L'OEIL MYSTIQUE - PEINDRE L'EXTASE DANS L ESPAGNE DU SIECLE D
STOICHITA VICTOR I.
DU FELIN
35,00 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9782866457631
La plupart des mystiques sont d'accord sur le fait que la rencontre avec le transcendant est, dans son essence, ineffable, inénarrable, irreprésentable, ce qui n'empêche pas que la culture occidentale dispose d'innombrables textes littéraires et d'autant d'oeuvres d'art qui en parlent. Il s'agit de textes paradoxaux et d'images problématiques puisqu'ils représentent ce qui, a priori, ne peut être ni vu ni représenté. C'est justement le grand défi de la "représentation de l'irreprésentable" que ce livre aborde. La peinture espagnole du XVIe et du XVIIe siècles fournira la plupart des exemples, mais l'enjeu de cette recherche est plus vaste. Il s'agit, en fait, d'aborder un cas extrême de la représentation picturale, dans un espace géographique limité mais sur une toile de fond très ample. Cette toile de fond est constituée, d'un côté, par l'art occidental de la même époque et, de l'autre, par la spiritualité de la Contre-Réforme, qui redécouvre le rôle de l'imaginaire dans l'exercice de la foi. Considéré dans ce contexte, l'exemple de l'Espagne est à plusieurs titres instructif. Les caractéristiques fondamentales de l'imaginaire occidental s'y trouvent, indéniablement, poussées à leurs limites. Marquée d'abord par l'art des "Primitifs flamands" et, dans un second temps, par le maniérisme et le baroque italiens, la peinture espagnole cristallise un langage propre, ouvertement médité, à partir d'une assimilation assez tardive de solutions inventées ailleurs. On pourrait dire, en simplifiant, que la peinture espagnole atteint l'originalité non par ses inventions, mais par ses élaborations. Etant un art d'"élaboration", l'art espagnol sera également un art où toute nouveauté sera soumise à une grille interprétative presque obligatoire. Passionnée et cérébrale en même temps, la peinture espagnole offre ainsi un terrain extrêmement riche pour des recherches concernant les données théoriques de la représentation.
Commandé avant 16h, livré demain
Date de parution
04/11/2011
Poids
755g
Largeur
152mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782866457631
Titre
L'OEIL MYSTIQUE - PEINDRE L'EXTASE DANS L ESPAGNE DU SIECLE D
Auteur
STOICHITA VICTOR I.
Editeur
DU FELIN
Largeur
152
Poids
755
Date de parution
20111104
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Résumé : Que se passe-t-il vraiment au-delà des paupières closes ? L'inconscient, selon Sigmund Freud, ne se laisse pas voir facilement, même si les peintres l'ont approché avec ténacité. Ce livre interroge le rêve, cette grande machine de l'imaginaire humain, par le biais de sa représentation picturale. Rendre visible ce qui est occulté, dévoiler ce qui est larvé : entre les stratégies de chiffrage élaborées par le rêveur et les techniques de déchiffrage qu'il faut mettre en place pour les traduire, Victor Stoichita explore, au croisement de l'interprétation des rêves et de l'analyse des images, un défi de la peinture : donner forme à l'indistinct, au flou, à l'imprécis, à l'obscur, au vague.
Dans cet ouvrage l'auteur démontre que le regard a une histoire qui se manifeste d'une façon péremptoire dans l'expérience artistique d'une époque. Le premier chapitre est consacré à la peinture impressionniste considérée en tant que révolution au sein des habitudes traditionnelles de l'expérience visuelle avec l'étude de trois artistes, Manet, Degas, Caillebotte. Le second comprend des analyses de trois films-culte (Fenêtre sur cour, Une femme disparaît d'Alfred Hitchcock et Blow Up d'Antonioni), ayant en leur centre des intrigues optiques. Entre les deux volets s'établissent des écarts et se tissent des correspondances. L'historien de l'art, Victor Stoichita intervient dans les plus prestigieuses institutions d'enseignement supérieur, notamment les universités de Madrid, de Jérusalem, de Bologne, Harvard, Göttingen, Francfort, Santiago de Chili, et, à Paris, à l'EHESS et au Collège de France.
Résumé : Le point de départ de ce livre a été une découverte apparemment mineure : la date bien connue de la mise en vente par Goya de la série des Caprices (le 6 février 1799) coïncide avec le Mercredi des Cendres, jour de clôture du " Dernier Carnaval du Siècle ". A partir de ce fait, l?auteur propose une reconstitution des enjeux du passage du XVIIIe au XIXe siècle. Ce tournant, essentiel pour la compréhension du monde moderne, n?a pas de date précise mais se situe quelque part entre la grande Révolution de 1789 et l?année 1800. Carnaval (renversement périodique et symbolique du Monde) et Révolution (violent renversement factuel) se correspondent et dialoguent. Ce livre analyse l?imaginaire d?une révolution au croisement de l?histoire et de la fiction. Il offre une incursion dans l?iconographie, l?anthropologie et la philosophie du " monde à l?envers ", en traitant de façon analytique l?oeuvre de Goya et celle de Sade. Enfin, il aborde la naissance de la modernité comme dernier écho de ce qui avait constitué, sous la forme de la Grande Fête, l?ancien rite du renouveau du temps qui arrive alors - autour de 1800, donc, à l?une de ses étapes les plus difficiles, mais aussi les plus significatives : l?apparition de l?imaginaire moderne en tant que dernier sursaut carnavalesque dans la culture occidentale. Le Dernier Carnaval, écrit en français mais encore jamais publié dans cette langue, est déjà paru en anglais, espagnol, allemand, italien, japonais et roumain. La présente édition est revue et actualisée. Un brillant essai sur l?évolution de l?imaginaire et des mentalités au tournant du XIXe siècle. Une lecture inédite de l?oeuvre de Goya.
