Les succès enregistrés par la technique ont conduit l'homme contemporain à s'orienter vers le rêve d'une humanité enfin maîtrisée. Mais les limites dont elle a fait montre devant des situations existentielles concrètes n'ont pas manqué de susciter des interrogations. Ce qui a conduit à une prise de conscience que malgré les performances apparentes, la technique ne saurait à elle seule résoudre tous les problèmes posés par l'existence humaine. Certes, il reste impossible de se passer de ses bienfaits. Cela suscite quelques interrogations : la technique peut-elle permettre à l'homme d'accéder au bonheur ? Face à la décadence du système matérialiste, y-a-t-il encore des voies d'espérance pour l'homme d'aujourd'hui ? A l'heure des grands questionnements sur l'avenir de l'humanité, quelles perspectives suggérer pour éviter de sombrer dans l'incertitude ? Voici des préoccupations d'ordre philosophique que tente de comprendre la démarche proposée dans cet ouvrage.
Nombre de pages
230
Date de parution
17/09/2010
Poids
285g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296126633
Titre
Ethique, éspérance et subjectivité
Auteur
Baleke Stanislas R.
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
285
Date de parution
20100917
Nombre de pages
230,00 €
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Aucune nation ne peut se développer sans revisiter sa pratique éducative. Pour l'Afrique, il est temps de passer d'une pédagogie de la répétition à une pédagogie de l'innovation. Pour y parvenir, il importe de remplacer le système éducatif actuel par un modèle alternatif. Une pédagogie qui passe de la transmission à la communication des savoirs. Le contenu des enseignements, le rôle de l'enseignant et la place de l'apprenant sont à revoir car, l'actuel système est l'émanation du système éducatif colonial dont l'objectif était la sauvegarde des intérêts de la métropole et le maintien des peuples sous la dépendance. Mais la promotion du développement va de pair avec la mise en place des bases d'une société libre. Il faut donc s'inspirer des sagesses locales, souvent ignorées, pour répondre aux aspirations des populations en matière de justice sociale. Une posture déjà expérimentée par Paulo Freire en Amérique latine, mais qui a besoin d'être actualisée par une nouvelle pratique socio-éducative qui interroge et qui s'interroge.
La question du développement de l'Afrique est liée à son histoire, et particulièrement à celle des indépendances. Les Africains espéraient que l'accession aux indépendances politiques serait accompagnée de l'accession à l'indépendance économique. Mais tel ne fut pas le cas. Sur ce chemin de la liberté, au lieu de former des hommes libres, responsables et maîtres de leur destinée, l'éducation s'est contentée d'importer la forme scolaire occidentale et de détruire le tissu culturel local. Aujourd'hui, il n'est plus question de reprendre ce chemin qui a montré ses limites. Il est temps de proposer une nouvelle pédagogie qui serve de ferment à une dynamique de développement, fruit de la participation des citoyens. Une démarche fondée sur la solidarité, l'ouverture et le respect des valeurs démocratiques. Cette réflexion s'inscrit dans une démarche qui consiste à proposer une version authentiquement africaine du développement. Un tel défi exige de l'éducation, qu'elle assume pleinement ses responsabilités de formation à l'autonomie, à la citoyenneté et à l'engagement pour la justice sociale en Afrique. Il s'agit d'une pédagogie qui confère à chaque citoyen les moyens de participer à l'écriture d'une nouvelle page de l'histoire africaine, souvent écrite par d'autres. Tel est le processus auquel voudrait participer la réflexion proposée dans cet ouvrage.
Cela arrive à tout chasseur: malgré une bonne formation, un équipement sophistiqué et un entraînement régulier au stand de tir, sa balle n?a pas atteint l?endroit souhaité. Et l?animal blessé s?est enfui. C?est alors qu?interviennent les conducteurs de chiens de rouge, ces spécialistes de la recherche. Lorsqu?on observe leur travail, on mesure le nombre de fautes que peut commettre un chasseur inexpérimenté: démarrer la recherche trop rapidement après le tir, utiliser un chien inapproprié, etc.
La crise du Congo-Zaïre est structurelle. Ce n'est pas une "démocratisation mal assimilée" qui l'a provoquée, mais une pensée nationale anesthésiée par une dictature de plus de 30 ans. La crise du Zaïre est une crise de la pensée. L'un des "impensés" majeurs - selon le préfacier Elikia M'Bokolo - est la "question tribale", appelée aussi "tribalisme", "régionalisme", "ethnicité", "géopolitique"... En même temps que Mobutu, l'homme fort de 1965, proclamait "la flu de la récréation" des politiciens et la "construction de la nation congolaise (zaïroise)", il élaborait une stratégie ethniste et régionaliste qui portera ses fruits empoisonnés. La récupération des structures tribales et du sentiment d'appartenance ethnique constitue une carte politique explosive. L'actualité zaïroise en témoigne : épuration des "Kasaïens" du Shaba, expulsions et tueries des Rwandophones tutsi au Kivu, chasse au faciès "hamite", aux "non-originaires" et autres citoyens dits de nationalité "douteuse"... L'auteur analyse le traitement colonial et post-colonial de l'ethnicité, ainsi que les idéologies qui ont tenté de l'utiliser ou de la contourner depuis l'indépendance.