Blanc & Noir" fait partie de cette oeuvre de Jorn qu'il adresse à des revues depuis bientôt dix ans maintenant. Entre la prose "libre" et l'essai théorique sur la poétique, ses textes déploient un éventail large de préoccupations. L'auteur y développe une certaine posture de compilateur. Il circule entre diverses données historiques, esthétiques, linguistiques ou théologiques, dans une écriture qui cherche à être la plus transparente possible mais s'arrêtant toujours en-deçà d'une conclusion permettant à un sens vraiment constitué de prendre. Comme si leurs très grand mystère provenait de la clarté de leur énonciation. Dans Blanc & Noir, un paysage de rivière en hiver renvoie l'auteur à l'image du cygne mallarméen, à la page noire de Sterne et à un rituel funéraire de Roumanie. Tous les motifs s'entremêlent avec une grande simplicité et dessinent une narration qui vient s'achever, littéralement, aux pieds de l'auteur, dans le croisement de l'image d'une jeune enfant et de la neige blanche qui disparaît dans le noir de la rivière. Par certains aspects, la prose de Jorn, ou du moins les effets qu'elle induit, n'est pas sans rappeler, avec d'autres moyens, celle de Conrad Aiken...
Commandé avant 16h, livré demain
Date de parution
11/05/2020
Poids
24g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782931057032
Titre
BLANC & NOIR
Auteur
SVAEREN JORN H.
Editeur
VIES PARALLELES
Largeur
140
Poids
24
Date de parution
20200511
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Une présence amoureuse" conte l'histoire d'amour entre deux jeunes italiens, Orazio et Serena. Orazio vient souvent le soir contempler la belle Serena dont il est tombé éperdument amoureux, dissimulé derrière un arbre. Serena, aux mêmes heures, protégée par la pénombre de sa chambre, contemple Orazio, dont elle est tombée amoureuse. N'osant approcher Serena, Orazio se déguise en une jeune fille qu'il nomme Letizia. N'osant approcher Orazio, Serena se déguise en un jeune homme qu'elle nomme Carmine. Letizia va rencontrer Serena avec qui elle va se lier d'amitié. Carmine va rencontrer Orazio avec lequel il va se lier d'amitié. Peu à peu, alors que ces êtres créés étaient conçus uniquement pour rapprocher leurs créateurs, ils vont s'étoffer, acquérir une consistance propre, dont leurs créateurs ne parviendront plus à se défaire. Dans une langue magnifique, d'une précision chirurgicale, Vincenzo Cerami nous conte leurs rencontres, leurs promenades, et la façon dont peu à peu, par des riens, la fiction s'incarne dans le réel. Aussi subtil qu'original, "Une présence amoureuse" est un sublime roman d'amour.
Dans "Plus grand que les faits" il est question d'incendies, de cigarettes, d'un homme, d'une femme, de leur rencontre, de la passion qui s'ensuit, de chiens, d'un hôtel, d'un canari. Tous ces détails qui s'entremêlent, s'ajoutent l'un à l'autre, poème après poème dessinent une forme de narration ad minima, dont le lecteur serait comme le monteur (au sens cinématographique du terme). Sur tout cela plane une sensation de menace, comme d'un feu qui couverait sous les cendres. Mais aussi, sous ces cendres, c'est peut-être bien l'amour qui couverait... Ce recueil, le quatrième et le plus important de Jan Baeke, est tout à fait atypique dans le paysage de la poésie hollandaise. La poésie hollandais trouve en général à s'exprimer dans des collections de poème, parfois rassemblés anthologiquement ou thématiquement. Il est très rare qu'un livre de poésie soit, comme ici, un long poem. Et c'est bien comme tel qu'il convient de le lire. Ainsi, au fur et à mesure de la lecture, les différents motifs introduits s'éclairent l'un l'autre et une forme "d'histoire" émerge. Cela même si l'ensemble reste assez mystérieux. Ce recueil a reçu un accueil critique très important aux Pays-Bas où il est considéré comme un livre majeur.
Elégies imaginaires" regroupe les poésies complètes de Jack Spicer, traduites ou retraduites par Eric Suchère. Cette édition reprend donc tous les poèmes précédemment traduits et publiés de l'auteur américain (et actuellement tous indisponibles) et y ajoute un bon tiers d'inédits. En guise de postface figure également une des dernières conférences données par l'auteur à Berkeley un mois avant sa mort. Celle-ci, introduite par Peter Gizzi, permet d'éclairer remarquablement la particularité de l'oeuvre du poète américain et son originalité, encore aujourd'hui. Cette édition est complétée d'une brève préface, d'un index complet, d'une courte biographie, d'une bibliographie en anglais et une autre en français. Cette édition clôt donc le travail de traductions de ses oeuvres entamé il y a maintenant près de vingt ans. Cela alors même que plus rien de Jack Spicer n'était plus disponible.
Résumé : "Puisque la pensée m'apparaît comme la galaxie éternelle et toujours neuve des myriades de nuances que présente le monde, et puisqu'en premier et dernier lieu, je suis un penseur (et non un être vivant), il me faut fixer tant bien que mal cet amas stellaire, en le déformant certes, et en assumant pleinement les paradoxes et les vides stylistiques inhérents à toute description. La vraie réponse intellectuelle au monde ne saurait être mythe ou philosophie, roman ou essai ; ce sont là fictions isolées, narcissismes irrationnels, jeux ou - dans le meilleur des cas - "tendres langueurs" selon l'expression propre à l'un des fils du vieux Bach. Non, la seule réponse, c'est la restitution pleine et entière de la vie, avec tous ses phénomènes vibratiles, ses chaînes d'associations infinies et ses millions de variantes mentales ! Qu'une telle approche puisse être taxée de "rêve romantique de la totalité" en dit long sur le mépris de nos contemporains..."