Le sentiment national dans l'Europe méridionale au XVIe et XVIIe siècles (France, Espagne, Italie)
Tallon Alain
CASA DE VELAZQU
27,00 €
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EAN :9788495555939
Si le premier âge moderne a connu l'idée de nation, il n'y a pas mis les mêmes significations que celles qui allaient émerger au XVIIIe siècle et s'imposer après la Révolution française. Aux XVIe et XVIIe siècles, l'appartenance nationale n'est ni exclusive ni dominante, mais elle n'en reste pas moins l'objet d'un intense processus de création culturelle. Ce processus, tout comme les pratiques sociales liées à ce sentiment identitaire, n'est pas nécessairement lié à une structure politique et n'a rien de linéaire, comme le montre la confrontation des expériences vécues. Les situations politiques radicalement différentes des trois pays concernés conditionnent la diversité des questionnements historiographiques. Leur lien partagé et souvent conflictuel au passé romain, leurs intenses relations culturelles, leurs rivalités politiques et dynastiques et leur commune adhésion au catholicisme ont créé des interactions et des dynamiques dont cet ouvrage rend compte.
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Nombre de pages
367
Date de parution
05/04/2007
Poids
815g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9788495555939
Titre
Le sentiment national dans l'Europe méridionale au XVIe et XVIIe siècles (France, Espagne, Italie)
Auteur
Tallon Alain
Editeur
CASA DE VELAZQU
Largeur
170
Poids
815
Date de parution
20070405
Nombre de pages
367,00 €
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Dans les mémoires des sociétés contemporaines, la Renaissance est restée comme un temps de bonheur marqué par le retour à l'idéal antique, un âge d'or, symbole du passage à la Modernité. Pourtant, les continuités avec la période médiévale sont souvent plus fortes que les ruptures ; et il est bien difficile de réduire l'Europe de la Renaissance à un seul courant intellectuel, artistique, religieux, pas plus que l'on ne peut l'enfermer dans un schéma homogène d'évolution politique, économique ou sociale. D'Erasme à Charles Quint, de Léonard de Vinci à Luther, de la découverte de l'Amérique aux guerres d'Italie, Alain Tallon retrace l'histoire des XVe et XVIe siècles européens. En écartant nos idéalisations, il en restitue la réalité multiple.
Pourquoi la France n'a-t-elle pas choisi d'adhérer à la Réforme protestante au XVIe siècle? Le royaume avait déjà une solide tradition nationale et manifestait depuis longtemps son indépendance à l'égard de Rome, en insistant sur « les libertés de l'Église gallicane ». Ce gallicanisme, pour reprendre le terme forgé après coup au XIXe siècle, est même un des éléments essentiels de la conscience nationale française, un peu trop oublié par les historiens. Sûrs de leur excellence religieuse, les Français du XVIe siècle gardent une mémoire très vivante des premiers temps chrétiens du royaume, de Denys l'Aréopagite, fondateur mythique de l'Église de France, au premier roi catholique Clovis. Ce lien entre conscience nationale et sentiment religieux, loin de favoriser la rupture avec l'Église romaine, fonde au contraire l'idée de nation sur la tradition catholique gallicane. Cette tradition est opposée non seulement à la Réforme, mais aussi aux tentatives de l'État royal pour incarner seul l'idée nationale. La vision gallicane du monde rejette ce contrôle exclusif de l'État, qu'elle retrouve aussi bien dans l'Angleterre protestante que dans l'Espagne catholique. La fidélité à Rome, malgré tous les défauts de la papauté que les Français se plaisent à décrire tout au long du siècle, devient un moyen de garantir une continuité de l'histoire nationale, qui ne dépend pas exclusivement de la monarchie. Pour étrangères que ces conceptions nous soient devenues, elles n'en ont moins laissé des traces dans la conscience nationale française jusqu'à aujourd'hui.
L'étude lhistoire politique et de lhistoire des relations internationales du XVIe siècle ont connu de grands bouleversements, ces dernières décennies, que le livre sefforce de présenter. Après un rappel des grandes évolutions politiques du continent, des guerres dItalie aux guerres de Religion, sont abordées les structures politiques et de la vie diplomatique européennes. Les grands débats historiographiques actuels sont enfin présentés.
Pellistrandi Benoît ; Sirinelli Jean-François ; Pe
Au delà du phénomène de mode dont elle est l'objet, l'histoire culturelle a acquis une légitimité scientifique grâce aux travaux qui en ont démontré la fécondité épistémologique. Ce livre aborde les thèmes traditionnels de l'histoire culturelle : les politiques culturelles, les intellectuels, la lecture et l'édition, l'histoire de l'art, le patrimoine, les médias, les transferts culturels. Il montre comment des champs nouveaux gagnent à être investis par une approche d'histoire culturelle comme les cultures politiques, le lien entre religion et culture, entre identité nationale et histoire, ou encore les cultures de guerre. Il examine enfin les articulations entre culture nationale et cultures régionales dans leurs modalités française et espagnole, ainsi que la signification de la naissance et de la consolidation de la culture de masse. Au fil des démonstrations, apparaissent des historiographies singulières dont le rapprochement permet une comparaison des situations et pose le socle d'un dialogue entre la France et l'Espagne.
La corrida et le rodéo, les deux seuls affrontements homme-bovin mondialement connus, sont de lointains cousins dont les relations historiques et formelles interrogent tes processus de transformation de la culture entre l'Europe et l'Amérique. Cette étude de géographie culturelle envisage toutes les pratiques tauromachiques, des courses de taureaux du sud-ouest européen à l'immense famille des rodéos nord et sud-américains. Les jeux, les fêtes et les spectacles sont analysés comme des marqueurs territoriaux et comme des moyens d'expression identitaire qui prennent forme et signification les uns par rapport aux autres. Il en résulte une mosaïque territoriale complexe où les relations homme-bovin véhiculent des sentiments d'appartenance dont les clivages et les solidarités s'expriment à l'échelle d'une aire culturelle transatlantique. Ces pratiques, rurales et urbaines, populaires et savantes, témoignent aussi d'un processus de construction territoriale où se relaient deux temps forts de la mondialisation occidentale : l'impérialisme ibérique, contemporain de ta colonisation : de l'Amérique à partir du XVIe siècle, et l'hégémonie culturelle étasunienne qui s'affirme dès le milieu du XIXe siècle.