Elles étaient vingt-deux et se prénommaient Simone, Marcelle, Gilberte, Emilienne, Jeanne... Yvonne, la plus jeune, avait 19 ans, Marie, la doyenne, 59. Détenues à la prison des Tourelles, dans le 20e arrondissement de Paris, elles sont mortes asphyxiées ou brûlées vives dans l'incendie de leur dortoir, dans la nuit du 30 au 31 juillet 1947. Toutes de milieux modestes, souvent seules, mères de famille veuves ou divorcées se débattant dans les innombrables difficultés d'un après-guerre où régnait la pénurie, elles étaient devenues délinquantes davantage par nécessité que par malhonnêteté. A côté de celles-là, quelques-unes étaient poursuivies pour un délit désormais rayé de notre Code pénal, mais encore lourdement sanctionné à l'époque, l'avortement. Pour reconstituer ce fait divers authentique, qui en son temps bouleversa l'opinion et souleva d'abondantes polémiques, Jean- Claude Demory s'est plongé dans les archives de la Justice, de l'Administration pénitentiaire, de la préfecture de police, des sapeurs-pompiers de Paris, et dans la presse de l'époque. Près de quatre-vingts ans après leur mort, il était temps de ressusciter la mémoire de ces "vingt-deux femmes sans importance".
En 1940, la France capitule. En 1941, Jacques Lusseyran, alors qu'il est aveugle et n'a pas 18 ans, entre en résistance en rejoignant le mouvement Défense de la France. " Le 20 juillet 1943, il est arrêté par la Gestapo, interrogé pendant des jours interminables et enfermé à Fresnes. Il sera déporté en 1944 à Buchenwald. " Comment un aveugle peut-il survivre à cet enfer ? Grâce à la protection d'un groupe de Russes et à sa connaissance de l'allemand qui lui permettra d'informer les autres déportés des agissements des S.S. Après un an et demi d'horreur, il est libéré et revient en France où il poursuivra ses études en affirmant ses aspirations littéraires balayées par la guerre. Jacques Lusseyran deviendra un brillant conférencier et enseignera la littérature française dans différentes universités américaines. En 1971, il meurt dans un accident de voiture. Il a alors 47 ans. Cette autobiographie est un exceptionnel exemple d'amour de la vie, de courage et de liberté intérieure face à l'adversité.
Odile de Vasselot a 18 ans lorsque les Allemands envahissent la France. Convaincue dès le début du conflit de la nécessité de résister, elle est orientée vers des réseaux qui, bien qu'animés en grande partie par des civils, ont des objectifs militaires. A partir de 1942, elle est mise en contact avec deux vastes réseaux antinazis oeuvrant en Belgique, en France et en Espagne. Odile de Vasselot est d'abord agente de liaison pour le service de renseignement Zéro, puis sert, au sein du réseau Comète. comme convoyeuse de pilotes anglais rescapés des batailles aériennes, des opérations à haut risque et très mouvementées menées depuis le territoire belge. C'est en brossant le portrait de ses compagnons d'armes portés par leur courage, leur modestie et leur ténacité que l'autrice nous fait revivre une phase essentielle de la Résistance.
Résumé : Modernité hermaphrodite aborde près de deux siècles de l'histoire de ceux qu'on appelait jusqu'au début des années 2000 les hermaphrodites, qui, pour beaucoup, aujourd'hui préfèrent adopter la dénomination d'intersexes. Il commence au moment où pendant la seconde moitié du XVIIIe siècle les savants, anatomistes, philosophes, mythologues, artistes, littérateurs et érudits éclairés leur ont accordé un intérêt méthodique et symbolique particulier, et se termine au début du XXe siècle lorsqu'on a commencé à vouloir faire disparaître leurs anatomies sous les scalpels des chirurgiens. L'attention toute particulière qu'accorde Johann Wickelmann, père de l'histoire de l'art, aux hermaphrodites en fait le symbole du beau idéal, transcendant l'anatomie des deux sexes au travers d'un individu, jusqu'au XXe siècle où les mutilations quasi systématiques de ce qui représente, dès la naissance, un tabou médical et social deviennent la norme. Magali Le Mens met en lumière les paradoxes et les conséquences de la confusion entre une population bien réelle et tout l'imaginaire qu'elle véhicule.