Une rebelle raconte l'Occupation, sa rupture avec le PC : c'est Edith Thomas (1909-1970). Deux livres, Pages de Journal, 1939-1944, Le Témoin compromis : inédits et saccageurs. " Le Canard enchaîné " 4 octobre [1940] Les premières mesures contre les Juifs : le recensement. J'en pleurerais. J'en pleurais presque cet après-midi chez le dentiste qui m'en parlait - avec indignation : "Comment est-ce possible, chez nous, en France ? " J'ai l'impression que toutes ces mesures soulèvent de dégoût même les plus réactionnaires. Peut-être y aura-t-il quelque chose à faire un jour contre tout cela. Quand même. Vivre pour cela. Et c'est tout. " Edith Thomas (1909-1970) fut un des acteurs déterminants de la résistance intellectuelle durant l'Occupation. Cheville ouvrière des Lettres françaises, elle publie ses Contes d'Auxois aux Editions de Minuit clandestines et trois de ses poèmes paraissent sous le nom d'Anne dans l'anthologie L'Honneur des Poètes. Sa rigueur, sa lucidité prémonitoire, sa formation d'historienne (issue de l'Ecole des Chartes, elle fut conservateur aux Archives nationales jusqu'à la fin de sa vie), font de son Journal et du Journal intime de Monsieur Célestin Costedet (régal de méchanceté vengeresse) - qu'elle tint d'octobre 1940 à mai 1941 et que nous publions en seconde partie de cet ouvrage -, des témoignages de tout premier ordre. Les deux, écrits au jour le jour, dépendent des mêmes contingences temporelles et leur lecture simultanée se révèle passionnante et riche d'enseignements.
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Nombre de pages
450
Date de parution
28/02/1995
Poids
397g
Largeur
130mm
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EAN
9782878580631
Titre
PAGES DE JOURNAL 1939-1944
Auteur
Thomas Edith
Editeur
VIVIANE HAMY
Largeur
130
Poids
397
Date de parution
19950228
Nombre de pages
450,00 €
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Pour résumer exactement l'essai qu'Edith Thomas consacre aujourd'hui aux femmes de la Commune, on ne saurait mieux faire que de se reporter à certains passages de sa brillante introduction : "Le terme de "pétroleuse", dit-elle notamment, fut inventé en 1871 pour dénommer les femmes qu'on accusait d'avoir incendié Paris". Mais elle le conçoit dans un sens beaucoup plus large : il s'agira donc ici de toutes les femmes qui, de près ou de loin, ont été mêlées au mouvement révolutionnaire de 1871. "Je ne crois pas non plus, ajoute-t-elle, qu'un historien puisse parler de choses dont il n'a pas fait lui-même l'expérience, comprendre des faits qui lui sont totalement étrangers. Sans doute faut-il se méfier, en histoire, des analogies. Rien ne s'y répète jamais exactement. Mais ce qui me permet peut-être de comprendre les femmes de la Commune, c'est d'avoir participé dans la Résistance au Comité directeur de l'Union des Femmes Françaises, d'avoir rédigé leurs tracts, d'avoir préparé avec elles les manifestations des femmes contre le gouvernement de Vichy et l'occupant nazi. Les barricades de 1944 répondent aux barricades de 1871. Mais si l'historien a le droit d'être passionné et d'être, en tant qu'homme, en tant que femme, engagé dans son temps, cette passion ne doit en aucun cas l'autoriser à passer sous silence les documents gênants, ni lui masquer la vérité qui, comme Janus, a toujours deux visages". Cette vérité la chartiste qu'est Edith Thomas nous la livre avec une rare exigence intellectuelle, une générosité constante et le sens concret de l'histoire.
Honni par les héritiers des Versaillais, qu'il a bafoués, rejeté par les descendants de la Commune, qu'il a abandonnée, Rossel n'appartient à personne. Et c'est là sa grandeur. Confronté à toutes les contradictions de son temps, qui n'est pas si différent du nôtre, le délégué à la guerre de la Commune fut à la fois un témoin engagé, et l'un de ces hommes intransigeants qui tentent de mettre en accord leur action et leur pensée, et ne se réfèrent jamais qu'aux impératifs de leur propre conscience. D'où le caractère en apparence contradictoire de ces démarches et la fidélité profonde à ses options fondamentales : Rossel ou la conscience libre qui ne relève que d'elle-même. A partir de documents souvent inédits, Edith Thomas, avec la rigueur et la patience du chartiste, mais aussi la chaleur du romancier et l'expérience personnelle de problèmes comparables, a retracé pas à pas la complexité de ce personnage exemplaire, à la fois pur et ambigu, qui gagne à sortir de la légende pour rentrer dans l'histoire.
