Comment rénover la théologie ? Le concile a indiqué des orientations. L'après-concile a abordé tournant vertigineux marqué par une attention toute nouvelle l'anthropologie. C'est la conviction de l'auteur que l'on doit en attendre beaucoup pour le rayonnement de la foi et le renouveau de la vie chrétienne, si toutefois la théologie arrive à se donner une méthode qui soit à la fois adaptée aux sciences actuelles et fidèle à la tradition. D'où une recherche fondamentale des structures qui déterminent le fonctionnement de la théologie. Comprise comme science de l'homme qui parle de Dieu, la théologie dévoile de façon nouvelle sa structure interne. Elle apparaît comme langage, et son étude doit prendre place dans le grand courant moderne des sciences linguistiques et sémiotiques. Cette idée centrale permet d'envisager des questions de base : la formulation de la foi, la tradition, le développement du dogme, l'orthodoxie, la catéchèse, la mission. Cet ouvrage constitue un programme de travail. La théologie a toujours construit des modèles pour tenter de comprendre Dieu. Elle est invitée ici à prendre conscience de la nature de ces modèles et de la structure de leur élaboration. Après avoir enseigné dans plusieurs collèges et universités, Georges TAVARD, théologien catholique français, est professeur de théologie systématique dans un séminaire protestant des Etats-Unis. La dimension nique est partout présente Mais il s'agit d'un oecuménisme large qui veut envisager toute la théologie, et non seulement la théologie catholique théologie chrétienne.
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Nombre de pages
160
Date de parution
01/04/1975
Poids
401g
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EAN
9782701000138
Titre
La théologie parmi les sciences humaines
Auteur
Tavard Georges
Editeur
BEAUCHESNE
Largeur
0
Poids
401
Date de parution
19750401
Nombre de pages
160,00 €
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Résumé : Jean-Martin Moye, prêtre du diocèse de Metz, béatifié en 1954, est surtout connu pour avoir été missionnaire en Chine comme membre des Missions étrangères de Paris, et pour avoir fondé les S?urs de la Providence. En dehors de cercles restreints, ses écrits, publiés et manuscrits, ont été peu lus. Pourtant, dans le siècle peu religieux que fut le XVIIIe siècle, il fut un grand mystique, dont la pensée et l'exemple méritent d'être mieux connus. Il appartient, pour la doctrine, au courant de l'Ecole française, inspirée du Cardinal de Bérulle. Mais son expérience, toute personnelle, fait de lui un personnage unique, en qui une vie apostolique intense allait de pair avec une vie intérieure des plus élevées. Pour éclairer sa vie et ses écrits, Georges Tavard a étudié ses origines dans la campagne du duché de Lorraine. Il jette une lumière inattendue sur la Lorraine de l'époque. En outre, les dix années passées par Moye en Chine furent intimement liées à son développement spirituel. Ainsi l'histoire des missions dans l'Empire interdit de la Chine prend-elle une dimension nouvelle. Georges TAVARD, des Pères de l'Assomption, est lui-même lorrain et apparenté à Jean-Martin Moye. Professeur de théologie, il est l'auteur entre autres ouvrages, de La Théologie parmi les Sciences Humaines, Coll. Le Point Théologique, 15, Beauchesne, 1975.
De très nombreuses études ont été consacrées à la Révolution française à l'occasion des célébrations de son bicentenaire, et la réflexion n'a évidemment pas cessé depuis. En 1993, une université des Etats-Unis invita Georges Tavard à donner un cours sur le thème : " La révolution de 1789 eut-elle une influence sur la piété mariale ? " Pour traiter cette question, l'auteur s'est d'abord demandé quel enseignement sur la Vierge Marie était donné dans les manuels de théologie les plus répandus au XVIIIe siècle (chap. I), quelle était la place de la Vierge dans la prédication (chap. II) et dans les ouvrages de spiritualité destinés aux laïcs (chap. III), et quels étaient les sanctuaires et lieux de pèlerinage consacrés à Marie (chap. IV). Pour évaluer ensuite l'influence de la Révolution, il compare ce qu'écrivait sur la Vierge, avant et après 1789, le principal auteur qui se consacrait à ce sujet (chap. V). Puis il complète son étude en présentant la piété mariale de quelques autres prêtres qui durent se cacher ou partir pour l'exil (chap. VI), et en traçant enfin les grandes lignes de " l'explosion mariale " qui caractérisa le XIXe siècle (regains de ferveur divers, congrégations placées sous le patronage de la Vierge, messages et apparitions nombreuses, parmi lesquels ceux de Lourdes et de La Salette, etc.). En conclusion, il apparaît que cette puissante résurgence de la dévotion mariale s'explique en grande partie comme une réaction populaire profonde aux excès et aux persécutions révolutionnaires... Une réparation nationale, en quelque sorte.
