Comment vivent et travaillent, à 1"< ère du numérique", les cinéastes expérimentaux ? Qu'en est-il de leur attachement à la matérialité de l'objet-film ? Quels sont leurs outils, leurs rapports à la création, leurs manières de penser, de fabriquer et d'habiter les images et les sons ? Comment financent-ils leurs projets ? Quel regard portent-ils sur leur parcours et sur les mutations décisives que connaît aujourd'hui le cinéma, y compris "expérimental", envisagé dans sa dimension esthétique, pratique, technique, économique et institutionnelle ? Cet ouvrage s'attache à soulever ces questions à travers neuf entretiens menés avec des cinéastes de générations et d'horizons différents, mais qui ont en commun de porter un regard lucide et singulier sur leur propre travail, comme sur la façon dont le tournant numérique l'affecte - et pas nécessairement, comme le voudraient tant d'idées reçues, de manière négative - depuis près de quinze ans. De la survivance glorieuse de pratiques du film artisanales et sophistiquées, aux hybridations et métissages permis par les outils numériques comme par la délocalisation des images hors de la salle de cinéma, en passant par la nécessaire réflexion sur la maîtrise économique et politique des outils de production des films, se dessinent ainsi les formes vivantes d'un engagement qui n'a rien d'anachronique, mais demeure et insiste comme une lueur particulière, et nécessaire, dans le grand flou des images contemporaines. Pour cela, on a fait le choix de rester au plus près de la pratique de ces cinéastes pour qui faire un film est un acte du corps autant que de l'esprit, de la main autant que de l'oeil, et qui considèrent que les manières de faire sont, aussi, des manières de penser. Afin d'accompagner et de prolonger la parole des cinéastes, chaque entretien est suivi d'une filmographie complète et d'une iconographie contenant des reproductions de photogrammes, des photographies de leur matériel, des schémas préparatoires et des partitions visuelles, qui éclairent sous un autre angle la genèse de leurs travaux. L'ensemble est complété par un glossaire et une bibliographie.
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Nombre de pages
340
Date de parution
19/11/2014
Poids
776g
Largeur
161mm
Plus d'informations
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EAN
9782912539489
Titre
Fabriques du cinéma expérimental
Auteur
Thouvenel Eric ; Contant Carole
Editeur
PARIS EXPERIMEN
Largeur
161
Poids
776
Date de parution
20141119
Nombre de pages
340,00 €
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Pendant un peu plus de dix ans, de la fin de la Première Guerre mondiale à l'arrivée du film sonore, le cinéma français s'est passionné pour le motif de l'eau, qu'il a saisi et mis en scène sous toutes formes, et dans tous ses états. Des trublions de l'avant-garde aux promoteurs d'un cinéma populaire, de la fiction au documentaire, du court au long métrage, des réalisateurs aux critiques, presque tous ceux qu'intéressait le dernier né des arts ont vu dans les formes infinies de l'eau, dans la diversité de ses manifestations, un puissant vecteur d'imaginaire, apte à susciter des représentations nouvelles, des drames inédits, des réflexions audacieuses sur le dispositif cinématographique lui-même. Cette vision d'un accord presque parfait entre le cinéma et l'élément aquatique, relayée jusqu'à nous par des commentateurs parfois peu soucieux d'en faire véritablement la critique, a transformé ce syntagme, "les images de l'eau dans le cinéma français des années 20", en un cliché que généralement on évite de convoquer ou, pire, que l'on reconduit tel quel sans autre forme de procès. L'ambition de ce livre, et l'hypothèse de laquelle il se soutient, est précisément de prendre ce cliché au pied de la lettre, en le mettant à l'épreuve des images - parfois célèbres, parfois complètement oubliées - qui le constituent. Cheminant entre les films et les discours qu'ils suscitent tout au long des années 20, on se proposera ainsi d'éclairer les raisons historiques de cet engouement pour les images de l'eau, d'inventorier les paysages qu'elles génèrent. Et de montrer surtout comment les cinéastes en ont incessamment mobilisé les ressources plastiques afin de démontrer, mais plus encore de penser, pour eux-mêmes, les puissances du cinéma comme art visuel.
Tout au long de son oeuvre philosophique qui s´étend sur près d´un demi-siècle et une trentaine d´ouvrages, Gaston Bachelard (1884-1962) n´a cessé d´arpenter les continents, a priori si éloignés, de l´épistémologie et de la poétique. Dans cette entreprise intellectuelle majeure où l´imaginaire tient le premier rôle, il n´est pourtant presque jamais question des images matérielles, qui furent l´une des grandes affaires et l´un des grands lieux de questionnement de son époque : celles de la peinture, de la photographie, et surtout, du cinéma. C´est ce "problème-cinéma" , souvent informulé dans les travaux du philosophe, parfois esquissé, sous-entendu autant qu´indéfiniment repoussé, qui fait l´objet de cet ouvrage.
