Philanthropes en 1900. Londres - New York - Paris - Genève
Topalov Christian ; Baciocchi Stéphane ; Backouche
CREAPHIS
35,00 €
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EAN :9782354281373
La philanthropie est à la mode. Depuis qu'a été entrepris le démantèlement de l'Etat social, on attend des philanthropes qu'ils prennent le relais - bénévoles des ONG ou grandes fortunes du mécénat. Mais ce n'est pas la seule raison de s'intéresser à leur histoire : son étude renouvelle bien des perspectives en matière d'histoire politique et sociale des classes privilégiées. A l'aube du XXe siècle, les grands pays industriels ont connu un "printemps de la charité" : les oeuvres d'intervention de terrain se multipliaient, les sociétés réformatrices étendaient leur champ d'action, les églises, les municipalités et les initiatives privées séculières développaient une vigoureuse émulation. L'avenir était ouvert et ces différents acteurs pouvaient l'envisager chacun à sa manière : les bifurcations des chemins nationaux en matière de politiques sociales étaient encore indécises, la concurrence n'excluait nullement des collaborations et, en tous cas, l'accord sur certains fondamentaux. Ce livre, résultat d'une entreprise collective, est une étude des mondes de la philanthropie dans quatre grandes villes vers 1900 : Londres, New York, Paris, Genève. Deux capitales politiques et deux capitales économiques, une ville à dominante catholique et trois protestantes en dépit des immigrations qui perturbaient les homogénéités confessionnelles -, une ville qui n'avait jamais connu d'Eglise établie, deux où il y en avait une, une autre enfin qui avait entrepris de séparer l'église dominante et l'Etat. La philanthropie dont il est question ici est définie, par les contemporains eux-mêmes, de façon très ample : elle comprend les oeuvres de l'assistance aux pauvres et aux démunis de toute sorte, mais aussi bien les patronages et les hôpitaux, les coopératives et mutuelles, les institutions municipales, les oeuvres prosélytes des églises, les sociétés réformatrices les plus diverses. Tous ces laboratoires d'idées et d'expérimentation avaient entrepris, ensemble ou côte à côte, de définir ce que devait être le nouveau siècle. Une source principale est à la base de cette étude : les répertoires charitables que, dans chaque ville, compilaient et publiaient des groupes de philanthropes qui avaient entrepris de rationaliser les pratiques charitables, d'organiser la coopération entre les oeuvres et voulaient se voir reconnaître comme les représentants de celles-ci.
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Nombre de pages
678
Date de parution
02/01/2020
Poids
1 280g
Largeur
174mm
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EAN
9782354281373
Titre
Philanthropes en 1900. Londres - New York - Paris - Genève
Auteur
Topalov Christian ; Baciocchi Stéphane ; Backouche
Editeur
CREAPHIS
Largeur
174
Poids
1280
Date de parution
20200102
Nombre de pages
678,00 €
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A l'aube du XXe siècle, anciens et nouveaux notables, philanthropes, fonctionnaires et élus de la République, amateurs et spécialistes de toutes factures travaillaient avec ardeur à définir les problèmes du monde nouveau et les méthodes pour les résoudre. Au nom de la science et de l'intérêt général, à l'écart des affrontements de la scène politique, une nébuleuse réformatrice insolite a ainsi pris corps entre l'Exposition universelle de 1889 et la Grande Guerre. Ce livre étudie les itinéraires des hommes qui font formée, la diversité de leurs investissements et de leurs projets, les institutions qu'ils bâtirent comme cadre de leur action, de leurs concurrences et de leurs convergences.
Résumé : Avant la fin du XIXe, le chômeur - salarié régulier temporairement sans emploi - n'existe pas. Son "invention" ne résulte pas simplement de l'évolution du marché du travail ou des fluctuations économiques, mais aussi d'un long travail de classification à l'issue duquel on a pu le distinguer de la masse des pauvres et des sans-emploi. L'histoire du chômage elle-même ne peut donc se réduire à un inventaire des causes et des solutions politiques apportées à ce mal social. Une autre analyse de l'apparition du chômage était possible : Naissance du chômeur en témoigne. Historien de l'économie et directeur de recherches au CNRS, Christian Topalov s'est penché non sur le phénomène lui-même, mais sur ces représentations scientifiques qui formeront pour longtemps notre sens commun du chômage et de l'emploi. Il montre combien les sociétés savantes, les universités, les cercles philanthropiques. et les bureaux de statistiques ont été à l'origine d'un nouveau regard porté sur cette catégorie sociale. Si tant est que des remèdes existent à ce qui semble aujourd'hui ronger les mécanismes bien rodés des économies modernes, ils se trouvent certainement dans cette reconsidération du regard porté sur le travail, son organisation et son partage au tournant du XXe siècle.
