LE FIL EST UNE VOIX CREATRICE D'HERESIES, elle monte au-dessus du métier de la fileuse de l'invisible - Marina Tsve-taeva (1892-1941). Sa nécessité rythmique d'être poète est celle de vivre, d'accomplir sa mission "d'oreille de la voix". Se disant "murée vive", Marina exhorte le monde à la vérité de la perte et au franchissement poétique du Mur qui l'exile à l'intérieur d'elle-même. La poétesse s'appelle tour à tour Ariane, Maroussia, Tatiana, Sonetchka, Anna, Frère féminin, Rilke, Pasternak, Dieu-Diable, Noyé, Musique, Mère-Morte, Meurtrimère... Vide, Äme, Dieu... Poète de l'être à l'âme toute nue, Marina Tsvetaeva se fonde et se refonde dans une exposition poétiquement hérétique et, pourquoi pas, lyriquement croyante. Son exigence particulière pour le sacré fait ériger en vers "la vérité céleste contre la vérité terrestre". Le vide, l'âme, le mystère et le sacrifice en tant qu'il est la "passion de la mort" nous interpellent au coeur des oeuvres lues au cours de cet essai dans leur reflet de l'amour de l'amour en même temps que son refus. Passionnément, le désir d'amour de Marina est désir de mort.
Nombre de pages
174
Date de parution
20/06/2019
Poids
282g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9782372090629
Titre
Fileuse de l'invisible, Marina Tsvetaeva
Auteur
Tigirlas Luminitza C.
Editeur
CORLEVOUR
Largeur
148
Poids
282
Date de parution
20190620
Nombre de pages
174,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Forfêlure-en-graphite " naît de la rencontre intime de Robert Walser, son Brigand et ses " micro-univers ", ses " Microgrammes ". Le texte s'entortilleà la manière d'une promenade initiatique dans Crayonie-la-Sonore, le propreterritoire fantasmatique de l'autrice, où il prend son départ de l'Absentin pour aller versLabsence et s'adresse aux rêveurs de tout âge. Il mise sur la force délicate deslecteurs pour suivre le fil de la transformation d'une réalité illusoire en un mondeimaginaire du Minuscule où le langage de l'autre folie fermente en poésie avec lanature jusqu'au ravissement". Vertigeuse épine " met en scène un personnage rongé par une infinieculpabilité qui, sans s'en rendre compte, se diffracte en plusieurs voix-émanationsde lui-même dans un lieu de pénitence envahi par des miettes, telles des éclats desa vie, qu'il doit ramasser du bout de ses lèvres... " Ex ponto : à l'autre anamorphique " prend la forme d'une épître d'Ovideà Borges autour de la confusion entre le pronom Il et la formation d'une île, notamment, l'île des anamorphoses...
Dévouant l'amour à « la terrible volonté de l'Art », Rilke devient lui-même poème, espace de l'Ouvert. L'amant parfait du fantasme rilkéen mute en héros afin de saisir l'absolu de l'acte créateur par ses Élégies et Sonnets à Orphée. Tel son Malte, confronté à la Chose et au mystère de la Lettre, le poète exige l'exclusivité d'une Elle « sans faute » et nous apprend comment on effleure l'Idéal du sacrifice.
Le narrateur de ces neuf nouvelles est un homme tel qu'il peut l'être à travers et malgré les mots qui le trahissent, le promettent soit à la < /em>violonite,< /em> soit à une variation tout aussi inouïe de cette maladie de la sonorité où l'on perd corps par la voix, captifs d'un secret intraduisible qui réverbère dans l'ouïe. Avec chacune de ses tentatives de prendre corps, le narrateur semble à jamais un autre tourmenté « comme si, dit-il, je n'étais pas complètement innocent » et en induisant le doute sur son intégrité. Le langage mène le jeu en surprenant les protagonistes sur les bords de ce qui retentit dans l'étrange, en confrontant leurs êtres à l'inattendu en eux-mêmes et à l'inquiétant dans l'autre.
