HISTOIRE DU DROIT PUBLIC EN ALLEMAGNE. La théorie du droit public impérial et la science de la polic
Stolleis Michael
PUF
63,39 €
Épuisé
EAN :9782130496854
A travers l'émergence du jus publicum impérial comme discipline spécifique, les formes institutionnelles de son enseignement et les débats qu'il a suscités, c'est l'ensemble des phénomènes impliqués dans la genèse de la pensée politique moderne qui reçoit un éclairage nouveau : essor de l'absolutisme, sécularisation, affirmation des particularismes étatiques, diversification des modes de gestion gouvernementale, etc. La crise de l'Empire, au sortir de la guerre de Trente ans, n'a pas seulement débouché sur la reconnaissance de la souveraineté des "Etats" et la confirmation du principe cujus regio, ejus religio. Elle a donné lieu à une vaste réflexion théorique sur plusieurs thèmes d'importance capitale : la désacralisation de l'idée impériale, la définition d'une "raison d'Etat" constitutionnelle, l'organisation d'un système fédéral, la science de la police comme technique administrative du bien-être commun et les conditions formelles d'un Etat de droit. A travers ces thèmes, c'est le projet de construction d'un ordre civil affranchi de tout horizon providentiel, mais inscrit dans la dynamique du temps historique, fondé sur des règles de droit, mais ayant à produire les conditions matérielles de l'obéissance des sujets qui se dessine avec netteté. L'Allemagne des XVIIe et XVIIIe siècles est donc bien, à côté des grands Etats européens, mais selon d'autres lignes de pente, l'un des terrains d'expérimentation de la raison politique moderne.
Nombre de pages
654
Date de parution
21/01/1999
Poids
530g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782130496854
Auteur
Stolleis Michael
Editeur
PUF
Largeur
150
Date de parution
19990121
Nombre de pages
654,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
L'?il de la Loi veille." Cet adage démodé résonne de significations contrastées: l'ironie, l'inquiétude apaisée, la menace. Ce dont il parle n'a cessé de se métamorphoser, passant de la théologie du Dieu omniscient à la question policière de la Surveillance. L'érudition ici reconstitue la transformation du motif mythologique de l'?il de Dieu en une formule politique: la Loi dotée d'un ?il qui ne dort jamais et qui voit tout. Des spéculations de l'Antiquité aux agencements constitutionnels de l'ère bourgeoise, puis aux pratiques des dictatures du XXe siècle, nous suivons un certain fil de la culture d'Occident. Sensible à la vie des mises en scène, des emblèmes, des métaphores - jeux de langue qui donnent figure humaine au pouvoir -, Michael Stolleis est de ceux qui savent frayer le passage entre les données de la représentation et l'histoire des formes juridiques. Ce livre vient à son heure. Il illustre que l'histoire du droit est une histoire de migration des formules et des concepts. "L'?il de la Loi" a statut de thématique en quelque sorte transfrontalière. "P.L."
Stolleis Michael ; Mestre Jean-Louis ; Maillet Mar
Résumé : L'ouvrage traite des différentes périodes de l'histoire du XIXe siècle en Allemagne. L'auteur analyse les changements dans l'évolution constitutionnelle et les approches méthodologiques différentes du droit, résumant les perspectives et le travail des auteurs les plus importants de chaque époque. Débutant son analyse avant la Confédération allemande et l'effervescence révolutionnaire de1848, l'ouvrage aborde la première moitié du siècle marquée principalement par l'absence d'une constitution impériale unifiée. La seconde moitié du siècle montre, quant à elle, l'unification nationale et l'émergence d'une nouvelle conception de l'Etat de droit (Rechtsstaat). Michael Stolleis est un juriste et historien du droit. Il a été professeur de droit public et d'histoire du droit à l'Université Johann Wolfgang Goethe de Francfort et directeur de l'Institut Max Planck pour l'histoire du droit européen (MPIeR). Ouvrage présenté par Jean-Louis Mestre, professeur à l'Université Aix-Marseille.
