Le roi ébahi. Chronique, scherzo en roi majeur allegro ma non troppo
Torrente Ballester Gonzalo
FOLIO
9,50 €
Epuisé
EAN :9782070386871
Le roi, c'est l'Espagnol Philippe IV (1621-1665). Et s'il est ébahi, c'est pour avoir découvert - enfin - le corps nu d'une femme, en passant la nuit avec Marfisa, la voluptueuse prostituée. Depuis lors, il n'a de cesse qu'il n'ait bravé l'interdit protégeant la nudité de sa royale épouse - un désir irrecevable que sanctionnent aussitôt d'étranges phénomènes. Au point que la Sainte Inquisition se réunit pour délibérer... "Un récit est toujours un faux", se plaît à rappeler Torrente Ballester. Et ce commentaire donne le ton fantaisiste, ludique, canaille - d'une mystification où ce "grand d'Espagne" bouscule avec une érudition superbe les règles du roman historique, en conviant ses lecteurs au meilleur épicurisme littéraire.
Nombre de pages
224
Date de parution
04/03/1994
Poids
134g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782070386871
Titre
Le roi ébahi. Chronique, scherzo en roi majeur allegro ma non troppo
Auteur
Torrente Ballester Gonzalo
Editeur
FOLIO
Largeur
108
Poids
134
Date de parution
19940304
Nombre de pages
224,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Filomeno en est certain: si on ne l'avait affublé d'un prénom aussi désuet et ridicule, il ne serait jamais devenu ce jeune homme dérangé dont l'auteur nous livre ici les "Mémoires"... Enfant en Galice, étudiant à Madrid, journaliste à Paris, apprenti banquier en Angleterre, installé au Portugal après la guerre, Filomeno a connu des poètes, des anarchistes, de vrais Anglais, des Espagnols interlopes, des Galiciens madrés... et des femmes, toutes aimées et désirées, sur lesquelles ce roman offre une magnifique déclinaison de regards. Du règne d'Alphonse XIII au soulèvement franquiste, Filomeno, malgré moi! est à la fois "confession d'un enfant du siècle" et roman d'un apprentissage manqué. Dans cette fiction jubilatoire déguisée en autobiographie, Gonzalo Torrente Ballester donne une version très personnelle de l'antihéros en pantin tragi-comique, dont l'existence, d'indécision en incertitude, et de faux pas en erreur, est, à l'évidence, depuis toujours piégée par le destin.
Après avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.
Dans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle Jacque
Emily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper Powys