Un gamin poussé en graine, détesté par son père qui, dans ces années 30 vouées à la crise, ne cesse de cracher sa haine des Juifs, des nègres et de Roosevelt, ainsi que son admiration pour le Japon conquérant et pour l'Allemagne nazie, s'engage dans l'U.S. Air Force en espérant montrer au monde - et d'abord à ce père honni - qu'il est lui-même quelqu'un. Pilote bombardier, promu officier peu après Pearl Harbor, il prend des risques et se voit bientôt traité en héros... alors que quelque chose en lui s'insurge contre cette guerre qui s'acharne, dirait-on, à tuer ses meilleurs copains. Bombardant Berlin, il ne peut s'empêcher de penser à tous ces pauvres diables qui, là-dessous, vont tout à l'heure rôtir à cause de lui dans les flammes. Seule façon de s'en tirer : blinder son coeur contre le désespoir, comme il l'a blindé au long de cette autre guerre qu'il n'a cessé de mener, des années durant, contre son père. Un récit bouleversant, rendu supportable par une forme unique d'humour : celui que l'on dirige contre soi quand on sait que tout est perdu. Ce qu'a parfaitement résumé Tim Cahill dans un texte saisissant : « Il aura été, parmi les écrivains de son temps, le champion de l'élégance morale : un homme capable de vous déchirer le coeur en trois mots, et l'instant d'après de vous faire pouffer de rire. Voué sa vie durant à une pauvreté ascétique haut revendiquée, cet éternel gamin aura usé son temps à ciseler ses phrases, apprécié par une étroite coterie d'écrivains et d'éditeurs éblouis par son génie discret. Ce livre, quatrième et dernier, qu'il nous a laissé en partant, est un chef-d'oeuvre. » Récemment révélé aux lecteurs de langue française (La Ferme sur le rio Esmeralda, Le Plaisir le plus triste, Phébus 2002 et 2003), Thomsen, plutôt ignoré de son vivant, aura été reconnu sur le tard par ses pairs - Wallace Stegner, Paul Theroux - comme l'un des premiers écrivains de son temps.
Nombre de pages
414
Date de parution
14/01/2005
Poids
496g
Largeur
140mm
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EAN
9782752900418
Titre
MES DEUX GUERRES
Auteur
Thomsen Moritz ; Chédaille Eric ; Stegner Page
Editeur
PHEBUS
Largeur
140
Poids
496
Date de parution
20050114
Nombre de pages
414,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Un Américain de l'espèce marginale - l'auteur -, peu doué pour le profit et pétri d'idées généreuses, fonde une ferme à la lisière de la jungle équatorienne dans l'intention d'aider les paysans de là-bas à se " prendre en main ", comme disent joliment les sociologues d'aujourd'hui. Mais les gens de là-bas, qui malgré leur misère extrême se méfient extrêmement de ceux qui ont la prétention de les aider, ont de toutes autres idées que lui sur ce que doit être la gestion d'une ferme - et la gestion de la vie en général. Ils s'emploient à le piller avec beaucoup d'entrain, son associé le gruge... et lui se retrouve bientôt au bord du chemin, avec ses idées en berne. La critique anglo-saxonne (Wallace Stegner, Paul Theroux, Norman Lewis...) n'a pas hésité, à la parution du livre, à parler de " chef d'?uvre ", à évoquer la mélancolie humoresque d'une sorte de Don Quichotte moderne... Et l'on s'étonne de ce que l'?uvre de Thomsen (mort en 1991), plutôt brève, et quasi toute de la même veine autobiographique, ait dû attendre ce jour pour être enfin traduite en français - après avoir été saluée de la sorte par les plus grands.
Né dans un foyer américain où le père voue une haine sans bornes aux Juifs, aux Noirs et à Roosevelt, Moritz Thomsen apprend à s'endurcir. Dès qu'il peut, il s'engage dans l'U.S. Air Force et devient pilote bombardier pendant la Seconde Guerre mondiale. Un récit sur les déficits affectifs et la souffrance, tempéré par l'autodérision et le respect de soi.Un jeune homme, dont l'enfance fut piétinée par un père mégalo, indifférent et destructeur, décide de s'engager dans l'U.S. Air Force afin de montrer au monde (et d'abord à ce père honni) qu'il est quelqu'un. Pilote bombardier, promu officier peu après Pearl Harbor, il prend des risques et se voit bientôt traité en héros... alors que quelque chose en lui s'insurge contre cette guerre qui s'acharne à tuer ses meilleurs copains. Bombardant Berlin, il ne peut s'empêcher de penser à tous ceux qui, là-dessous, vont rôtir à cause de lui dans les flammes. Seule façon de s'en tirer: blinder son c ur contre le désespoir, comme il l'a blindé au long de cette autre guerre qu'il n'a cessé de mener, des années durant, contre son père.Récit autobiographique d'une double défaite, ce texte bouleversant est rendu supportable par une forme unique d'humour: celui que l'on dirige contre soi quand on sait que tout est perdu.
