Le plaisir le plus triste. Voyage au long de deux fleuves
Thomsen Moritz ; Henri Gérard ; Theroux Paul
PHEBUS
21,80 €
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EAN :9782859409159
La Ferme sur le rio Esmeraldas (Phébus, 2002) et Le Plaisir le plus triste, les deux chefs-d'oeuvre de Moritz Thomsen (mort en 1991), sont-ils des romans ou de simples récits autobiographiques? Sans doute l'auteur se met-il en scène sous un autre prénom, ruais toutes les aventures - ou plutôt les mésaventures - qu'il évoque ici sont vraies. Martin le Gringo (soit l'auteur) constate la ruine de l'utopie qui l'a aidé à vivre pendant des années: une ferme sous les tropiques où tous cohabiteraient dans une aimable fraternité (pas d'exploitant, pas d'exploités...). La force de l'habitude a eu raison de ce beau rêve. Martin ne s'insurge pas, accepte même d'être plus on moins flanqué à la porte de chez lui et décide, pour soigner sa déprime, de traverser le continent sud-américain (Amazonie comprise) avec les moyens du bord... c'est-à-dire sans moyens du tout. Drôle de thérapie, car le voyage en question, riche de rencontres et de péripéties tragi-comiques, finit par infuser dans le sang du voyageur - et bientôt dans celui du lecteur - une forme de tristesse lucide qui tourne bientôt à la rage... surtout lorsque le passé s'amuse à joindre ses grimaces à celles du présent. Martin, d'une étape à l'autre, ne peut faire autrement que de placer en miroir la vacuité de son existence à lui - de tout temps vouée à la chimère - et l'inanité d'un continent dépossédé de lui-même comme aucun autre... Qu'on se rassure, Thomsen ne se veut ici ni meneur d'idées, ni dénonciateur, ni analyste de ce qu'il voit: tout juste le bluesman désenchanté d'un monde qu'il a trop aimé, et auquel il s'ingénie à donner, avant qu'il soit trop tard, une voix inoubliable. Quatrième de couverture La Ferme sur le Rio Esmeraldas (Phébus, 2002) et Le Plaisir le plus triste, les deux chefs-d'oeuvre de Moritz Thomsen (mort en 1991), sont-ils des romans ou de simples récits autobiographiques? Sans doute l'auteur se met-il en scène sous un autre prénom, mais toutes les aventures - ou plutôt les mésaventures - qu'il évoque ici sont vraies. Martin le Gringo (soit l'auteur) constate la ruine de l'utopie qui l'a aidé à vivre pendant des années: une ferme sous les tropiques où tous cohabiteraient dans une aimable fraternité (pas d'exploitant, pas d'exploités...). La force de l'habitude a eu raison de ce beau rêve. Martin ne s'insurge pas, accepte même d'être plus ou moins flanqué à la porte de chez lui et décide, pour soigner sa déprime, de traverser le continent sud-américain (Amazonie comprise) avec les moyens du bord... c'est-à-dire sans moyens du tout. Drôle de thérapie, car le voyage en question, riche de rencontres et de péripéties tragi-comiques, finit par infuser dans le sang du voyageur - et bientôt dans celui du lecteur - une forme de tristesse lucide qui tourne bientôt à la rage... surtout lorsque le passé s'amuse à joindre ses grimaces à celles du présent. Martin, d'une étape à l'autre, ne peut faire autrement que de placer en miroir la vacuité de son existence à lui - de tout temps vouée à la chimère - et l'inanité d'un continent dépossédé de lui-même comme aucun autre... Qu'on se rassure, Thomsen ne se veut ici ni meneur d'idées, ni dénonciateur, ni analyste de ce qu'il voit: tout juste le bluesman désenchanté d'un monde qu'il a trop aimé, et auquel il s'ingénie à donner, avant qu'il soit trop tard, une voix inoubliable.
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Nombre de pages
389
Date de parution
10/05/2003
Poids
472g
Largeur
140mm
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EAN
9782859409159
Titre
LE PLAISIR LE PLUS TRISTE
Auteur
Thomsen Moritz ; Henri Gérard ; Theroux Paul
Editeur
PHEBUS
Largeur
140
Poids
472
Date de parution
20030510
Nombre de pages
389,00 €
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Un Américain de l'espèce marginale - l'auteur -, peu doué pour le profit et pétri d'idées généreuses, fonde une ferme à la lisière de la jungle équatorienne dans l'intention d'aider les paysans de là-bas à se " prendre en main ", comme disent joliment les sociologues d'aujourd'hui. Mais les gens de là-bas, qui malgré leur misère extrême se méfient extrêmement de ceux qui ont la prétention de les aider, ont de toutes autres idées que lui sur ce que doit être la gestion d'une ferme - et la gestion de la vie en général. Ils s'emploient à le piller avec beaucoup d'entrain, son associé le gruge... et lui se retrouve bientôt au bord du chemin, avec ses idées en berne. La critique anglo-saxonne (Wallace Stegner, Paul Theroux, Norman Lewis...) n'a pas hésité, à la parution du livre, à parler de " chef d'?uvre ", à évoquer la mélancolie humoresque d'une sorte de Don Quichotte moderne... Et l'on s'étonne de ce que l'?uvre de Thomsen (mort en 1991), plutôt brève, et quasi toute de la même veine autobiographique, ait dû attendre ce jour pour être enfin traduite en français - après avoir été saluée de la sorte par les plus grands.
