Shakespeare et les boys band. Culture jetable et marchandisation hédoniste
Teixeira Vincent
KIME
16,00 €
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EAN :9782841746545
Malgré ces temps de crise, le règne de l'hédonisme consumériste perdure, et la consommation culturelle est à la mode. Mais à bien des égards, la culture de masse qu'on nous vend, quand elle n'est pas un escamotage ou un bricolage culturel, dont l'artifice va de pair avec la fuite en avant dans l'artificialisation de la vie, relève essentiellement du divertissement, comme un baume adoucissant aux misères quotidiennes. C'est contre cette manière distrayante de conforter la domestication des êtres, façonnage d'un homme moyen, fonctionnel, que s'inscrit cette critique de l'actuelle marchandisation, ad nauseam, d'une culture sans estomac. Laquelle est devenue le champ de bataille d'une véritable misère symbolique, aussi déroutante que les autres désastres du monde moderne. Car à travers cette assuétude qu'on nous inocule à consommer indifféremment des "produits culturels", comme du coca light, nous sentons l'horizon se restreindre, et croître, parallèlement à celles de la planète, les pollutions et dégradations de l'esprit. Face à ces outrages et manoeuvres d'assujettissement s'impose la nécessité vitale d'une désintoxication, comme un des enjeux de notre nouveau malaise dans la civilisation.
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Nombre de pages
121
Date de parution
13/02/2014
Poids
175g
Largeur
144mm
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EAN
9782841746545
Titre
Shakespeare et les boys band. Culture jetable et marchandisation hédoniste
Auteur
Teixeira Vincent
Editeur
KIME
Largeur
144
Poids
175
Date de parution
20140213
Nombre de pages
121,00 €
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Mythique ou historique, l'Occident n'aura cessé de bruire de colères, engendrant une violence destructrice, dont il n'a certes pas le monopole, mais qu'il a exportée un peu partout dans le monde, masquant sa volonté de puissance sous la bannière généreuse de "la civilisation". Mais le devenir récent de cette mondialisation (occidentale) n'incite guère à l'optimisme, tant la domination techno-industrielle, l'hyperconsommation, la religion du progrès perpétuel, issues du désir d'inventer le Paradis sur Terre, s'avèrent aussi aventureuses qu'empoisonnées. Aux désastres et mutilations en cours de la planète, s'ajoutent la domestication des esprits, le façonnage d'un homme fonctionnel - autrement dit, une négation de l'homme, dans sa vie intérieure. Prise dans l'engrenage de "nos horreurs économiques", la vie est ainsi gaspillée, au bénéfice du matérialisme qui gouverne le parc humain. Mais à mesure que, déroutés, nous sentons l'horizon se restreindre et croître le devenir fantôme de ce monde, la colère ne devrait-elle pas renouer avec les pouvoirs de la parole, comme refus de consommer le monde, tel qu'il nous y pousse, et contre-poison apte à le bousculer ? Car le cours de la liberté s'étend toujours à perte de vue.
Résumé : L'Ombre et la Nuit de Francis Giauque, c'est le titre - si explicite - du second recueil de ce jeune écrivain du Jura suisse, mythifié en France dès les années 1970, et c'est une porte d'entrée pour pénétrer, en s'appuyant sur les OEuvres publiées à L'Aire bleu (2005), l'univers sombre de ce poète suicidé à l'âge de 31 ans, le 12 mai 1965. Toutes les pages qu'il nous a laissées disent, en soulignant l'impossibilité de le dire, son attrait pour la mort et la fraternité éprouvée avec les désespérés. Un cri qui témoigne.
Résumé : Ce livre est une méditation sur la condition juive et le destin du sionisme à travers trois pensées philosophiques. Celle de Buber, qui illustre l'engagement sioniste à partir d'un renouveau spirituel ; celle de Levinas, qui représente la vitalité du judaïsme de la diaspora en France ; celle de Simone Weil, qui est l'une des figures les plus paradoxales d'un judaïsme apparemment assimilé. Quelle lumière une étude comparée de ces trois oeuvres peut-elle jeter sur l'impasse où se trouve aujourd'hui Israël, condamné à une guerre sans fin, incompatible avec les valeurs autour desquelles le sionisme s'est construit ? A travers ces trois situations historiques bien distinctes où le judaïsme du vingtième siècle s'est trouvé et à travers les contradictions des philosophies qu'il a inspirées, l'ouvrage dégage les problèmes que posent à toutes les civilisations la confusion entre les lieux et les territoires, le recours à la guerre, l'ordre géopolitique des Etats-nations, les maléfices de la politique et, par-dessus tout, les apories de l'identité, qu'elle soit personnelle ou collective.
Dans le sillage de Flaubert sont nées, dans tous les domaines artistiques, des adaptations et des créations multiples, reflétant la réception contrastée de son oeuvre de par le monde : le cinéma, le théâtre, la musique, l'opéra, la bande dessinée, nous offrent aujourd'hui une très large palette d'intertextes attestant la vitalité d'une oeuvre constamment lue, relue, réécrite, traduite, retraduite, bref, constamment (ré)interprétée, en vertu d'intentions parfois contrastées, méritant une étude attentive, en vertu peut-être aussi de l'inquiétude fondamentale qui traverse l'oeuvre de Flaubert et dont ces postérités sont, chacune à leur manière, les échos entêtants. L'étude de ces "dérivés" flaubertiens révèle aussi bien les procédés d'actualisation de la filiation ainsi revendiquée, que les singulières métamorphoses induites par les lectures de Flaubert en d'autres langues et au sein d'autres cultures. Ce volume rassemble les travaux de chercheurs internationaux, qui, à l'étranger et en France, nous offrent un vaste panorama de ces créations.
Résumé : Au tournant du XIXe et du XXe siècle, le livre illustré acquiert en Europe une place inédite. Soumis aux constantes mutations dues à l'apparition de nouvelles techniques de reproduction de l'image, le livre illustré se fige en un monument plastique sous les espèces du livre d'artiste au XXe siècle. Privilégier la production des grands peintres-illustrateurs qui ont permis cette évolution tend cependant à occulter la façon dont a pu se constituer un langage illustratif au sein d'un ensemble plus global de pratiques. Le présent ouvrage, qui réunit un ensemble de chercheurs européens, tente de restituer la diversité des formes d'illustration, en une époque de transition qui permet à la fois la synthèse des traditions et l'émergence des innovations. Les études concernent certes des artistes liés à des écrivains de renom (Fernand Khnopff, Aubrey Beardsley, Alfred Kubin, Edvard Munch, Charles Baudelaire, Victor Hugo, Emile Verhaeren, Romain Rolland, Pierre-Jean Jouve, etc.) mais en montrant la manière dont ils sont soumis aux influences passées et présentes, et en relation avec des domaines connexes comme les sociétés de bibliophilie, la presse illustrée, l'illustration photographique, l'album, le livre pour enfants, et enfin le livre d'artiste. L'accent est donc mis non sur les singularités mais sur les passages entre les différents types d'image et sur les rémanences des formes du passé.