Ce texte poétique à la structure ouverte ancre le récit dans un passé mythique méditerranéen en même temps qu'intensément actuel (le Cap Corse). A travers la voix de Minoa, qui confie son désarroi, ses doutes, ses perplexités face à la vie et à l'amour, toute une réflexion sur l'écriture est engagée. Pour explorer le monde intérieur qui la fonde et dans lequel elle se débat, la narratrice choisit des modalités d'écriture et des tonalités volontairement diversifiées. L'ensemble épistolaire des Feuillets de Minoa (première partie), est ponctué par de brefs poèmes dont la tonalité sagement érotique rompt avec la prose des lettres tout imprégnées du "sentimentalisme" du XVIIIe siècle. Les Journuits (seconde partie) combinent récits oniriques et prose journalistique. Les Petites fantaisies minoennes (3e partie), brefs textes en vers, jouent le rôle d'intermède ludique. La dernière partie, Chants de Minoa, rassemble des poèmes inspirés par la même ferveur lyrique. Avec en ouverture une sextine écrite selon les règles mises en place au XIIe siècle et en chant final, le "Brame de la Minotaure", l'ouvrage, tendu à l'extrême, constitue une partition surprenante. Si la voix dominante est celle de Minoa, les différents modes d'expression qu'elle emploie pour la faire résonner, rendent compte d'une intériorité polyphonique d'une grande intensité.
John Henry Newman, né à Londres en1801 et mort en 1890, est un théologien et écrivain britannique, converti au catholicisme en 1845. Etudiant à l'Université d'Oxford, il est ordonné prêtre anglican. Ses travaux sur les Pères de l'Eglise le conduisent à analyser les racines chrétiennes de l'anglicanisme et à défendre l'indépendance de sa religion face à l'Etat. Ainsi naît le Mouvement d'Oxford, dont John Newman est l'un des principaux acteurs. Ses recherches et sa conception de l'Eglise l'amènent à se convertir au catholicisme, qu'il voit comme la confession la plus fidèle aux racines du christianisme. C'est au cours de cette période qu'il écrit son célèbre poème Lead, kindly Light. Il part pour l'Irlande afin de fonder une université catholique à Dublin, à la demande des évêques de ce pays. Pour mieux faire comprendre sa conception de l'éducation et de la science, il donne un cycle de conférences : L'Idée d'université, avant de démissionner en 1857 à cause du manque de confiance de la part des évêques irlandais face à son entreprise. Sa conversion au catholicisme est incomprise et critiquée par ses anciens amis anglicans. Il est aussi regardé avec méfiance par une partie du clergé catholique anglais du fait de ses positions considérées comme très libérales. En réaction à des calomnies, John Newman décrit sa conversion au catholicisme dans Apologia Pro Vita Sua. Cet ouvrage change la perception des anglicans à son égard et accroît sa notoriété. L'incompréhension suscitée par la proclamation du dogme de l'infaillibilité pontificale conduit Newman à défendre l'Eglise et la place primordiale de la conscience dans sa Lettre au duc de Norfolk. Sa conception de la conscience sera en partie développée lors du Concile Vatican II. Il écrit par la suite la Grammaire de l'assentiment, qui se veut une défense de la foi face au développement du positivisme. Théologien reconnu, il est l'une des figures majeures du catholicisme britannique, avec Thomas More, Henry Edward Manning et Ronald Knox. Il a exercé une influence considérable sur les intellectuels catholiques, notamment les auteurs venus de l'anglicanisme. Ses oeuvres, dont la Grammaire de l'assentiment et l'Apologia Pro Vita Sua, sont une référence chez des écrivains tels que G K Chesterton, Evelyn Waugh ou Julien Green, mais aussi pour des théologiens et des philosophes comme Avery Dulles, Erich Przywara et Edith Stein, qui a traduit en allemand son ouvrage L'Idée d'université.
Ce recueil de poèmes retrace les étapes d'une réconciliation. A l'origine se trouve l'expérience anéantissante du vide et de l'obscur, guidée par la lecture de Jean de la Croix et de maître Eckhart, de Bataille et de Cioran. Les premiers textes sont les traces laissées par un naufrage mystique, les témoins d'une expérience intérieure ravageuse. C'est à partir des tessons verbaux laissés par celle-ci que s'engage alors la reconquête des mots et du monde. Alors peut se clore "l'âge obscur". La quête de réconciliation prend ensuite la forme d'une eulogie retraçant le cheminement de marcheurs découvrant la beauté cabossée du monde. Travail de mémoire et déploiement du verbe avec, au bout du sentier, la reconquête des mots, "en plein vent". Si l'expérience du vide n'est pas une solution, la recherche d'une langue permet de résister aux ombres et de déshumilier la parole.