Parmi la génération des cinéastes ayant émergé au début des années 1920, peu ont connu une fortune critique aussi éclatante dans le champ de la réflexion contemporaine que le cinéaste et théoricien français Jean Epstein (1898-1953). Cette influence d'Epstein ne se cantonne pas à la seule recherche universitaire, puisque de nombreux cinéastes s'inscrivent dans cet héritage, dans le domaine du cinéma d'avant-garde bien sûr, mais également dans ceux du documentaire et de la fiction. Pour évoquer l'actualité et les postérités des films et des écrits du cinéaste, le présent ouvrage a donc pour ambition de réunir des chercheurs, des critiques, mais aussi des conservateurs, cinéastes, programmateurs et traducteurs autour de différents axes de réflexion tels que les relectures contemporaines d'Epstein , son influence en termes de propositions formelles sur la production contemporaine, la conservation et la diffusion de ses films aujourd'hui et enfin la dimension régionale de ce cinéma doté d'une valeur historique inestimable, Epstein ayant été l'un des rares réalisateurs à filmer le territoire breton des années 1920 aux années 1940.
Comment parle-t-on du grand écran sur le petit écran ? Comment filmer l'oeuvre d'un architecte ? Comment évoquer les nuances d'un tableau impressionniste dans une émission en noir et blanc ? La télévision française a-t-elle créé son propre "musée imaginaire", et quel rôle a-t-elle joué dans la diffusion d'oeuvres expérimentales et méconnues ? Dans quelle mesure l'a-t-on pensée comme un lieu de création artistique à part entière, et pas seulement comme un média de transmission et de valorisation des arts plus anciens ou plus légitimes ? Autant de sujets de réflexion qui fondent le projet de cet ouvrage. Mêlant des approches esthétiques, historiques et techniques, ce recueil apporte des éclairages variés sur la manière dont la télévision française a contribué à écrire et diffuser une certaine histoire - voire une certaine idée - de l'art, et dont elle a pu elle-même se penser, simultanément, comme un lieu de création autonome, proche en cela de l'art vidéo qui s'est développé à partir des années 1960. On y trouvera, entre autres, des études sur le service de la recherche de l'ORTF, sur l'empreinte de grandes personnalités télévisuelles telles que Magdeleine Hours, Jean-Christophe Averty ou Jean-Marie Drot, ou encore sur la politique culturelle d'Arte, grande pourvoyeuse de programmes sur l'art depuis sa création en 1992. Issu d'une collaboration avec l'institut national de l'audiovisuel (Ina), cet ouvrage prolonge et complète le recueil d'entretiens avec des personnalités ayant marqué l'histoire de la télévision française La Télévision et les Arts : soixante années de production, publié sous la direction de Roxane Hamery en 2014 (PUR, coll. "Le Spectaculaire - Cinéma"). Avec des contributions de Lucie Alexis, Jérôme Allain, Vincent Amiel, Anouk Bellanger, Emilie Blanc, Roland Carrée, Marie-France Chambat-Houillon, Simon Daniellou, Arnaud Duprat, Bruno Elisabeth, Antony Fiant, Catherine Gonnard, Roxane Hamery, Damien Keller, Antje Kramer- Mallordy, Elisabeth Lebovici, Thibault Le Hégarat, Jessie Martin, Jean-Baptiste Massuet, Clémence de Montgolfier, Priska Morrissey, Eric Thouvenel, Dick Tomasovic et Guillaume Vernet.
Mon approche de l'art est celle des Egyptiens, je veux travailler pour l'éternité. " (Kenneth Anger) L'auteur de cet ouvrage élucide les sources iconographiques qui structurent la fascinante imagerie caractéristique de l'univers de Kenneth Anger. Pour cela, il a mis en évidence les relations étroites qui unissent l'œuvre du cinéaste aux écrits " magicks " de l'occultiste anglais Aleister Crowley. Il a pu ainsi établir la véritable signification des symboles mystérieux, des rituels étranges et des personnages hiératiques qui hantent ce cinéma. Le lecteur s'apercevra qu'il se trouve face à une logique rigoureuse qui offre une autre perception du monde et attribue les plus grands pouvoirs au cinéma.