2008, etc. Le XXIe siècle s'ouvre sur la séparation difficile de la religion et de la politique au Moyen Orient, mais aussi sur la vertigineuse séparation de l'Homme et de sa planète. Tant il est vrai qu'au-delà d'une séparation, il est toujours une autre séparation ; et qu'au delà d'une liberté, il est toujours une autre liberté.
Nombre de pages
257
Date de parution
16/11/2010
Poids
384g
Largeur
152mm
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EAN
9782705670627
Titre
Séparation et civilisation
Auteur
Trouillas Paul
Editeur
HERMANN
Largeur
152
Poids
384
Date de parution
20101116
Nombre de pages
257,00 €
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Certains malades incurables ont demandé publiquement, en France, le droit de voir interrompre leur vie avec l?aide de l?État. Pour l?auteur, cette demande est le fondement d?un nouveau droit de l?homme, l?auto-interruption consciente et volontaire de la vie (AICVV) en cas de maladie grave ou incurable, source d?infirmités et/ou de douleurs majeures. L?auteur considère que l?" euthanasie " est un terme imprécis ? marqué de références historiques douloureuses ? qui ne comprend pas nécessairement la volonté du malade. L?auto-interruption consciente et volontaire de la vie, au contraire, est fondée sur des critères de liberté, de conscience et de volonté absolues du sujet, ainsi que sur des critères médicaux d?évidence de maladie incurable et d?infirmités et/ou de douleurs majeures. L?auteur propose qu?un juge indépendant prononce l?arrêt d?AICVV, avant l?acte, sur la base du rapport d?un comité médical réuni dans la diligence. L?acte serait effectué, de façon séparée vis-à-vis de la médecine classique, par des structures agréées par le code de la santé publique, comprenant des médecins volontaires, spécialisés dans les problèmes de fin de vie et déchargés par la loi du serment d?Hippocrate pour cette mission. L?auteur établit les références philosophiques de cette évolution politique et critique les systèmes étrangers d?interruption de vie dont les garanties morales lui paraissent insuffsantes.
Du Sang sur les idées. Ce titre choc est venu à l'auteur après la découverte d'un lien entre les grandes catastrophes humaines du XXe siècle - plus de 160 millions de morts - et les idées de deux philosophes, Marx et Nietzsche. Le paroxysme du livre est la proposition d'une instruction judiciaire contre ces deux auteurs pour incitation à des crimes contre l'humanité. Pour autant, d'autres idées essaient, depuis l'antiquité, de se former à partir d'une méthode qui s'est beaucoup développée dans la science, mais peu en philosophie : le contrôle par l'expérience. L'expérience permet de trancher entre le vrai et le faux, mais aussi - le livre le montre - entre le moral et l'immoral, entre le juste et le crime. Les idées des Lumières ont été créées - précisément - avec la méthode expérimentale. Elles ont construit le monde contemporain parce qu'elles étaient justes, intellectuellement et moralement. "Le monde, a écrit Diderot, est une balle abandonnée à la raquette des philosophes". Ils peuvent l'envoyer en enfer. Plus jamais ça : il ne peut plus y avoir de sang sur les idées. Ce livre lance un appel vibrant aux méthodes de la raison en philosophie et en politique : au principe d'expérience.
Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l’histoire et la population haïtiennes, on a rarement l’occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu’une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants.Tout le monde s’en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l’attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines.Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d’une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l’auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l’humanité entière.Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.