Jean-Martin Moye, prêtre du diocèse de Metz, béatifié en 1954, est surtout connu pour avoir été missionnaire en Chine comme membre des Missions étrangères de Paris, et pour avoir fondé les S'urs de la Providence. En dehors de cercles restreints, ses écrits, publiés et manuscrits, ont été peu lus. Pourtant, dans le siècle peu religieux que fut le XVIIIe siècle, il fut un grand mystique, dont la pensée et l'exemple méritent d'être mieux connus. Il appartient, pour la doctrine, au courant de l'Ecole française, inspirée du Cardinal de Bérulle. Mais son expérience, toute personnelle, fait de lui un personnage unique, en qui une vie apostolique intense allait de pair avec une vie intérieure des plus élevées. Pour éclairer sa vie et ses écrits, Georges Tavard a étudié ses origines dans la campagne du duché de Lorraine. Il jette une lumière inattendue sur la Lorraine de l'époque. En outre, les dix années passées par Moye en Chine furent intimement liées à son développement spirituel. Ainsi l'histoire des missions dans l'Empire interdit de la Chine prend-elle une dimension nouvelle. Georges TAVARD, des Pères de l'Assomption, est lui-même lorrain et apparenté à Jean-Martin Moye. Professeur de théologie, il est l'auteur entre autres ouvrages, de La Théologie parmi les Sciences Humaines, Coll. Le Point Théologique, 15, Beauchesne, 1975.
Nombre de pages
272
Date de parution
01/04/1978
Poids
501g
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EAN
9782701001388
Titre
L'expérience de Jean-Martin Moye 1730-1793
Auteur
Tavard Georges
Editeur
BEAUCHESNE
Largeur
0
Poids
501
Date de parution
19780401
Nombre de pages
272,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Tout se passe comme si la Révolution, indirectement, avait assuré le triomphe de la Vierge au XIXe siècle... L'étude, entre autres documents, des manuels de théologie utilisés dans les séminaires au XVIIIe siècle, établit en effet que l'enseignement marial, avant la Révolution, est très sobre ? en dépit de nombreux pèlerinages (l'auteur le montre avec l'exemple de la Lorraine). Avec la Révolution, tout semble s'arrêter ? elle ferme les églises, exile les prêtres, tente d'instaurer le culte de la Raison. Mais dès le début du XIXe siècle, se multiplient les visionnaires (plus de cent-vingt en France qui disent voir Marie et en recevoir des messages) et les nouvelles communautés (de femmes ou d'hommes) prenant pour nom l'une des appellations de la Vierge (plusieurs dizaines en France). C'est dans ce contexte que sera définie l'Immaculée Conception (Pie IX, 1854). L'auteur fait donc l'hypothèse que l'« explosion mariale » au XIXe siècle, qui se prolonge au XXe, s'explique comme une réaction populaire profonde contre les excès révolutionnaires.