Un homme et une femme transformés en animaux (elle en belette, lui en congre) vivent un amour intense au bord d'un lac de montagne, dans un pays autoritariste où les citoyens sont confinés. Leur relation est violente, passionnée, charnelle, et dure jusqu'à l'arrivée d'une énigmatique femme en robe blanche qui devant eux congédie son amoureux. Dans l'eau du lac, ils retrouvent son sac, qui contient des lettres et deux alliances. La jalousie de la belette provoque le départ du congre. S'ensuivent alors des jours de deuil, pendant lesquels elle se lamente tout en continuant d'écrire leur histoire. Rêverie et réalité, puis souvenirs et présent se confondent, jusqu'à ce que les deux couples semblent n'en faire plus qu'un et que l'amour trouve son éternité sous une lumière atemporelle. Latife Tekin, dont le roman Chère Défunte... (1983 en Turquie et Stock, 1997 pour la traduction française) introduisit le réalisme magique dans la littérature turque, signe ici un roman étonnant où un fantastique minimaliste se fait l'écrin de la sensualité pour édifier une ode atemporelle à l'amour et à la liberté.
Nombre de pages
124
Date de parution
24/08/2023
Poids
179g
Largeur
145mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782491221102
Titre
Nous qui ne connaissons pas le temps
Auteur
Tekin Latife ; Cavaillès Sylvain
Editeur
KONTR
Largeur
145
Poids
179
Date de parution
20230824
Nombre de pages
124,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Dans la nuit sale de la ville (Istanbul, mais ce pourrait être Bombay ou Mexico), fendant la foule des loqueteux, surgit soudain sur la route mouillée, tous feux allumés, comme un défi à l'obscurité, la Volvo de Halilhane. L'homme et sa voiture ne font qu'un. Elle lui appartient. Il lui est soumis. Elle est son rempart contre la pauvreté, son instrument de rêve... Outre les filles, ce rêve tourne autour de la conquête du monde, c'est-à-dire de l'Argent. Halilhane, ses frère et son ami Gogui (Pierrot lunaire perdu dans les étoiles dont on dit qu'il tomba amoureux du cadavre d'une jeune fille à l'époque où il travaillait à la morgue) vont s'associer pour réactiver une entreprise. Mais les pauvres, les ingénus, les rêveurs font de magnifiques perdants voués à retourner " par petits bonds " dans le néant auquel ils sont destinés depuis toujours... L'univers des romans de Latife Tekin, à la fois tendre, drôle et poignant, c'est celui des marginaux, des gagne-petits de l'ombre, des laissés-pour-compte du grand convoi du Progrès, qui tentent désespérément d'exister dans un monde décidé à les ignorer. La force de l'écriture de Tekin, c'est de les doter enfin d'une parole difficile à ne pas entendre.
L'ONG Renforts oeuvre à sortir de l'impasse et de la marginalisation de jeunes Turcs talentueux en dérive. Désespoir politique, répression sociale ou d'Etat, manque de perspectives. Mais les idéaux ont parfois la vie dure... Un employé anonyme voyage sans relâche dans toute l'Europe à la recherche de fonds. De retour d'un énième entretien infructueux, il manque la dernière navette qui relie l'aéroport au centre-ville d'Istanbul. Il se retrouve alors dans le taxi partagé d'un insolite chauffeur aux allures de devin. Sur le chemin, ce dernier emprunte une route de montagne, où il a "des affaires à régler". Son passager est alors pris dans un tourbillon d'événements burlesques dont il ne pourra s'échapper, au milieu des demandeurs d'asile, des activistes et des multinationales avides.