Résumé : Gina est fille de général. Elle vit à Budapest et connait la vie d'une jeune fille choyée qui a toute liberté pour se divertir et sortir. Lorsque son père l'envoie à Árkod, au Nord-Est de la Hongrie, dans un pensionnat de filles très strict, elle est désespérée. A son arrivée, on lui enlève toutes ses affaires personnelles et on lui interdit de communiquer librement avec ses proches. Peu à peu, elle est initiée aux étranges traditions entretenues par les pensionnaires, comme celle de confier ses soucis à une statue représentant une femme que toutes appelle Abigaël. Mais Gina se rebelle et révèle aux adultes un de ces secrets bien gardés. Elle devient alors la bête noire des pensionnaires qui l'exclut sans pitié. Mais Gina n'a d'autre choix que de s'intégrer? Elle décide alors de demander de l'aide à Abigaël. Mais qui peut bien se cacher derrière ce (ou cette) mystérieux ami(e) qui leur veut du bien ? Gina parviendra-t-elle a quitté cet endroit et cette ville qu?elle déteste ? Une chose est sûre, cette expérience bouleversera sa vie à jamais.
Résumé : "Pas d'erreur, cette fille était de la race des vaincus. Elle ne tenterait rien. En bonne intello, elle se contenterait d'analyser. Et tu en arriveras à la conclusion que mon père n'a aucune raison de te vouloir du mal. Une déduction erronée. Le souci avec lui, c'est qu'il n'a jamais été maître des émotions étranges qui chevauchent dans les méandres de son esprit. Il est comme un demi-dieu, capable du pire comme du meilleur. Un être absurde et merveilleux, dépourvu d'empathie, sans peur, susceptible de se lancer dans des actions inutiles et sacrément périlleuses pour lui et son entourage. ? " Après avoir fréquenté Les Infidèles et fait une escale au Japon avec Kabukicho, Dominique Sylvain nous emporte une fois encore dans son univers dangereusement onirique et sensuel. Nouvelles technologies et Bitcoins lui offrent mille et une manières de tordre le cou aux codes du roman policier. Une femme de rêve brouille les pistes : au lieu de traquer le coupable, n'est-il pas plus séduisant de rechercher qui est la victime ? "? Quelque part c'est insensé, mais ça me plaît ainsi. " Dominique Sylvain
Résumé : "La déception et la surprise s'étaient évanouies du visage de Mme Vizy. Quelque chose d'agréable pointait, qui l'adoucissait. Elle continuait à examiner Anna, la bonne. Celle-ci n'avait même pas l'air d'une paysanne. Elle n'était pas aussi lourdaude, aussi joufflue qu'Orszi Varga. Elle était plutôt frêle, élancée, le visage ovale, l'ossature fine, bien proportionnée. Elle portait une petite robe fraîche à carreaux sous laquelle reposaient moelleusement, inconscientes, les deux petites balles en caoutchouc de sa poitrine d'enfant. Dans tout son être il y avait quelque chose d'inexprimable, quelque chose qui l'attirait, qui la retenait aussi un tantinet, mais qui l'intéressait prodigieusement." Budapest. Juillet 1919. Les "Rouges" de Béla Kun ont perdu. Une ère nouvelle débute pour la bourgeoisie. Seule Mme Vizy, la femme du haut fonctionnaire Kornél Vizy, est obsédée par tout autre chose : Anna, la gouvernante promise par le concierge. Jusqu'au jour où Anna, un couteau de cuisine à la main, commet l'innommable... Depuis leur création, les Editions Viviane Hamy s'intéressent de près à la littérature de l'Est. Pour célébrer leurs trente ans, elles vous proposent de lire et de relire l'oeuvre immense de Dezsö Kosztolányi, ? une des plus grandes figures de la littérature hongroise du XXe siècle ?, dont Anna la douce est sa création la plus célèbre.
Contreras Alonso de ; Aubertin Olivier ; Jünger Er
Résumé : "Je naquis en la noble ville de Madrid le 6 janvier 1582. Je fus baptisé en la paroisse de San Miguel ; mes parrain et marraine furent Alonso de Roa et Maria de Roa, frère et soeur de ma mère. Mes parents se nommaient Gabriel Guillén et Juana de Roa et Contreras. Je voulus prendre le nom de ma mère lorsque j'allai servir le Roi, étant enfant, et quand je m'aperçus de l'erreur que j'avais commise, je ne la pus réparer parce que dans mes états de services il y avait "Contreras". J'ai vécu jusques aujourd'hui et suis connu sous ce nom, et nonobstant qu'au baptême on m'ait appelé Alonso de Guillén, moi, je m'appelle Alonso de Contreras." Les Mémoires du capitan Alonso de Contreras, découverts à la fin du XIXe, sont un splendide et captivant récit d'aventures, vécues sur terre et sur mer par un capitaine de l'ordre de Malte au début du XVIIe siècle. Il nous raconte la guerre des galères en Méditerranée, les abordages entre les galions espagnols et les corsaires anglais, sans oublier les expéditions sous le soleil des côtes barbaresques. Alonso de Contreras a séduit, de son vivant, Lope de Vega qui lui dédia sa pièce Le Roi sans royaume.