Comment parle-t-on du grand écran sur le petit écran ? Comment filmer l'oeuvre d'un architecte ? Comment évoquer les nuances d'un tableau impressionniste dans une émission en noir et blanc? La télévision française a-t-elle créé son propre "musée imaginaire", et quel rôle a-t-elle joué dans la diffusion d'oeuvres expérimentales et méconnues ? Dans quelle mesure l'a-t-on pensée comme un lieu de création artistique à part entière, et pas seulement comme un média de transmission et de valorisation des arts plus anciens ou plus légitimes ? Autant de sujets de réflexion qui fondent le projet de cet ouvrage. Mêlant des approches esthétiques, historiques et techniques, ce recueil apporte des éclairages variés sur la manière dont la télévision française a contribué à écrire et diffuser une certaine histoire - voire une certaine idée - de l'art, et dont elle a pu elle-même se penser, simultanément, comme un lieu de création autonome, proche en cela de l'art vidéo qui s'est développé à partir des années 1960. On y trouvera, entre autres, des études sur le service de la recherche de l'ORTF, sur l'empreinte de grandes personnalités télévisuelles telles que Magdeleine Hours, Jean-Christophe Averty ou Jean-Marie Drot,ou encore sur la politique culturelle d'Arte, grande pourvoyeuse de programmes sur l'art depuis sa création en 1992. Issu d'une collaboration avec l'institut national de l'audiovisuel (Ina), cet ouvrage prolonge et complète le recueil d'entretiens avec des personnalités ayant marqué l'histoire de la télévision française La Télévision et les Arts: soixante années de production, publié sous la direction de Roxane Hamery en 2014 (PUR, coll. "Le Spectaculaire - Cinéma"). Avec des contributions de Lucie Alexis, Jérôme Allain, Vincent Amiel, Anouk Bellanger, Emilie Blanc, Roland Carrée, Marie-France Chambat-Houillon, Simon Daniellou, Arnaud Duprat, Bruno Élisabeth, Antony Fiant, Catherine Gonnard, Roxane Hamery, Damien Keller, Antje Kramer- Mallordy, Élisabeth Lebovici, Thibault Le Hégarat, Jessie Martin, Jean-Baptiste Massuet, Clémence de Montgolfier, Priska Morrissey, Éric Thouvenel, Dick Tomasovic et Guillaume Vernet.
Nombre de pages
383
Date de parution
29/08/2019
Poids
802g
Largeur
175mm
Plus d'informations
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EAN
9782753576216
Titre
Les arts et la télévision. Discours et pratiques
Auteur
Morrissey Priska ; Thouvenel Eric
Editeur
PU RENNES
Largeur
175
Poids
802
Date de parution
20190829
Nombre de pages
383,00 €
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L'épiderme joue un rôle fondamental dans l'économie du désir que le cinéma tisse depuis ses origines autour de son sujet de prédilection : le corps vivant, agissant, éprouvant. Surface sensible aux émois intérieurs comme aux épreuves extérieures, surface intime exposée au regard et fantasmatiquement au toucher, surface graphique et picturale aux mille colorations et textures, la peau est le support brûlant de questionnements identitaires et un objet de stigmatisation sociale, de dérangement et de scandale. Elle n'a cessé d'irriguer le cinéma comme enjeu esthétique et scénaristique, comme thème implicite ou déclaré. Elle mobilise des trésors d'attention de la part des cinéastes et de leurs collaborateurs : chefs opérateurs, maquilleurs, costumiers, étalonneurs ou même fabricants de pellicules et de caméras. Elle joue le rôle d'étalon dans la conception technique et esthétique de la photographie du film. Comment le cinéma nous rend-il sensible à l'épiderme? Quels sont les enjeux politiques et socioculturels de sa représentation sur grand écran ? Dans quelle mesure la peau a-t-elle joué un rôle dans l'histoire technique et esthétique du cinéma ? Cet ouvrage soulève ces questions au travers de cinématographies variées : cinéma américain, japonais, français ou allemand, des années 1910 à nos jours. Des entretiens avec des directeurs de la photographie (Denis Lenoir, François Ede), un chef maquilleur (Dominique Colladant) et un étalonneur (Serge Antony) permettent de mieux apprécier la part technique et méconnue des gestes et outils qui façonnent les textures et la carnation de la peau au cinéma.
Le règne de Charlemagne fut long : presque un demi-siècle. Mais son règne posthume sur l'Occident dura bien plus longtemps encore : un millénaire. On le trouve partout, dans les épopées et les chroniques, les vitraux et les enluminures, les poèmes et les histoires, les traités de politique et les pièces de théâtre. Tout le monde peut le revendiquer : les Allemands comme un compatriote, les Italiens comme leur empereur et même l'Eglise comme un de ses saints. Ce sont les appropriations françaises de cette figure polyvalente et symbolique auxquelles ce livre est consacré. Son relatif effacement depuis la fin du XIXe siècle, à peine compensé par la construction de l'Europe, ne doit pas faire oublier le rôle central qu'a joué le personnage dans les définitions de l'identité française. De " La Chanson de Roland " à " La Légende des siècles ", par un écrivain qui n'en parle. De la Réforme à la Troisième République, pas un grand événement auquel il ne soit associé. De Saint Louis à Napoléon en passant par Charles VIII et Louis XIV, pas un souverain qui ne se situe par rapport à lui. Révélateur des conflits ou signe de ralliement, Charlemagne apparaît ici dans la multiplicité de ses figures contradictoires : législateurs et tyran, chevalier et barbare, père de l'école et empereur illettré, modèle de vertu et père incestueux, roi des nobles et héros du peuple. Insaisissable et fondamental. Entre mythe et histoire, légende et vérité, un cas type des complexes rapports des Français avec leur passé fondateur.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.