Mahmud et Yezida, c'est l'histoire d'amour impossible entre un Musulman et une Ézidie. Impossible car les Ézidis ne peuvent se marier en dehors de leur communauté et parce que les rapports entre Musulmans et Ézidis ont toujours été nourris d'inimitié. Comme si cela ne suffisait pas, l'amour des deux jeunes gens est contrarié par une querelle de terres. Pour accéder à un terrain fertile située au-delà du village de leurs ennemis, les hommes de Havvas Agha vont profiter d'une croyance ézidie pour assiéger le village entier afin de s'approprier les terres qu'ils convoitent. Mais lorsque Mahmud est abattu en essayant de la rejoindre, Yezida s'enferme dans un cercle qu'elle dessine elle-même afin de s'y laisser mourir. Avec cette pièce de théâtre, qui a marqué l'histoire du théâtre turc contemporain, Murathan Mungan pose la première pierre d'une Å?uvre monumentale qui continue de s'écrire aujourd'hui et qui a fait de lui l'un des écrivains fondamentaux de la Turquie contemporaine.
Mikasa est un pauvre corniaud vivant dans les rues d'Arkanya, bourgade imaginaire située à l'Est d'un pays non nommé. Rejeté par sa mère alors qu'il n'était qu'un chiot, il trouve refuge auprès d'une bande de chiens marginaux et tombe amoureux de la belle Melsa, mascotte du parti de ces "gens de l'Est" qui mènent contre l'Etat une drôle de guerre sur le point de basculer dans l'horreur. Kidnappé, au moment où il allait s'unir à son amante, par un tortionnaire de la contre-guérilla, Mikasa va devenir démineur et se retrouver affecté à une caserne dans ses montagnes d'origine. Témoin privilégié des atrocités de cette sale guerre d'hommes, pire démineur que le règne canin ait jamais connu, amoureux transi dont le nom de Melsa ne quitte jamais les lèvres, Mikasa raconte son histoire tragique aux chiens du refuge où il s'est retrouvé après un mystérieux accident qui l'a laissé aux portes de la mort, le privant de ses pattes arrière. Grâce à une narration à deux voix qui tient en haleine jusqu'au bout, Ouâf transmet la vérité de ce qui fut vécu dans le Kurdistan turc au cours des années 1990, une vérité qui éclaire les enjeux du conflit kurde en Turquie mais aussi les événements plus récents. Kemal Varol s'y révèle un romancier de premier plan sachant manier humour et engagement.
Née en 1974 au Kurdistan irakien, la poétesse Choman Hardi est aussi une enseignante-chercheuse travaillant sur la question des inégalités du point de vue de l'intersectionnalité. Elle a trouvé refuge au Royaume-Uni en 1993 où elle a étudié dans les universités d'Oxford, de Londres et du Kent. Son ouvrage post-doctoral, Gendered Experiences of Genocide : Anfal Survivors in Kurdistan-Iraq (Routledge, 2011), a été nommé "UK Core Title" par le Yankee Book Peddler. Depuis 2010, des poèmes de son premier recueil en anglais, Life for us (Bloodaxe, 2004) sont étudiés dans l'enseignement secondaire. Son second recueil, Considering the women (Bloodaxe, 2015), a été nominé par la Poetry Book Society et sélectionné pour le Forward Prize for Best Collection. Sa traduction de Butterfly Valley de Sherko Beka a reçu le prix PEN translation.
Istanbul, à l'orée des années 1980. Fatma Aliye vit seule avec sa mère et son grand-père sénile dans leur vieille demeure ottomane, ultime symbole de leur grandeur passée. La visite de sa soeur Talia vient raviver de vieilles rancoeurs et des douleurs encore tenaces, tandis que sourdent en arrière-plan les remous politiques annonciateurs du coup d'Etat du 12 septembre. Dans son hammam où s'organise la sociabilité homosexuelle stambouliote de l'époque, Madame vit elle aussi avec ses fantômes : le traumatisme des pogroms anti-grecs de 1955 et l'absence de son fils. E5ber, Reha et Suat Bey évoluent entre frigidarium et pierre ventrale, trouvant en Madame une figure de mère protectrice, échappant dans ce refuge aux menaces qui pèsent sur eux du fait de leur identité.