Né dans un foyer américain où le père voue une haine sans bornes aux Juifs, aux Noirs et à Roosevelt, Moritz Thomsen apprend à s'endurcir. Dès qu'il peut, il s'engage dans l'U.S. Air Force et devient pilote bombardier pendant la Seconde Guerre mondiale. Un récit sur les déficits affectifs et la souffrance, tempéré par l'autodérision et le respect de soi.Un jeune homme, dont l'enfance fut piétinée par un père mégalo, indifférent et destructeur, décide de s'engager dans l'U.S. Air Force afin de montrer au monde (et d'abord à ce père honni) qu'il est quelqu'un. Pilote bombardier, promu officier peu après Pearl Harbor, il prend des risques et se voit bientôt traité en héros... alors que quelque chose en lui s'insurge contre cette guerre qui s'acharne à tuer ses meilleurs copains. Bombardant Berlin, il ne peut s'empêcher de penser à tous ceux qui, là-dessous, vont rôtir à cause de lui dans les flammes. Seule façon de s'en tirer: blinder son c ur contre le désespoir, comme il l'a blindé au long de cette autre guerre qu'il n'a cessé de mener, des années durant, contre son père.Récit autobiographique d'une double défaite, ce texte bouleversant est rendu supportable par une forme unique d'humour: celui que l'on dirige contre soi quand on sait que tout est perdu.
Avant-propos de Wallace Stegner - Un Américain de l'espèce marginale ? l'auteur ? peu doué pour le profit et pétri d'idées généreuses, fonde une ferme à la lisière de la jungle équatorienne dans l'intention d'aider les paysans de là-bas à se " prendre en main ". Mais les gens de là-bas, qui malgré leur misère extrême se méfient de ceux qui ont la prétention de les aider, ont de tout autres idées que lui sur ce que doit être la gestion d'une ferme, et la gestion de la vie en général. Ils s'emploient à le piller avec beaucoup d'entrain, son associé le gruge... et lui se retrouve bientôt au bord du chemin, avec ses idées en berne.
Un gamin poussé en graine, détesté par son père qui, dans ces années 30 vouées à la crise, ne cesse de cracher sa haine des Juifs, des nègres et de Roosevelt, ainsi que son admiration pour le Japon conquérant et pour l'Allemagne nazie, s'engage dans l'U.S. Air Force en espérant montrer au monde - et d'abord à ce père honni - qu'il est lui-même quelqu'un. Pilote bombardier, promu officier peu après Pearl Harbor, il prend des risques et se voit bientôt traité en héros... alors que quelque chose en lui s'insurge contre cette guerre qui s'acharne, dirait-on, à tuer ses meilleurs copains. Bombardant Berlin, il ne peut s'empêcher de penser à tous ces pauvres diables qui, là-dessous, vont tout à l'heure rôtir à cause de lui dans les flammes. Seule façon de s'en tirer : blinder son coeur contre le désespoir, comme il l'a blindé au long de cette autre guerre qu'il n'a cessé de mener, des années durant, contre son père. Un récit bouleversant, rendu supportable par une forme unique d'humour : celui que l'on dirige contre soi quand on sait que tout est perdu. Ce qu'a parfaitement résumé Tim Cahill dans un texte saisissant : « Il aura été, parmi les écrivains de son temps, le champion de l'élégance morale : un homme capable de vous déchirer le coeur en trois mots, et l'instant d'après de vous faire pouffer de rire. Voué sa vie durant à une pauvreté ascétique haut revendiquée, cet éternel gamin aura usé son temps à ciseler ses phrases, apprécié par une étroite coterie d'écrivains et d'éditeurs éblouis par son génie discret. Ce livre, quatrième et dernier, qu'il nous a laissé en partant, est un chef-d'oeuvre. » Récemment révélé aux lecteurs de langue française (La Ferme sur le rio Esmeralda, Le Plaisir le plus triste, Phébus 2002 et 2003), Thomsen, plutôt ignoré de son vivant, aura été reconnu sur le tard par ses pairs - Wallace Stegner, Paul Theroux - comme l'un des premiers écrivains de son temps.