Robert Jean-Louis ; Weber Alain ; Dreyfus Michel ;
La Bellevilloise, fondée aux lendemains de la Commune de Paris, sur les hauteurs de Belleville et de Ménilmontant, (Paris, XIXe et XXe arrondissements), a été l'une des sociétés les plus représentatives et les plus célèbres du mouvement coopératif français.Autour de la distribution de produits de consommation courante, La Bellevilloise a progressivement développé des oeuvres sociales, éducatives et culturelles étonnamment étendues. Les enfants pouvaient participer à son patronage et bénéficier de séjours en colonies de vacances. Les veuves ou les grévistes y trouvaient le soutien nécessaire pour faire face aux difficultés immédiates. On pouvait y apprendre l'espéranto ou la dactylographie, pratiquer un sport ou chanter, s'initier au théâtre ou assister à un concert donné par de grands interprètes, emprunter des livres à la bibliothèque ou venir danser à l'occasion de nombreuses fêtes, assister à la projection du Cuirassé Potemkine interdit par la censure ou suivre des conférences sur la tuberculose ou la guerre au Maroc, consulter un médecin ou se faire soigner les dents. ?uvrant très tôt aux côtés du Parti socialiste, puis du Parti communiste, La Bellevilloise fut un instrument particulièrement efficace de solidarité ouvrière et de socialisation politique. Son histoire mouvementée, retracée dans cet ouvrage, soulève des questions toujours d'actualité, entre autres : les économies sociales alternatives relèvent-elles de l'utopie ? l'organisation des consommateurs, conjointement avec celle des travailleurs, est-elle réalisable ? quels rapports la culture de masse peut-elle entretenir avec les avant-gardes culturelles ?
Pourquoi et comment s'intéresser à la pilosité du corps humain et à l'art d'accommoder cheveux et poils ? Un sujet si tenu en apparence (le poil est souvent synonyme de précision et le cheveu ne tient presque à rien !) peut-il amener à se poser de grandes questions sociétales ? Se fondant sur ses propres enquêtes ethnographiques (en Iran, dans les pays méditerranéens, à Hokkaido au Japon, dans le service de cancérologie d'un hôpital...) et sur une documentation considérable qui n'ignore aucun continent ni aucune période de l'histoire, Christian Bromberger raconte ses multiples rencontres avec les cheveux et les poils. Cinq éléments parfois combinés sont explorés dans cette enquête : sexe, statut ethnique, statut social, codes esthétiques dominants et règles de vie en société. Parce qu'elle se prête, sans grand risque, aux traitements les plus divers, du rasage au frisage, de la dissimulation à l'ornementation, la pilosité offre de singulières propriétés (y compris un vocabulaire d'une étonnante richesse) pour symboliser les différences entre les sexes, entre les statuts sociaux, entre populations voisines ou lointaines mais aussi entre soumis et insoumis, entre l'ordre du monastère et l'errance de l'ermite, entre le civilisé et le sauvage. Sous les poils, tous les plis de l'âme. Cet ouvrage a été publié pour la première fois en 2010 par Bayard éditions. Il est depuis longtemps introuvable. Le livre avait bénéficié d'un large écho médiatique au delà même de l'hexagone.
Résumé : Amoy, c'est moi, je vous l'ai déjà dit. Je suis vieille à présent et ça, vous ne le saviez pas. Ici à Ndioum, j'ai vu les jours et les nuits aller et venir comme les cigognes au-dessus de nos têtes et voici ce que je dis, moi, la vieille Amoy : le ciel et les étoiles n'existent que par la force de notre mémoire. Les Fils d'Adam donnent à l'univers les couleurs de leur fantaisie mais ils le remplissent aussi bien souvent de cris de haine.