Alors que les notions de croyances et de rationalité sont souvent renvoyées dos à dos, ce livre montre leur intrication et la richesse de leurs rapportsAlors que les notions de croyances et de rationalité sont souvent renvoyées dos-à-dos, cet ouvrage collectif s'intéresse aux rapports et à l'intrication entre philosophie et religion en en montrant la richesse à la lumière de grands penseurs (principalement Nietzsche mais aussi Marx, Freud, Schopenhauer, Feuerbach...) qui ont largement contribué à instaurer des ruptures fondamentales dans la pensée philosophique en général et sur le religieux en particulier. L'ouvrage montre que la religion chrétienne a façonné l'individu occidental d'aujourd'hui (croyant ou non) et que la pensée contemporaine aurait sans doute beaucoup à perdre en récusant totalement cet héritage. Christophe Bouriau est professeur en philosophie à l'Université de Lorraine et membre des Archives Henri-Poincaré ? Philosophie et recherches sur les sciences et les technologies (CNRS, Université de Lorraine, Université de Strasbourg). Ses travaux portent principalement sur la philosophie allemande. Yves Meessen est maître de conférences habilité à diriger des recherches en théologie et membre du laboratoire Écritures (Université de Lorraine). Ses travaux portent principalement sur la philosophie et la théologie. Florian Larminach est professeur certifié de philosophie au lycée Cormontaigne de Metz, docteur en philosophie et chargé de cours à l'Université de Lorraine.
Cet ouvrage est une anthologie de textes commentés, avec une présentation et un glossaire. Kant est, avec Platon et Descartes, un des auteurs les plus étudiés dès la terminale et bien sûr à l'université. Cependant, le style souvent technique de cette oeuvre la rend difficile d'accès pour les étudiants. Une anthologie commentée de ses grands textes est donc particulièrement bienvenue. Christophe Bouriau explicite la pensée de Kant à travers ses thèmes les plus connus : la question de la connaissance, de la morale et de l'art. Mais c'est surtout la très forte unité de son oeuvre qui apparaît au fil de l'anthologie. Enfin, certains aspects essentiels mais moins connus de la pensée de Kant trouvent la place qu'ils méritent : la politique et l'éducation, notamment. L'auteur de l'anthologie a choisi un découpage particulièrement clair, qui suit les quatre célèbres questions de Kant. IntroductionTextes : 1. Que puis-je savoir ... 2. Que dois-je faire ... 3. Que m'est-il permis d'espérer ... 4. Qu'est-ce que l'homme ... Glossaire - Bibliographie
Cet ouvrage se propose d'introduire à quelques lectures majeures de Kant, en prenant pour fil conducteur le problème du dualisme kantien de la matière (l'a posteriori) et de la forme (l'a priori). Ce qui fait problème dans ce dualisme, c'est la soumission humiliante de la pensée à son autre, la matière de la connaissance, reçue passivement par les sens et non produite par la raison. La présente étude entreprend d'une part de manifester la fécondité de ce problème dans la genèse des grandes philosophies allemandes, sur une période qui s'étend du postkantisme (Fichte, Schelling, Hegel) jusqu'au débat de Davos (Heidegger, Cassirer). Il souligne d'autre part que le dualisme peut être interprété moins comme un obstacle à l'unité du savoir ou à la primauté de la raison, que comme le ressort même de l'activité créatrice de l'homme.
Ce livre veut montrer que Nietzsche s'inspire de la "Renaissance" italienne et française pour élaborer le modèle de civilisation qu'il appelle de ses voeux. La question centrale est celle de savoir ce qu'il entend par "Renaissance". S'agit-il d'une période historique bien délimitée, ou bien d'un concept qu'il reconstruit à sa manière ? Aborde-t-il la Renaissance en historien, avec un souci de fidélité, ou bien comme un philosophe qui s'en inspire pour créer un concept opératoire au sein de sa doctrine ? Enfin, que vaut l'interprétation nietzschéenne de la Renaissance : est-elle défendable d'un point de vue historique ? Pour répondre à ces questions, nous proposons de suivre l'évolution de la pensée de Nietzsche. Les deux premiers chapitres de ce livre présenteront les deux grandes phases (wagnérienne et post-wagnérienne) de son interprétation de la Renaissance. Le troisième procède à un examen critique de cette interprétation.
Arthur Schopenhauer (1788-1860), philosophe allemand nommé "le pessimiste de Francfort", héritier de Kant, s'inspirant de la sagesse hindouiste et bouddhiste, a imprimé une marque durable sur la philosophie en faisant du vouloir inconscient "la moelle substantielle de l'univers" et l'élément déterminant en l'homme. Inventeur de la démarche généalogique, il interprète toutes les manifestations humaines (comportement, texte, discours, etc) à la lumière d'un sens latent qu'on peut découvrir sous le sens manifeste en remontant au type de volonté qui s'exprime dans chaque manifestation. Nietzsche, Marx et Freud se souviendront de la leçon et s'attacheront à détecter les aspirations profondes qui se travestissent dans les attitudes et déclarations assumées par les individus ou les groupes sociaux. A ce titre, on peut dire que Schopenhauer préfigure "les penseurs du soupçon". Christophe Bouriau expose ici cette philosophie du sens en partant de son fondement métaphysique, le "vouloir-vivre", pour développer ensuite la portée existentielle de cette intuition initiale. Le vouloir est en effet à la source du mal, c'est-à-dire de la souffrance (le mal subi) et de l'injustice (le mal commis). A l'encontre de ce que soutient Nietzsche, Schopenhauer n'entend pas "nous disposer à la résignation" face au mal. Il nous propose plutôt trois voies pour le contrer : l'expérience esthétique, la morale de la compassion et l'ascèse. L'ouvrage se clôt sur la postérité de cette pensée atypique et en particulier de son concept d'"inconscient".
Un hommage au professeur d'histoire contemporaine Jean El Gammal.Cet ouvrage collectif rend hommage au professeur d'histoire contemporaine Jean El Gammal qui a enseigné à l'Université de Lorraine de 1997 à 2022 avant d'accéder au statut de professeur émérite. Constitué de 22 contributions sur des sujets originaux, il mêle des approches politiques et culturelles de l'histoire de France et de la Lorraine. Sont ainsi abordés des approches biographiques de plusieurs personnalités (Maurice Barrès, Jules Méline, Ludovic Beauchet, Claude Huriet?), des moments clés de l'histoire de France et de la Lorraine (révolution de 1848, Empire libéral, années 1970?) et l'histoire d'instances ou d'organisations politiques (Union interparlementaire, génération sociale et libérale, Confédération générale du travail, Parti communiste français, Parti des Mosellans?). Jérôme Pozzi est maître de conférences en histoire contemporaine à l'Université de Lorraine et membre du Centre de recherche universitaire lorrain d'histoire (Crulh). Ses recherches portent principalement sur l'histoire politique de la France contemporaine, les droites parlementaires, le gaullisme, la communication politique et l'histoire du Grand Est.