Rentrée littéraire 2025 Prix Pulitzer 2024 1874, au lendemain de la guerre de Sécession. Sur les routes de Virginie-Occidentale se croisent civils et soldats, renégats et vagabonds, affranchis et fugitifs. ConaLee, 12 ans, l'adulte de sa famille depuis aussi longtemps qu'elle s'en souvienne, entreprend un voyage avec sa mère, qui n'a pas prononcé un mot depuis des mois, et l'homme qu'on lui a dit d'appeler "papa" . Ce vétéran sudiste, qui s'est imposé dans leur monde, les dépose à l'entrée de l'asile d'aliénés de Trans-Allegheny. Là, loin de leurs proches, se faisant passer pour une dame et sa bonne, mère et fille empruntent le long chemin de la guérison. Une fois de plus, Jayne Anne Phillips tisse un récit envoûtant où la mémoire collective, les secrets familiaux et les fracas de l'Histoire se conjuguent. Dans une prose d'une beauté âpre, elle s'attache à dépeindre avec empathie les victimes, les blessés dans leur chair et leur âme. Et fait revivre une galerie de personnages mémorables : Dearbhla, la guérisseuse irlandaise qui sait lire dans les pierres, O'Shea, le veilleur de nuit amnésique ou encore Mrs Hexum, la cuisinière au grand coeur. Autant de sentinelles qui tentent à leur échelle de protéger un monde qui se délite et de réparer les vivants.
Vous voulez que je vous ouvre ma tête pour aller voir dedans ? Si j'étais vous je voudrais pas savoir." C'est un homme inquiet qui appelle la gendarmerie parce qu'il est sans nouvelles de sa femme. C'est une infirmière aimant marcher seule quand le sommeil la fiait. C'est un petit garçon avec des yeux profonds comme des lacs et qui a perdu sa mère. Mathis a six ans. Il est le dernier témoin du drame qui s'abat sur lui. Alors il répond quand on l'interroge, hésite, se reprend, questionne le vide. Car lorsqu'on disparaît, c'est bien qu'on est encore quelque part, non ? Cette histoire commence dans le Narbonnais, juste avant Noël. Un couple sur le point de se séparer, des étangs fouillés sans relâche, un enfant seul. C'est sa voix que l'on entend. Voix de tête dans ce roman où amour, violence et solitude sont disséqués tour à tour par les principaux intéressés en un long chant qui se déploie jusqu'à l'inexorable. Y a-t-il plus grand trauma que de perdre sa mère du fait de son père ? Partant d'un angle mort des féminicides, Delphine Saubaber nous plonge dans un roman déchirant d'une sidérante vérité.
Rufous Flanagan, cartographe spécialisé dans le recensement des espèces en voie d'extinction, est lui-même sur le point de disparaître. Atteint d'une démence précoce qui s'attaque irrémédiablement à sa mémoire, il se lance un défi : revoir une dernière fois ses frères et soeurs, mais aussi, avant de l'avoir totalement oubliée, la cabane où ils ont trouvé refuge pendant plusieurs mois, des décennies plus tôt. Commence une odyssée périlleuse, sur les sentiers isolés de Colombie-Britannique, alors que les feux de forêt font rage. Car Rufous doit affronter non seulement une nature hostile, mais surtout le démantèlement de son propre esprit. Ses souvenirs, tantôt vivaces, tantôt fugaces, deviennent une carte qui le guide dans un voyage où la frontière entre rêve et réalité s'estompe... Lettre d'amour à un monde en sursis, Ciel noir, coeurs battants nous emmène à la recherche du temps perdu et d'une identité fracturée. Et réaffirme avec mélancolie la puissance des liens, familiaux ou choisis.
Dans un futur proche où le grand dérèglement contraint aux migrations, un père a choisi de fuir la ville pour emmener sa famille sur la Butte, le domaine de ses ancêtres isolé en montagne. Pilha, Dag et Mette, ses trois filles, y endurent une vie de servitude sous les ordres de leur mère. Il y a aussi Finn, le frère, né un jour de tempête, le seul pour lequel le père envisage un avenir. Car viendra le temps où il faudra conduire chacune des filles en haut de la montagne. Ainsi en a décidé la malédiction qui pèse sur la lignée. Ainsi en a décidé le père. Il faudra sacrifier au rituel. Parce que ce qui coule entre les cuisses des filles ne permet pas le doute. Lorsque Pilha, l'aînée, est atteinte de la mystérieuse maladie du sang, elle est escortée jusqu'au Mont. Et Pilha ne revient pas. Dag l'a compris, elle sera la prochaine. Alors, c'est décidé : son sang ne coulera pas. Dans la forêt dont elle a fait son royaume, la tension monte. Et de découvertes macabres en révélations, la jeune fille trouvera le courage de s'arracher à la funeste destinée familiale.