Avant-propos de Wallace Stegner - Un Américain de l'espèce marginale ? l'auteur ? peu doué pour le profit et pétri d'idées généreuses, fonde une ferme à la lisière de la jungle équatorienne dans l'intention d'aider les paysans de là-bas à se " prendre en main ". Mais les gens de là-bas, qui malgré leur misère extrême se méfient de ceux qui ont la prétention de les aider, ont de tout autres idées que lui sur ce que doit être la gestion d'une ferme, et la gestion de la vie en général. Ils s'emploient à le piller avec beaucoup d'entrain, son associé le gruge... et lui se retrouve bientôt au bord du chemin, avec ses idées en berne.
La Ferme sur le rio Esmeraldas (Phébus, 2002) et Le Plaisir le plus triste, les deux chefs-d'oeuvre de Moritz Thomsen (mort en 1991), sont-ils des romans ou de simples récits autobiographiques? Sans doute l'auteur se met-il en scène sous un autre prénom, ruais toutes les aventures - ou plutôt les mésaventures - qu'il évoque ici sont vraies. Martin le Gringo (soit l'auteur) constate la ruine de l'utopie qui l'a aidé à vivre pendant des années: une ferme sous les tropiques où tous cohabiteraient dans une aimable fraternité (pas d'exploitant, pas d'exploités...). La force de l'habitude a eu raison de ce beau rêve. Martin ne s'insurge pas, accepte même d'être plus on moins flanqué à la porte de chez lui et décide, pour soigner sa déprime, de traverser le continent sud-américain (Amazonie comprise) avec les moyens du bord... c'est-à-dire sans moyens du tout. Drôle de thérapie, car le voyage en question, riche de rencontres et de péripéties tragi-comiques, finit par infuser dans le sang du voyageur - et bientôt dans celui du lecteur - une forme de tristesse lucide qui tourne bientôt à la rage... surtout lorsque le passé s'amuse à joindre ses grimaces à celles du présent. Martin, d'une étape à l'autre, ne peut faire autrement que de placer en miroir la vacuité de son existence à lui - de tout temps vouée à la chimère - et l'inanité d'un continent dépossédé de lui-même comme aucun autre... Qu'on se rassure, Thomsen ne se veut ici ni meneur d'idées, ni dénonciateur, ni analyste de ce qu'il voit: tout juste le bluesman désenchanté d'un monde qu'il a trop aimé, et auquel il s'ingénie à donner, avant qu'il soit trop tard, une voix inoubliable. Quatrième de couverture La Ferme sur le Rio Esmeraldas (Phébus, 2002) et Le Plaisir le plus triste, les deux chefs-d'oeuvre de Moritz Thomsen (mort en 1991), sont-ils des romans ou de simples récits autobiographiques? Sans doute l'auteur se met-il en scène sous un autre prénom, mais toutes les aventures - ou plutôt les mésaventures - qu'il évoque ici sont vraies. Martin le Gringo (soit l'auteur) constate la ruine de l'utopie qui l'a aidé à vivre pendant des années: une ferme sous les tropiques où tous cohabiteraient dans une aimable fraternité (pas d'exploitant, pas d'exploités...). La force de l'habitude a eu raison de ce beau rêve. Martin ne s'insurge pas, accepte même d'être plus ou moins flanqué à la porte de chez lui et décide, pour soigner sa déprime, de traverser le continent sud-américain (Amazonie comprise) avec les moyens du bord... c'est-à-dire sans moyens du tout. Drôle de thérapie, car le voyage en question, riche de rencontres et de péripéties tragi-comiques, finit par infuser dans le sang du voyageur - et bientôt dans celui du lecteur - une forme de tristesse lucide qui tourne bientôt à la rage... surtout lorsque le passé s'amuse à joindre ses grimaces à celles du présent. Martin, d'une étape à l'autre, ne peut faire autrement que de placer en miroir la vacuité de son existence à lui - de tout temps vouée à la chimère - et l'inanité d'un continent dépossédé de lui-même comme aucun autre... Qu'on se rassure, Thomsen ne se veut ici ni meneur d'idées, ni dénonciateur, ni analyste de ce qu'il voit: tout juste le bluesman désenchanté d'un monde qu'il a trop aimé, et auquel il s'ingénie à donner, avant qu'il soit trop tard, une voix inoubliable.
