Dans ce livre, le lecteur suivra la préparation de la naissance, l'accouchement et l'attribution des noms de l'enfant dans un quartier populaire d'une grande ville. Le point de vue est celui d'une anthropologue, médecin de formation initiale. La grossesse est l'objet d'attentions familiales, médicales et sociales, tantôt convergentes, tantôt divergentes, qui anticipent sur l'éducation ultérieure de l'enfant. Au moment de la naissance, les prénoms et les noms de famille donnés aux nouveau-nés sont influencés par de multiples facteurs tels que les relations intra-familiales, le statut du couple, l'évolution de la législation et le développement de l'échographie. A la lecture de cet ouvrage, les chercheurs en sciences sociales mais aussi les parents, les professionnels des champs éducatif ou médical se familiariseront avec l'anthropologie de la naissance. Ils suivront le parcours des femmes durant ces étapes, partageront quelques moments de la vie des familles au travers du regard de l'ethnologue et mesureront les retombées de la prise en charge médicale de la naissance sur l'évolution des attentes à l'égard des parents.
Nombre de pages
298
Date de parution
01/11/2003
Poids
378g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747534864
Titre
Des familles face à la naissance
ISBN
2747534863
Auteur
Tillard Bernadette
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
378
Date de parution
20031101
Nombre de pages
298,00 €
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Il y a matière à recherches pour donner aux soins du corps de l'enfant et à sa santé toute la place qu'ils pourraient occuper en éducation familiale. Le dossier de ce numéro, condamné par Bernadette Tillard, rassemble plusieurs textes qui illustrent comment parents et professionnels abordent et répondent ensemble ou séparément à certains enjeux liés à la santé de l'enfant, du nouveau-né au jeune, de l'enfant " bien-portant " à l'enfant en situation de handicap.
Depuis 1999, à la faveur de la circulaire relative aux réseaux d'écoute, d'appui et d'accompagnement des parents, des expériences sont tentées dans le domaine social et médico-social. Elles favorisent les interventions auprès de groupes de parents. À côté du tête-à-tête habituel entre un professionnel et un ou deux parents, ces initiatives permettent à des parents partageant des caractéristiques, des événements familiaux ou des modes de vie communs de se rencontrer en présence d'un ou de plusieurs professionnels. Cet ouvrage rend compte d'expériences et de recherches récentes au contact de groupes de parents. La plupart des contributions relèvent du champ de l'éducation familiale. Les professionnels et les parents trouveront dans ce livre des exemples de groupes de parents (groupe de pères, de parents adoptifs, de parents ayant un enfant handicapé) et les réflexions des chercheurs sur les finalités et les modalités de fonctionnement de ces groupes. Enfin, les contacts entre les chercheurs et les groupes de parents posent de nouvelles questions concernant l'implication des chercheurs et les retombées des recherches et des actions. Trois situations sont relatées : l'ethnologue comme observatrice extérieure, les chercheurs ayant une expérience commune avec les parents rassemblés, le chercheur impliqué dans la vie associative.
Quand l'enfant est exposé à des risques qui mettent "en danger sa santé, sa sécurité, sa moralité ou son éducation", lorsqu'il souffre au point de se mettre en péril, ou encore quand il est maltraité par une personne de son entourage, des interventions sociales sont mises en oeuvre. Les politiques de protection de l'enfance mobilisent différentes modalités d'intervention: soutien aux parents, placement de l'enfant en famille d'accueil ou en institution, voire adoption. Les travaux issus des recherches internationales permettent d'illustrer quelques atouts et limites de chacune de ces possibilités. Cet ouvrage présente donc: un large éventail de recherches portant sur l'observation des enfants en placement institutionnel ou en famille d'accueil (Australie, Belgique, Écosse, Finlande), une analyse des travaux mesurant les effets du placement institutionnel sur l'évolution de l'enfant (Pays-Bas), une comparaison entre les politiques britannique et française de protection de l'enfance, ainsi que les difficultés du choix de la famille d'adoption (Grande-Bretagne, France). En conclusion sont abordés les dilemmes entre les différents droits de l'enfant, puis entre les droits des enfants et ceux des parents (Israël, Pays-Bas).
Que se passe-t-il lorsque des chercheurs travaillant sur la parentalité et l'éducation des enfants au sein de la famille ont pour terrain de recherche l'espace privé du domicile ? Leurs savoir-faire qui découlent d'expériences variées provenant de différentes disciplines des sciences humaines et sociales sont ici rassemblés. Quelles sont les spécificités de ce mode d'investigation ? Que devient la relation chercheur-enquêté ? Que faire des informations "marginales" non prévues dans le protocole ...
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...