Emmanuel d'Alzon (1810-1880), prêtre de Nîmes, fut vire général du diocèse et fonda deux congrégations religieuses, les Augustins de l'Assomption et les Oblates de l'Assomption. Prédicateur fort demandé, directeur d'un collège secondaire, engagé dans une multitude d'œuvres, il est quelque peu oublié comme auteur spirituel. Il suivit pourtant de près les religieuses contemplatives, surtout à Nîmes et à Montpellier, et il fut un directeur de conscience recherché, surtout par les jeunes filles de plusieurs collèges et par les femmes de la bourgeoisie. Ses nombreuses lettres fournissent des indications précieuses sur sa propre expérience intérieure. Mêlé à tous les mouvements importants qui agitaient la France de son temps, il se souciait aussi de l'état des chrétientés de rite oriental dans l'Empire ottoman à son déclin, et dans les territoires qui, comme la Bulgarie, s'émancipaient alors de la tutelle turque. A travers un langage qui paraît parfois démodé, il reprenait et, à son tour, transmettait les intuitions des grands mystiques catholiques. Son projet de l'unité des chrétiens n'était pas sans rapport avec sa conception du Royaume de Dieu intérieur et extérieur, dans les âmes et dans le monde, et de la vie de la foi qui doit fournir à tous les croyants la véritable clé du Royaume. Centrée sur l'expérience de La Trinité divine et la contemplation de la figure du Christ, sa vision de l'Eglise, qui s'inspirait surtout de saint Augustin et de saint Thomas, était à la fois traditionnelle et étonnamment moderne.
Les courants principaux de l'épistémologie : Le scepticisme L'empirismeLe rationalisme L'idéalisme Le réalisme Les notions fondamentales de la critique : La connaissance La vérité La certitude L'évidence L'erreur Les thèses essentielles du réalisme : La sensation La réflexion L'abstraction L'affirmation L'induction
Composé de douze études, le présent ouvrage examine plusieurs aspects méconnus, voire inconnus, de la Réforme ou des Réformes (pour employer le pluriel cher à Lucien Febvre). L'auteur y aborde quelques-unes des figures de proue du XVIè siècle : après celle de Lefevre d'Etaples qu n'a jamais franchi les limites du réformisme, celles de Luther, de Zwingli, de Myconius et de Calvin qui ont marqué de leur empreinte un certain nombre de familles confessionnelles. Dans leur diversité, ces Réformateurs ont été animés d'une préoccupation commune. Ils se sont efforcés d'interpréter la Bible en obéissant à un double impératif : de fidélité envers Dieu, et de responsabilité envers les hommes. Leurs efforts qui n'avaient d'autre but que de réformer l'Eglise et la société n'ont pas eu le résultat qu'ils avaient escompté. Des recherches de Lefevre d'Etaples qui sont évoquées au début de ce livre au pamphlet de Calvin contre Cassander qui y est examiné en finale s'écoule un demi-siècle au cours duquel se désagrège la chrétienté issue du Moyen Age. Ce demi-siècle pèse lourd dans l'histoire de l'Eglise. En 1512, quand Lefèvre publie son Commentaire sur les Epîtres de saint Paul, tous les espoirs de renouveau sont possibles. En 1561, quand Calvin dénonce, au lendemain du Colloque de Poissy, certaines tentatives de rapprochement des chrétiens qui lui paraissent mettre ne péril la cause de l'Evangile, la chrétienté d'Occident est disloquée. Les Réformes ont réussi, certes, mais pour réussir, elles ont dû se faire en dehors de l'Eglise romaine.