Longtemps ignoré des égyptologues, le rivage de la mer Rouge a livré depuis une dizaine d'années une quantité appréciable d'informations qui permettent maintenant de se faire une idée des modalités de son utilisation à l'époque pharaonique. Le site portuaire de Mersa Gawasis, découvert en 1977 par l'archéologue égyptien Abd el - Moneim Sayed, a ainsi fait l'objet d'une reprise d'étude à partir de 2001. De nouvelles fouilles, effectuées par une équipe italo - américaine, ont permis de démontrer sans appel - notamment grâce à la mise au jour d'un abondant matériel archéologique et épigraphique - l'utilisation de cette station comme point de départ pour des expéditions lancées en direction du pays de Pount, aux confins méridionaux de la mer Rouge, pendant l'ensemble de la XIIe dynastie. Dans le même temps, la fouille du site d'Ayn Soukhna, découvert en 1999 par Mahmoud Abd el - Raziq au nord du golfe de Suez, a livré progressivement les vestiges d'un point d'embarquement aménagé dès le début de (Ancien Empire pour se rendre par voie , maritime aux mines de cuivre et de turquoise du Sinaï. Les vestiges d'embarcations complètes du Moyen Empire y ont été découverts, entreposés dans des galeries magasins aménagées sur le site. L'objectif de ce colloque, qui s'est tenu au Caire et à Ayn Soukhna en janvier 2009, a été de réunir la plupart des spécialistes engagés dans des travaux de recherche sur la côte de la mer Rouge, et sur les pistes mettant cette zone en relation avec la vallée du Nil. Les Actes réunis ici permettent de faire un point d'étape sur les connaissances récemment acquises dans ce domaine nouveau de l'archéologie égyptienne.
Date de parution
06/06/2013
Poids
852g
Largeur
205mm
Plus d'informations
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EAN
9782724705980
Titre
THE RED SEA IN PHARAONIC TIMES
Auteur
MAHFOUZ/TALLET
Editeur
IFAO
Largeur
205
Poids
852
Date de parution
20130606
Nombre de pages
0,00 €
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Les Noces du palais", première pièce du dramaturge cairote Abbas Karam, est promise au scandale car il y raconte à sa manière les turpitudes de sa famille. Quatre personnages se relaient au plateau : l'acteur principal, amoureux de la femme récemment décédée de l'auteur ; le père d'Abbas, metteur en scène toxicomane et véreux ; la mère qui se lamente sur son existence malheureuse et n'arrive pas à croire que son fils bien-aimé ait pu la dépeindre sous des traits aussi sombres ; enfin, l'auteur lui-même, qui exorcise ses démons d'une plume acérée, forçant parfois le trait pour se venger du passé, renaître de ses cendres et s'inventer un avenir. Paru en 1981, ce roman polyphonique de Naguib Mahfouz est une brillante mise en abyme des thèmes majeurs de son oeuvre, ceux de la chute et de la honte, du passage du temps et de la fragilité des choses humaines.
Le roman s'ouvre sur l'incendie du Caire en 1952, historiquement connu sous le nom de Samedi noir, et se termine au lendemain de la crise de Suez. Issa est haut fonctionnaire et membre du puissant parti Wafd. Alors qu'il est, au dernier temps de la monarchie, sur le point d'être promu à un poste plus élevé et d'épouser la fille d'un pacha, le coup d'Etat militaire des "Officiers libres" bouleverse sa vie : accusé d'avoir reçu des pots-de-vin, il est mis à la retraite et ses fiançailles sont rompues. Solitaire, sans emploi, il se rend à Alexandrie espérant, en vain, retrouver le goût de vivre... Publié en arabe en 1962, juste après "Le Voleur et les Chiens", ce livre poignant, inédit en français, fait partie du cycle dit "philosophique" de Mahfouz qui comprend "La Quête" (1964), "Le Mendiant" (1965) et "Dérives sur le Nil" (1966), centré sur le désarroi et la désillusion. Il a été traduit dans une vingtaine de langues.
« La rue d'al-Nahhasin n?était pas une rue calme? La harangue des camelots, le marchandage des clients, les invocations des illuminés de passage, les plaisanteries des chalands s'y fondaient en un concert de voix pointues? Les questions les plus privées en pénétraient les moindres recoins, s?élevaient jusqu?à ses minarets? Pourtant, une clameur soudaine s?éleva, d'abord lointaine, comme le mugissement des vagues, elle commença à s'enfler, s'amplifier, jusqu?à ressembler à la plainte sibilante du vent? Elle semblait étrange, insolite, même dans cette rue criante? »N. M.C'est dans les rues du Caire que Naguib Mahfouz, le « Zola du Nil », a promené son miroir et capté toutes les facettes d'une société égyptienne en pleine évolution. Impasse des deux palais est le premier volume d'une trilogie qui comporte également Le Palais du désir et Le Jardin du passé.Naguib Mahfouz est le premier écrivain de langue arabe à avoir reçu, en 1988, le prix Nobel de littérature.
Présentation de l'éditeur Un roman polyphonique dans lequel un dramaturge décide d'écrire une pièce qui met en scène les personnages de sa troupe. L'un d'eux, interprété par la vedette du groupe, y est accusé du meurtre, par dépit amoureux, de la femme du dramaturge. En résulte un conflit entre les deux hommes, raconté par plusieurs protagonistes, chacun décrivant les faits à sa manière.
La Hafiziyya est une confrérie soufie de taille modeste, installée dans le sud du gouvernorat de Giza depuis le XIXe siècle. Cette petite confrérie, affiliée à la Halwatiyya, confrérie plus ancienne et aujourd'hui l'une des plus importantes d'Egypte, contribue à l'organisation de la vie religieuse locale par ses pèlerinages et ses rassemblements. La famille de son cheikh fondateur, 'Abd al-Hafiz (m. 1303/1886), dirige toujours la confrérie et a acquis une notabilité locale, au point d'exercer des fonctions politiques et d'arbitrage importantes. Une étude de terrain a permis de montrer l'ancrage d'une mémoire collective dans des pratiques confrériques héritées de l'enseignement du cheikh et ses descendants, se réclamant elles-mêmes de la tradition de la Halwatiyya. Un manuel de soufisme, la Hidayat al-ragibin fi al-sayr wa-I-suluk ila malik al-muluk rabb al-'alamin [La Bonne direction pour ceux qui désirent cheminer vers le Roi des rois Seigneur des mondes], assume ce rôle de transmission écrite ; l'étude de la tradition orale révèle quant à elle le travail de la mémoire et la formation d'une identité confrérique locale et originale. Faire l'histoire de la Hàfiziyya conduit à évoquer l'histoire sociale des campagnes égyptiennes et à comprendre comment s'articule l'identité locale d'une modeste confrérie de Moyenne-Egypte avec une tradition confrérique plus large et pluriséculaire.
A Dendara, le domaine d'Horus est indépendant de celui d'Hathor ; diverses processions reliaient cependant les deux espaces sacrés. Horus était le maître de Dendara, époux d'Hathor maîtresse de Dendara, et Edfou et Dendara ne forment qu'un seul nome. Les deux divinités incarnent la royauté, masculine et féminine, transmise par Rê d'Héliopolis. Totalement inédits jusqu'à présent, les textes et représentations de l'édifice constituent l'ultime production sacerdotale d'une ville déjà florissante à l'Ancien Empire.