Résumé : "La plupart des recherches accomplies ces dernières années du point de vue français sur Vichy ont été complétées par des travaux allemands, si bien que l'on peut commencer de part et d'autre à comparer les sources d'archives françaises et allemandes ainsi que les différents points de vue. Clément Millon saisit cette chance en présentant dans un premier temps la justice française dans l'état où elle se trouvait face à l'occupation allemande. Il regarde ensuite du côté allemand pour défricher la diversité déconcertante des organes de la puissance occupante entre 1940 et 1944. (...) il entreprend d'éclairer la manière de fonctionner de la justice française sous occupation allemande des deux côtés, permettant ainsi à son travail d'intégrer également la perspective allemande. (...) Cela voulait dire pour Clément Millon compiler dans un premier temps les sources juridiques du droit national et international de l'occupation, au nombre desquelles figurent l'armistice du 22 juin 1940, la Convention de La Haye et le droit international public commun ainsi que tous les actes juridiques parus dans le Journal officiel du commandement militaire en France. A quoi s'ajoutent les droits particuliers régionaux de certains départements. (...) Il semble possible, deux générations après les horreurs de la guerre, d'ouvrir les perspectives nationales et de regarder aussi les sources de l'autre côté de chaque frontière. (...) Le travail de Clément Millon est hautement instructif au regard des sources, en particulier celles d'origine allemande, il surmonte d'anciennes prises de position unilatérales et rend possible une plus juste vision de la justice française de ce temps-là, qui alors ne jouait certes qu'un rôle secondaire, néanmoins un rôle, extraordinairement difficile entre résistance et adaptation.
Année fatidique, 1815 consacre la restauration de l'ordre monarchique européen. De Waterloo au Congrès de Vienne s'effondre une certaine idée de la Révolution et de ses ambitions universelles. Mais 1815 ne marque-t-il qu'un retour à l'ordre ancien Si la contre-révolution triomphe en Europe, l'onde de choc révolutionnaire continue de se propager : en Amérique latine où se dessine la fin des empires ibériques, en Afrique de l'Ouest où émergent des mouvements djihadistes réformateurs, ou encore en Asie, où la Chine impériale connaît des bouleversements internes. Alors que les aristocraties rétablissent leur pouvoir en Europe, la montée en puissance du capitalisme industriel et financier façonne un nouveau rapport de force global. S'appuyant sur une approche comparée et connectée, cet ouvrage interroge les grands récits historiques qui ont fait de 1815 le point de départ d'une suprématie européenne sur le monde. En croisant les regards, il offre une lecture décentrée de l'âge des révolutions, à un moment où la domination de l'Europe sur le a reste " du globe n'a encore rien d'une évidence.
Anatomie d'un parti sulfureux Le succès du Rassemblement national n'est plus à démontrer, tant ses récents résultats électoraux en témoignent. Pour comprendre cette percée frontiste, il faut remonter aux causes structurelles et aux phénomènes de longue durée démantèlement de l'Etat social, mutations du système scolaire, disqualification des intellectuels traditionnels (scientifiques, instituteurs, syndicalistes...) au profit des "imposteurs" de toutes sortes, enfin, réémergence et progression des idées nativistes Mais un paradoxe demeure si la présence frontiste est de plus en plus centrale, elle est presque indépendante de toute véritable implantation sociale. Comment une organisation partisane aussi fragile a-t-elle pu capitaliser de tels succès électoraux ? Pourquoi, en Europe occidentale, la France est-elle le seul pays dans lequel une formation d'extrême droite parvient à rassembler, sans interruption depuis 1984, au moins un électeur sur dix - souvent beaucoup plus Cet ouvrage offre une synthèse historique inédite de ce parti, en même temps qu'il tente de résoudre l'énigme de sa réussite
Comment naissent les fake news, les théories du complot, les légendes urbaines ? Quelles personnes sont-elles susceptibles d'y croire ? Dans cet ouvrage regorgeant d'exemples, Gérald Bronner analyse les mécanismes sociologiques, ainsi que les biais cognitifs qui nous mènent à tirer des conclusions hâtives ou erronées, et à persister à y croire. Un ouvrage complet, passionnant et éclairant !