Dans le nord du Danemark, un homme et une femme courent dans la forêt. Ils se croisent par hasard alors que la nuit les surprend. Ils se perdent, se retrouvent, passent la nuit dans un abri à souffrir du froid et de la soif, à parler beaucoup. Hors de toute couverture réseau, la forêt de conte semble se refermer sur eux.4e de couverture : Dans le nord du Danemark, un homme et une femme courent dans la forêt. Ils se croisent par hasard alors que la nuit les surprend. Ils se perdent, se retrouvent, passent la nuit dans un abri à souffrir du froid et de la soif, à parler beaucoup. Hors de toute couverture réseau, la forêt de conte semble se refermer sur eux.Notes Biographiques : Née en 1965, diplômée de l'école des écrivains de Copenhague, Helle Helle rencontre le succès dès ses premiers livres. Traduite en plus de vingt langues, au programme des lycées et de l'université, récipiendaire de la plupart des grands prix danois et scandinaves, elle est l'une des figures majeures de la scène littéraire nordique
Le troisième et dernier tome de cette Intégrale regroupe les nouvelles écrites par Edgar Allan Poe de 1844 à sa mort en 1849. Pendant cette période crépusculaire d'errance, de drames et de maladie, sa productivité ne faiblit pas. Il compose plusieurs chefs-d'oeuvre, dont "Un récit aux monts Crénelés", "La lettre dérobée" , "Les faits concernant le cas Valdemar" ou encore "Saute-Grenouille". Présenté de manière chronologique, fruit du travail érudit et passionné de Christian Garcin et Thierry Gillybceuf, cet ultime volume clôt l'une des grandes entreprises de retraduction d'aujourd'hui. Il est augmenté de nombreuses notes et rythmé par des illustrations originales de Sophie Potié.
Paru en 1978, La Fuite extraordinaire de Johannes Ott est le roman qui a rendu Drago Jancar célèbre. Devenu culte, traduit en plusieurs langues, il paraît pour la première fois en français. Un mystérieux inconnu, Johannes Ott, sème le trouble dans une communauté agitée par les hérésies religieuses et menacée par une épidémie de peste toute proche. Rapidement, on finit par se convaincre que l'homme cache quelque chose. Arrêté, torturé, il avoue une emprise démoniaque. Il réussit néanmoins à s'échapper et commence une fuite éperdue dans une Europe centrale médiévale que Drago Jancar restitue ici avec la puissance et l'invention qu'on lui connaît.4e de couverture : Paru en 1978, La Fuite extraordinaire de Johannes Ott est le roman qui a rendu Drago Jancar célèbre. Devenu culte, traduit en plusieurs langues, il paraît pour la première fois en français. Un mystérieux inconnu, Johannes Ott, sème le trouble dans une communauté agitée par les hérésies religieuses et menacée par une épidémie de peste toute proche. Rapidement, on finit par se convaincre que l'homme cache quelque chose. Arrêté, torturé, il avoue une emprise démoniaque. Il réussit néanmoins à s'échapper et commence une fuite éperdue dans une Europe centrale médiévale que Drago Jancar restitue ici avec la puissance et l'invention qu'on lui connaît.Notes Biographiques : Né le 13 avril 1948 à Maribor, en Slovénie, Drago Jan¿ar connaît la prison en 1974 comme jeune journaliste opposé au régime communiste de Yougoslavie. Devenu scénariste puis éditeur, ses premiers romans l'imposent rapidement sur la scène littéraire slovène. Aujourd'hui traduit en plus de vingt langues, il est reconnu dans le monde entier. Lauréat de nombreux prix (Prix Herder en 2003, Prix européen de littérature en 2011), c'est avec Cette nuit, je l'ai vue (Phébus, Prix du meilleur livre étranger 2014) qu'il rencontre un large public en France. Son dernier roman paru est Six mois dans la vie de Ciril (Phébus, 2016).
Micah Mortimer, la petite quarantaine routinière, coule des jours heureux dans un quartier tranquille de Baltimore. En voiture, au travail ou avec sa petite amie, il ne dévie jamais de sa route toute tracée ? jusqu'au jour où il trouve Brink Adams qui l'attend sur le pas de sa porte. Car l'adolescent fugueur en est sûr, Micah est son père biologique... Pour l'homme qui aimait ses habitudes, cette seconde chance sonne comme une malédiction.