
Théophanie et phénoménologie
Quelle part le croyant prend-il dans l'événement théophanique ? Admettre qu'une action se trouve requise présuppose que la révélation de Dieu échappe à toute objectivation. Ni dépôt à transmettre ni fait originaire à répéter, la théophanie se découvre inséparable d'un travail herméneutique qu'il appartient au croyant d'entreprendre pour ouvrir l'événement, sans décalage et sans reste. Au terme d'une approche conjuguant la phénoménologie, la sémiologie et l'exégèse patristique et médiévale, Yves Meessen trouve dans le "sens spirituel" de l'Ecriture le lieu d'émergence de la théophanie. Comme l'écrit Pierre-Marie Beaude dans sa préface, "la valorisation dans ce livre du sujet actif et réactif dans le processus de théophanie rappelle certaines considérations tenues naguère par Henri de Lubac à propos du sens spirituel de l'Ecriture. Pour Lubac, le sens spirituel ne s'objective pas. Il ne se présente pas sous la forme d'un récit historique externe, objet de connaissance pour le sujet lecteur. Il est de l'ordre du surgissement interne, dans l'intimité du coeur" . Yves Meessen est professeur de philosophie et de théologie à l'Université de Lorraine (SHS Metz) et membre du laboratoire Ecritures (EA3943). Ses travaux portent principalement sur la réception d'auteurs antiques et médiévaux en phénoménologie.
| Nombre de pages | 320 |
|---|---|
| Date de parution | 07/01/2026 |
| Poids | 370g |
| Largeur | 135mm |
| EAN | 9782372981453 |
|---|---|
| Auteur | Meessen Yves |
| Editeur | AD SOLEM |
| Largeur | 135 |
| Date de parution | 20260107 |
| Nombre de pages | 320,00 € |
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