La crise du Congo-Zaïre est structurelle. Ce n'est pas une "démocratisation mal assimilée" qui l'a provoquée, mais une pensée nationale anesthésiée par une dictature de plus de 30 ans. La crise du Zaïre est une crise de la pensée. L'un des "impensés" majeurs - selon le préfacier Elikia M'Bokolo - est la "question tribale", appelée aussi "tribalisme", "régionalisme", "ethnicité", "géopolitique"... En même temps que Mobutu, l'homme fort de 1965, proclamait "la flu de la récréation" des politiciens et la "construction de la nation congolaise (zaïroise)", il élaborait une stratégie ethniste et régionaliste qui portera ses fruits empoisonnés. La récupération des structures tribales et du sentiment d'appartenance ethnique constitue une carte politique explosive. L'actualité zaïroise en témoigne : épuration des "Kasaïens" du Shaba, expulsions et tueries des Rwandophones tutsi au Kivu, chasse au faciès "hamite", aux "non-originaires" et autres citoyens dits de nationalité "douteuse"... L'auteur analyse le traitement colonial et post-colonial de l'ethnicité, ainsi que les idéologies qui ont tenté de l'utiliser ou de la contourner depuis l'indépendance.
Nombre de pages
132
Date de parution
03/05/2000
Poids
212g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782738445636
Titre
Pouvoirs et idéologies tribales au Zaïre
ISBN
2738445632
Auteur
Nkamany A Baleme Kabamba
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
212
Date de parution
20000503
Nombre de pages
132,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...