Dans "Plus grand que les faits" il est question d'incendies, de cigarettes, d'un homme, d'une femme, de leur rencontre, de la passion qui s'ensuit, de chiens, d'un hôtel, d'un canari. Tous ces détails qui s'entremêlent, s'ajoutent l'un à l'autre, poème après poème dessinent une forme de narration ad minima, dont le lecteur serait comme le monteur (au sens cinématographique du terme). Sur tout cela plane une sensation de menace, comme d'un feu qui couverait sous les cendres. Mais aussi, sous ces cendres, c'est peut-être bien l'amour qui couverait... Ce recueil, le quatrième et le plus important de Jan Baeke, est tout à fait atypique dans le paysage de la poésie hollandaise. La poésie hollandais trouve en général à s'exprimer dans des collections de poème, parfois rassemblés anthologiquement ou thématiquement. Il est très rare qu'un livre de poésie soit, comme ici, un long poem. Et c'est bien comme tel qu'il convient de le lire. Ainsi, au fur et à mesure de la lecture, les différents motifs introduits s'éclairent l'un l'autre et une forme "d'histoire" émerge. Cela même si l'ensemble reste assez mystérieux. Ce recueil a reçu un accueil critique très important aux Pays-Bas où il est considéré comme un livre majeur.
Nombre de pages
90
Date de parution
14/01/2021
Poids
126g
Largeur
141mm
Plus d'informations
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EAN
9782931057025
Titre
Plus grand que les faits
Auteur
Baeke Jan ; Requette Emmanuel
Editeur
VIES PARALLELES
Largeur
141
Poids
126
Date de parution
20210114
Nombre de pages
90,00 €
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Falgayrettes-Leveau Christiane ; Baeke Viviane ; O
Depuis toujours les hommes fabriquent des choses qui répondent à leurs besoins matériels et traduisent leurs cultures. Domaine où l'inventivité est forte en Afrique subsaharienne, tant hier qu'aujourd'hui, le mobilier utilisé pour s'asseoir ou dormir constitue le sujet de ce livre abondamment illustré. La République démocratique du Congo offre un panorama de modèles de sièges très divers. L'anthropologue Viviane Baeke retrace avec érudition leurs liens étroits avec les pouvoirs politique et/ou religieux. Le siège est le double du roi. Il incarne en quelque sorte son "âme". Cette croyance est encore très vivante chez les Asante du Ghana. L'ethnolinguiste Christiane Owusu-Sarpong rapporte de façon minutieuse l'origine ainsi que les implications de cette tradition. Au-delà du temps et des frontières, les objets se transforment. Cependant des peuples semi-nomades ou sédentaires utilisent du mobilier dont les formes, comme le montre la contribution de l'architecte Rahim Danto Barry, se transmettent de génération en génération et s'adaptent aux contraintes des espaces intérieurs et extérieurs. Les objets traditionnels sont aujourd'hui fréquemment remplacés par des pièces contemporaines fabriquées en série. Les créateurs d'origine africaine concrétisent en toute liberté leurs réflexions, et l'inspiration de quelques-uns s'approche du répertoire des arts traditionnels, même s'ils sont, pour certains, formés en Europe et que leurs réalisations touchent, timidement, davantage l'Occident que l'Afrique elle-même. A cet égard, le texte de Joëlle Busca, critique d'art, questionne les enjeux d'une créativité aux prises avec les exigences d'un monde industrialisé. Design en Afrique ne vise nullement à confronter ancien et nouveau, mais essaie de montrer comment les besoins du quotidien stimulent depuis toujours l'inventivité. L'art du design, ouvert à des pratiques - telles que l'assemblage - fréquemment mises en oeuvre dans d'autres formes d'expression plastique, favorise ainsi l'émergence d'esthétiques nouvelles qui entretiennent souvent un dialogue original avec les cultures traditionnelles.
Une présence amoureuse" conte l'histoire d'amour entre deux jeunes italiens, Orazio et Serena. Orazio vient souvent le soir contempler la belle Serena dont il est tombé éperdument amoureux, dissimulé derrière un arbre. Serena, aux mêmes heures, protégée par la pénombre de sa chambre, contemple Orazio, dont elle est tombée amoureuse. N'osant approcher Serena, Orazio se déguise en une jeune fille qu'il nomme Letizia. N'osant approcher Orazio, Serena se déguise en un jeune homme qu'elle nomme Carmine. Letizia va rencontrer Serena avec qui elle va se lier d'amitié. Carmine va rencontrer Orazio avec lequel il va se lier d'amitié. Peu à peu, alors que ces êtres créés étaient conçus uniquement pour rapprocher leurs créateurs, ils vont s'étoffer, acquérir une consistance propre, dont leurs créateurs ne parviendront plus à se défaire. Dans une langue magnifique, d'une précision chirurgicale, Vincenzo Cerami nous conte leurs rencontres, leurs promenades, et la façon dont peu à peu, par des riens, la fiction s'incarne dans le réel. Aussi subtil qu'original, "Une présence amoureuse" est un sublime roman d'amour.
j'avais rencontré Olivia Speed au cours d'un voyage à Izmir je n'avais pas encore vingt-cinq ans je n'avais jamais écrit une seule phrase spontanément et me retrouvais seul pour la première fois au milieu d'un pays où tout se prononçait je pouvais enfin dire des choses mal dites je lui disais Olive n'importe qui doit réveiller le roman quelqu'un doit rester pour se rappeler le tremblement des vagues avec l'ambassade de Grèce j'écrivais alors Space et elle s'appelait Olivia Speed j'adorais les romans de Kingsley et Martin Amis je voulais raconter la vie de mes amis et je voulais écrire des livres sur nous car je pensais que nous étions des héros
Blanc & Noir" fait partie de cette oeuvre de Jorn qu'il adresse à des revues depuis bientôt dix ans maintenant. Entre la prose "libre" et l'essai théorique sur la poétique, ses textes déploient un éventail large de préoccupations. L'auteur y développe une certaine posture de compilateur. Il circule entre diverses données historiques, esthétiques, linguistiques ou théologiques, dans une écriture qui cherche à être la plus transparente possible mais s'arrêtant toujours en-deçà d'une conclusion permettant à un sens vraiment constitué de prendre. Comme si leurs très grand mystère provenait de la clarté de leur énonciation. Dans Blanc & Noir, un paysage de rivière en hiver renvoie l'auteur à l'image du cygne mallarméen, à la page noire de Sterne et à un rituel funéraire de Roumanie. Tous les motifs s'entremêlent avec une grande simplicité et dessinent une narration qui vient s'achever, littéralement, aux pieds de l'auteur, dans le croisement de l'image d'une jeune enfant et de la neige blanche qui disparaît dans le noir de la rivière. Par certains aspects, la prose de Jorn, ou du moins les effets qu'elle induit, n'est pas sans rappeler, avec d'autres moyens, celle de Conrad Aiken...
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