Nerval ou L'antimonde. Discours et figures de l'utopie, 1826-1855
Sylvos Françoise
L'HARMATTAN
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EAN :9782738458711
D'abord distant et railleur à l'égard des pensées utopiques de son siècle, privilégiant en premier lieu un usage ironique du genre, notamment à travers le motif de l'utopie carcérale, Nerval trouve dans cette tradition littéraire et philosophique de quoi dépasser le désenchantement que lui inspire la stagnation des droits politiques et sociaux après deux révolutions en lesquelles il avait espéré - celles de 1830 et de 1848. Propres à conjurer les développements peu souhaitables d'un présent qu'il critique, la liberté, la communication et la synthèse sont pour lui les clés d'un avenir meilleur. Le savant, messager d'une tradition dont il est peut-être le dernier interprète, lui semble responsable du devenir de l'Humanité comme le poète, versé dans les secrets de l'harmonie musicale, sociale et cosmique. Pour Nerval, qui pense solidaires les destins de l'art et de la Cité, la poétique de l'utopie et la conception du beau ne sont pas dissociables.
Nombre de pages
220
Date de parution
03/05/2000
Poids
278g
Largeur
135mm
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EAN
9782738458711
Titre
Nerval ou L'antimonde. Discours et figures de l'utopie, 1826-1855
ISBN
2738458718
Auteur
Sylvos Françoise
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
278
Date de parution
20000503
Nombre de pages
220,00 €
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Au XIXe siècle, la pédagogie et les vertus satiriques de l'utopie, codifiée avant la Révolution, demeurent actives. Elle porte dans ses avatars sérieux et burlesques la trace d'une antique tradition, dont les métamorphoses se poursuivent grâce aux religions du progrès, à l'essor de la science, de l'industrie et de la presse. Relèvent de l'utopie bien des textes négligés d'ordinaire, voyages dans le temps et dans l'espace, mais aussi romans, écrits prophétiques, satiriques. Non dénuées, pour la plupart, de fantaisie, ces fictions politiques proposent une réponse aux crises et aux évolutions sociales. Elles témoignent d'une extrême attention aux problèmes concrets, d'une forte sensibilité à l'histoire et d'une impérieuse volonté d'action. Elles servent de truchement aux programmes libéraux, contre-révolutionnaires, républicains, au césarisme, au communisme icarien, aux nouvelles doctrines sociales. Elles se font outils de propagande et, parfois, marchepieds des ambitions. Cette diversité traduit tous les possibles politiques d'une modernité en gestation, ballottée entre mouvement et réaction.
Cette étude interroge, de l'Occident à l'océan indien, les mythes et les représentations littéraires et cinématographiques du voyage céleste à travers un corpus méconnu, comportant récits d'aventures, contes, productions scéniques et voyages imaginaires.
Imaginaire: lime à jamais innervée, immergée d'énergie." (Leiris, Glossaire, 1939). La littérature est, dans sa phase créative, une poussée dynamique. Son imaginaire sourd somme le bouillonnement d'une matière recomposée. Quelle force naturelle pouvait, mieux que le volcan, devenir la métaphore vive de l'enthousiasme du poétique? Auteur du paysage qu'il remodèle après l'avoir détruit, sculpteur de laves autant qu'objet pittoresque, le volcan est dans la littérature un actant essentiel, un relais de l'auteur, comme le montrent les dix-huit contributions au présent volume et ce voyage, dans la mémoire des représentations volcaniques -du Moyen Age au XXe siècle, des Andes au Japon-, les figurations littéraires et picturales du volcan sont bien plus riches que ne le suggèrent déjà les clichés de la diabolisation, les analogies corporelles ou psychiques stéréotypées, la représentation conventionnelle des violences de l'histoire, le symbole légendaire de l'exploration volcanique comme aventure de l'esprit.
A la recherche du temps perdu dans la province de son enfance, le narrateur se laisse envahir par le souvenir de ses premières amours. On y rencontre Sylvie, la figure de la "douce réalité", et Aurélie, l'actrice confusément identifiée à Adrienne, cette religieuse incarnant "l'idéal sublime", qui hante son esprit. Pages où le rêve, chez ce poète menacé par la folie, s'épanche dans la vie réelle, et qui annoncent, bien avant Alain-Fournier et Breton, les récits de l'adolescence et du souvenir.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...