Arthur Schopenhauer (1788-1860), philosophe allemand nommé "le pessimiste de Francfort", héritier de Kant, s'inspirant de la sagesse hindouiste et bouddhiste, a imprimé une marque durable sur la philosophie en faisant du vouloir inconscient "la moelle substantielle de l'univers" et l'élément déterminant en l'homme. Inventeur de la démarche généalogique, il interprète toutes les manifestations humaines (comportement, texte, discours, etc) à la lumière d'un sens latent qu'on peut découvrir sous le sens manifeste en remontant au type de volonté qui s'exprime dans chaque manifestation. Nietzsche, Marx et Freud se souviendront de la leçon et s'attacheront à détecter les aspirations profondes qui se travestissent dans les attitudes et déclarations assumées par les individus ou les groupes sociaux. A ce titre, on peut dire que Schopenhauer préfigure "les penseurs du soupçon". Christophe Bouriau expose ici cette philosophie du sens en partant de son fondement métaphysique, le "vouloir-vivre", pour développer ensuite la portée existentielle de cette intuition initiale. Le vouloir est en effet à la source du mal, c'est-à-dire de la souffrance (le mal subi) et de l'injustice (le mal commis). A l'encontre de ce que soutient Nietzsche, Schopenhauer n'entend pas "nous disposer à la résignation" face au mal. Il nous propose plutôt trois voies pour le contrer : l'expérience esthétique, la morale de la compassion et l'ascèse. L'ouvrage se clôt sur la postérité de cette pensée atypique et en particulier de son concept d'"inconscient".
Nombre de pages
184
Date de parution
19/11/2013
Poids
195g
Largeur
124mm
Plus d'informations
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EAN
9782251760742
Titre
Schopenhauer
Auteur
Bouriau Christophe
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
124
Poids
195
Date de parution
20131119
Nombre de pages
184,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Cet ouvrage est une anthologie de textes commentés, avec une présentation et un glossaire. Kant est, avec Platon et Descartes, un des auteurs les plus étudiés dès la terminale et bien sûr à l'université. Cependant, le style souvent technique de cette oeuvre la rend difficile d'accès pour les étudiants. Une anthologie commentée de ses grands textes est donc particulièrement bienvenue. Christophe Bouriau explicite la pensée de Kant à travers ses thèmes les plus connus : la question de la connaissance, de la morale et de l'art. Mais c'est surtout la très forte unité de son oeuvre qui apparaît au fil de l'anthologie. Enfin, certains aspects essentiels mais moins connus de la pensée de Kant trouvent la place qu'ils méritent : la politique et l'éducation, notamment. L'auteur de l'anthologie a choisi un découpage particulièrement clair, qui suit les quatre célèbres questions de Kant. IntroductionTextes : 1. Que puis-je savoir ... 2. Que dois-je faire ... 3. Que m'est-il permis d'espérer ... 4. Qu'est-ce que l'homme ... Glossaire - Bibliographie
Cet ouvrage se propose d'introduire à quelques lectures majeures de Kant, en prenant pour fil conducteur le problème du dualisme kantien de la matière (l'a posteriori) et de la forme (l'a priori). Ce qui fait problème dans ce dualisme, c'est la soumission humiliante de la pensée à son autre, la matière de la connaissance, reçue passivement par les sens et non produite par la raison. La présente étude entreprend d'une part de manifester la fécondité de ce problème dans la genèse des grandes philosophies allemandes, sur une période qui s'étend du postkantisme (Fichte, Schelling, Hegel) jusqu'au débat de Davos (Heidegger, Cassirer). Il souligne d'autre part que le dualisme peut être interprété moins comme un obstacle à l'unité du savoir ou à la primauté de la raison, que comme le ressort même de l'activité créatrice de l'homme.
Ce livre veut montrer que Nietzsche s'inspire de la "Renaissance" italienne et française pour élaborer le modèle de civilisation qu'il appelle de ses voeux. La question centrale est celle de savoir ce qu'il entend par "Renaissance". S'agit-il d'une période historique bien délimitée, ou bien d'un concept qu'il reconstruit à sa manière ? Aborde-t-il la Renaissance en historien, avec un souci de fidélité, ou bien comme un philosophe qui s'en inspire pour créer un concept opératoire au sein de sa doctrine ? Enfin, que vaut l'interprétation nietzschéenne de la Renaissance : est-elle défendable d'un point de vue historique ? Pour répondre à ces questions, nous proposons de suivre l'évolution de la pensée de Nietzsche. Les deux premiers chapitres de ce livre présenteront les deux grandes phases (wagnérienne et post-wagnérienne) de son interprétation de la Renaissance. Le troisième procède à un examen critique de cette interprétation.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
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Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
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