De la démocratie sociale en France. Le pain, le sang, le droit
Trouillas Paul
L'HARMATTAN
21,00 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :9782738493132
L'exception française, en matière sociale, est une évidence. Violence des manifestations ouvrières, puissance pendant de longues années d'un communisme politique et syndical, arrivée fracassante de la Gauche au pouvoir en 1981, dynamisme d'un patronat militant et organisé, dénationalisations massives à forte signification politique. La France reste, en ce début du XXIe siècle, une nation où le combat social est d'actualité. Simultanément, la France est le pays où la Protection sociale est fondée sur un prélèvement universel salarial à la Source, et gère les grandes périodes, de la vie des individus. Pendant plus d'un demi-siècle, patronat et syndicats ont administré en commun les systèmes dits paritaires : assurance-maladie, assurance-chômage, éducation professionnelle et régimes complémentaires de retraite. Il existe désormais une démocratie sociale française. Pourquoi la Bourse monte-t-elle au lendemain de Waterloo ? Pourquoi Vichy eût-il tant d'aspects sociaux ? Pourquoi Mai 68 ? Pourquoi les derniers royalistes firent-ils voter Mitterrand ? Et faut-il avoir peur que le patronat quitte les systèmes paritaires comme il a menacé de le faire en l'an 2000 ? De la démocratie sociale en France explore, comme cela n'a jamais été fait, les tréfonds de la lutte des classes française, en montrant ses aspects psychologiques, et ses liens inquiétants avec des défaites nationales et la collaboration. Il décrit aussi l'origine de la démocratie sociale, dans l'idéalisme de la Belle Epoque, de la guerre de 1914-1918 et de la Libération. Au-delà de l'analyse historique, le message politique du livre est clair : la France ne peut assumer son destin national que quand elle trouve les voies de son union sociale.
Nombre de pages
239
Date de parution
01/11/2000
Poids
336g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782738493132
Titre
De la démocratie sociale en France. Le pain, le sang, le droit
ISBN
2738493130
Auteur
Trouillas Paul
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
336
Date de parution
20001101
Nombre de pages
239,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Des « séparations » jalonnent l'Histoire. La célèbre séparation évangélique, « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu » apparaît comme l'un des grands pas conceptuels de l'humanité. La séparation des pouvoirs, contestée en Chine en 2009, reste la garantie décisive des libertés de l'homme. Et la séparation de l'Église et de l'État, en France, a constitué une rupture imposante, qui a dégagé le vaste champ de l'éducation nationale d'une part et permis un christianisme plus spirituel de l'autre. À partir de ces trois exemples, la séparation est apparue à l'auteur comme un processus essentiel de libération des sociétés humaines, qui s'illustre dans tous les domaines : séparation de la vie privée et de la vie publique, séparation de la foi et du fanatisme, séparation de la démocratie sociale et de la démocratie politique, séparation des peuples colonisés et de leurs métropoles, séparation du pouvoir monétaire et du pouvoir politique dans la Banque Centrale européenne, séparation du capitalisme d'entrepreneurs et du capitalisme financier à l'occasion de la grande crise de 2008, etc. Le XXIe siècle s'ouvre sur la séparation difficile de la religion et de la politique au Moyen Orient, mais aussi sur la vertigineuse séparation de l'Homme et de sa planète. Tant il est vrai qu'au-delà d'une séparation, il est toujours une autre séparation ; et qu'au delà d'une liberté, il est toujours une autre liberté.
Certains malades incurables ont demandé publiquement, en France, le droit de voir interrompre leur vie avec l?aide de l?État. Pour l?auteur, cette demande est le fondement d?un nouveau droit de l?homme, l?auto-interruption consciente et volontaire de la vie (AICVV) en cas de maladie grave ou incurable, source d?infirmités et/ou de douleurs majeures. L?auteur considère que l?" euthanasie " est un terme imprécis ? marqué de références historiques douloureuses ? qui ne comprend pas nécessairement la volonté du malade. L?auto-interruption consciente et volontaire de la vie, au contraire, est fondée sur des critères de liberté, de conscience et de volonté absolues du sujet, ainsi que sur des critères médicaux d?évidence de maladie incurable et d?infirmités et/ou de douleurs majeures. L?auteur propose qu?un juge indépendant prononce l?arrêt d?AICVV, avant l?acte, sur la base du rapport d?un comité médical réuni dans la diligence. L?acte serait effectué, de façon séparée vis-à-vis de la médecine classique, par des structures agréées par le code de la santé publique, comprenant des médecins volontaires, spécialisés dans les problèmes de fin de vie et déchargés par la loi du serment d?Hippocrate pour cette mission. L?auteur établit les références philosophiques de cette évolution politique et critique les systèmes étrangers d?interruption de vie dont les garanties morales lui paraissent insuffsantes.
Du Sang sur les idées. Ce titre choc est venu à l'auteur après la découverte d'un lien entre les grandes catastrophes humaines du XXe siècle - plus de 160 millions de morts - et les idées de deux philosophes, Marx et Nietzsche. Le paroxysme du livre est la proposition d'une instruction judiciaire contre ces deux auteurs pour incitation à des crimes contre l'humanité. Pour autant, d'autres idées essaient, depuis l'antiquité, de se former à partir d'une méthode qui s'est beaucoup développée dans la science, mais peu en philosophie : le contrôle par l'expérience. L'expérience permet de trancher entre le vrai et le faux, mais aussi - le livre le montre - entre le moral et l'immoral, entre le juste et le crime. Les idées des Lumières ont été créées - précisément - avec la méthode expérimentale. Elles ont construit le monde contemporain parce qu'elles étaient justes, intellectuellement et moralement. "Le monde, a écrit Diderot, est une balle abandonnée à la raquette des philosophes". Ils peuvent l'envoyer en enfer. Plus jamais ça : il ne peut plus y avoir de sang sur les idées. Ce livre lance un appel vibrant aux méthodes de la raison en philosophie et en politique : au principe d'expérience.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...