Le présent volume part d'une question simple : comment le christianisme occidental, à partir du XVIème siècle, parvient-il à incorporer dans son histoire et dans son destin la découverte des peuples non-chrétiens ou la volonté de convertir à la Révélation des peuples qu'ils avaient conçu jusqu'ici aux limites d'un monde chrétien central dans la vie du monde ? Cette question ne concerne pas seulement l'aventure des missions de Chine, mais la Chine porte à ses sommets l'angoisse théologique et anthropologique d'une autre civilisation, seule comparable aux grandes civilisations antiques, et qui, pour cette raison, sollicitera un prodigieux transfert de la relation des juifs et des chrétiens dans celle des confucéens et des catholiques. Ce moment crucial de l'époque moderne redécouvre d'autres grandes scansions de l'histoire de l'Occident, non pas seulement dans le rapport entre judaïsme et christianisme, mais dans ce que l'on peut appeler l'invention chrétienne du "paganisme" comme religion des autres mais aussi comme religion du passé. Sommes-nous aujourd'hui aussi loin de tout cela qu'on pourrait le penser ? Qu'en est-il du statut des autres religions dans une période de grand reflux de l'oecuménisme religieux ? La reconnaissance de la "vertu des païens" , reconnaissance ambiguë, proche d'une tolérance, toujours ambiguë elle aussi, est pour nous aujourd'hui un miroir tendu, dans l'épaisseur du temps, au malaise de notre civilisation post-chrétienne. Le volume propose, à partir de ce moment essentiel, un retour en arrière dans le temps - l'antiquité, le moyen âge - et un saut vers le futur, notre présent, et entend confronter les débats historiques les plus complexes, éclairés par les meilleurs spécialistes, avec une réalité contemporaine dans laquelle, comme nous le savons parfois trop bien, l' "Autre" hante encore l'identité incertaine des sociétés et des peuples.
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Nombre de pages
784
Date de parution
11/01/2019
Poids
860g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782841749126
Titre
La vertu des païens
Auteur
Taussig Sylvie
Editeur
KIME
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145
Poids
860
Date de parution
20190111
Nombre de pages
784,00 €
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Résumé : Armand Jean du Plessis de Richelieu (1585-1642), dit le cardinal de Richelieu, cardinal duc de Richelieu et duc de Fronsac, eut une destinée à tel point hors du commun que Mazarin, son successeur, put dire qu'" en aucun siècle il n'y a eu un homme semblable ". Entré dans les ordres pour conserver à sa famille le bénéfice de l'évêché de Luçon, il fut, de 1624 jusqu'à sa mort, le principal ministre d'Etat de Louis XIII. Habile, intransigeant, père de l'Académie française et amoureux des arts, certain que les " intérêts publics doivent être l'unique fin du Prince et de ses conseillers ", il peut être considéré comme l'un des fondateurs de la France moderne. Le 5 décembre 1793, plus de cent cinquante ans après sa mort, les révolutionnaires l'exhument et le décapitent.
Ce volume repose sur un pari : que le travail comparatiste, le regard éloigné et les différences méthodologiques d'une tradition savante à l'autre, mexicaine ou française, non seulement permettent de distinguer des traits qui peuvent échapper à une vision rapprochée, voire myope, mais donnent la possibilité de poser des éléments pour envisager ce que serait l'islam mondialisé, soit un phénomène religieux au croisement des migrations, des réélaborations théologiques et des nouveaux enjeux de nos sociétés hyperconnectées. Le Mexique et la France, de part et d'autre de l'Atlantique, si différents en termes de niveau de sécularisation de la société, ont cependant en commun d'être des pays laïques et d'avoir une histoire intense de la laïcité ; la pratique de la religion musulmane y est une réalité relativement récente, quoique à la fois l'histoire et le mythe la fassent remonter bien plus haut dans le temps. Si le nombre relatif et absolu de musulmans dans les deux pays n'est pas comparable, ils appartiennent cependant tous deux à ce qui a été construit comme "l'Occident" et qui, dans une vision idéologique nourrie à la fois par ceux qui rejettent les musulmans et par les islamistes, est opposé à l'islam. La combinaison du regard plus anthropologique des chercheurs mexicains et de la tradition plus politique de leurs homologues français permet ici d'opposer à cette polarisation conflictuelle une réflexion plus sereine sur des évolutions sociologiques parfois discrètes mais toujours majeures.
Prose intense, phrase limpide, recherche d'un absolu toujours différé, Ma tête de l'autre est une confession. C'est le récit d'une conversion. Une véritable expérience intérieure.
Le libéralisme n'est pas seulement une orientation de la pensée économique qui domine actuellement le paysage politique et intellectuel des pays anglo-saxons et d'Europe occidentale. C'est aussi, à l'origine, une revendication de liberté pour la personne, d'émancipation par rapport à un cadre moral hérité de temps anciens. Ces deux dimensions se croisent notamment dans l'oeuvre de John Stuart Mill dont LI Hongtu, professeur d'histoire à l'université Fudan (Shanghai) étudie l'oeuvre majeure, le traité De la liberté (1859). Correspondant d'Auguste Comte et disciple de Jeremy Bentham, John Stuart Mill est entré en dialogue avec les grands courants philosophiques de son temps, de l'utilitarisme au positivisme. Fervent défenseur de la liberté de l'individu confronté à la multiplicité des contraintes sociales, il a défié les préjugés de son temps en partageant la vie d'Harriet Taylor, militante du droit des femmes. La même logique l'a poussé à s'engager pour la liberté des lois du marché. Mais il était aussi employé de la Compagnie des Indes orientales, et même si on ne relève pas chez lui de traces de racisme, il s'accommodait très bien du colonialisme et du fait que des continents entiers, de l'Inde à la Chine, soient exclus des bienfaits du libéralisme dont il se faisait l'apôtre. Il était urgent que l'émergence du libéralisme soit aussi abordée dans la perspective d'une historiographie extra-européenne.
Dans le sillage de Flaubert sont nées, dans tous les domaines artistiques, des adaptations et des créations multiples, reflétant la réception contrastée de son oeuvre de par le monde : le cinéma, le théâtre, la musique, l'opéra, la bande dessinée, nous offrent aujourd'hui une très large palette d'intertextes attestant la vitalité d'une oeuvre constamment lue, relue, réécrite, traduite, retraduite, bref, constamment (ré)interprétée, en vertu d'intentions parfois contrastées, méritant une étude attentive, en vertu peut-être aussi de l'inquiétude fondamentale qui traverse l'oeuvre de Flaubert et dont ces postérités sont, chacune à leur manière, les échos entêtants. L'étude de ces "dérivés" flaubertiens révèle aussi bien les procédés d'actualisation de la filiation ainsi revendiquée, que les singulières métamorphoses induites par les lectures de Flaubert en d'autres langues et au sein d'autres cultures. Ce volume rassemble les travaux de chercheurs internationaux, qui, à l'étranger et en France, nous offrent un vaste panorama de ces créations.