Comment nommer la beauté autrement qu'en lui imaginant un lieu qui échappe au reflet, à l'apparence, à la langue, au récit - pour dire : à toute forme de représentation? Un lieu proprement inscrutable, car enfoui en son mystère, comme au fond d'un pli inaccessible au sein de l'infini froissement du monde. Ainsi la beauté se laisse soupçonner autant qu'elle nous invente. Nous pensons connaître toutes les ruses pour la traquer et, à cette fin, nous menons au mieux les glorieux combats de l'art pour la débusquer et la révéler au jour. Mais c'est chaque fois peine perdue: elle nous échappe au moment même où nous croyions nous parfaire dans son évidence. Et l'alerte passée, il ne nous reste plus que le vain orgueil de pouvoir enfin la surprendre " en son miracle " et de l'y retenir, nous qui toujours demeurons dans la crainte de sa défaillance - qui est l'autre nom de sa lumière.
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Nombre de pages
246
Date de parution
24/01/2013
Poids
389g
Largeur
137mm
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EAN
9782718608792
Titre
Le Huitième Pli. Ou Le travail de beauté
Auteur
Titus-Carmel Gérard ; Bonnefoy Yves
Editeur
GALILEE
Largeur
137
Poids
389
Date de parution
20130124
Nombre de pages
246,00 €
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Né à Paris en 1942, Gérard Titus-Carmel, après ses études à l'école Boulle de Paris, se passionne pour le surréalisme et la poésie. Dès ses premières expositions, dans les années soixante, ses toiles et ses dessins, ses lithographies et ses gravures révèlent un goût puissant pour la littérature, comme en témoignent titres et dédicaces de ses tableaux. Il illustre les poètes qu'il aime, de Jacques Dupin à Philippe Jaccottet, avant de donner ses propres texes. Gérard Titus-Carmel poursuit son oeuvre de peintre et d'écrivain dans le silence d'une grande bâtisse qu'il habite depuis plus de trente ans à Oulchy le Château. Un rêve en éclats, "rêverie hagarde et anglo-normande" comme il aime le quali ? er, est le premier texte de Gérard Titus-Carmel, oublié et resté totalement inédit depuis 1966. Avec cette mise en pièces ou histoire en morceaux, le verbe éclôt et jette une lumière nouvelle sur le demi-siècle de création qui a suivi ? : un vrai règlement de conte.