La chair du livre. Matérialité, imaginaire et poétique du livre fin-de-siècle
Stead Evanghélia
SUP
28,00 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9782840508366
A l'époque où la chair était triste et les sens las, l'ardeur du baiser s'est portée sur le livre, objet, esprit et matière. Images et estampes, couvertures et reliures, pliages, ornements, graphisme et typographie ont doté les textes d'un sens intellectuel, poétique. et sensuel. A la toute fin de l'ère qui connut l'explosion de l'imprimé et imposa le sens courant du terme illustration, le livre et l'imprimé fin-de-siècle ont porté une charge poétique vibrante où s'enracine la fécondité du XXe siècle. La Chair du livre cherche à lier cet esprit du temps à la matérialité et à l'imaginaire. Centré sur le livre français, l'ouvrage a une dimension européenne. Il part de l'étude d'une bibliothèque qui fit scandale. Il s'arrête sur le statut de l'image dans le livre tiré en grand nombre et les revues, et étudie l'inconfort que suscita le terme d'illustration. Il aborde le livre de bibliophilie et certains de ses artistes. L'imaginaire singulier de la bibliothèque, la lecture qui est femme, le livre conçu comme de la chair entre deux peaux, l'impact du noir et du blanc et les taches d'encre arrêtent l'attention, autant que les livres éventails qui transcendent la matérialité dans leur élan vers la poésie. Innervé par des questions qui ont préoccupé Mallarmé, presque partout présent dans ces études, La Chair du livre n'en fait pas le point de départ d'une " rupture inaugurale " (Y Peyré), mais donne à voir le contexte dans lequel s'enracine la méditation mallarméenne. La révolution typographique et poétique, la poésie visuelle, le graphisme symbolique naissent dans une fin de siècle qui connaît le nouvel attrait de la publicité, une iconographie galopante, et déjà une crise de " la galaxie Gutenberg " (M McLuhan). Pour répondre à ces questions, à l'heure d'une autre " crise ", La Chair du livre, composé de quinze études idiosyncrasiques, croise les méthodes et les points de vue sans atténuer les aspérités et les divergences d'une époque de transition. Entre histoire de l'imprimé et de l'édition, études littéraires, arts du livre, esprit du temps, matérialité et imaginaire, il aspire à rendre au livre sa dimension d'objet parlant de l'histoire culturelle.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
566
Date de parution
13/09/2012
Poids
1 462g
Largeur
225mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782840508366
Titre
CHAIR DU LIVRE
Auteur
Stead Evanghélia
Editeur
SUP
Largeur
225
Poids
1462
Date de parution
20120913
Nombre de pages
566,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Une étude approfondie d'un grand texte classique ou contemporain par un spécialiste de l'?uvre. Une approche critique originale des multiples facettes du texte dans une présentation claire et rigoureuse. L'ouvrage propose également un dossier avec une bibliographie, une chronologie, des variantes, des témoignages, des extraits de presse, des éclaircissements historiques et contextuels, des commentaires critiques récents. Un ouvrage efficace, élégant. Une nouvelle manière de lire.
Sisyphe heureux réunit dix essais, choisis dans un ensemble plus vaste d'études sur les revues littéraires et artistiques. Dispersées, difficiles d'accès, en langue étrangère, voire inédites, ces dix stations abordent quelques questions centrales. L'ouvrage combine une approche méthodologique (I. "Approches") et des études de cas (II. "Formes et Figures") selon deux démarches complémentaires qui replacent les revues littéraires et artistiques dans la mouvance plus large des périodiques et de l'imprimé, questionnent le partage durable entre majeur et mineur, et montrent les interactions avec d'autres formes culturelles au sein de l'écosystème médiatique. Evanghélia Stead propose une palette d'aperçus et de méthodes aptes à ouvrir de nouvelles voies dans un domaine d'études en pleine expansion. Sisyphe heureux combine les études textuelles, l'analyse littéraire et historique, les études visuelles, l'histoire de l'imprimé, celle des représentations, et l'étude de l'imaginaire. Son objectif est de mettre en avant les rôles des revues artistiques et littéraires dans une histoire culturelle nuancée.
Dans une langue énigmatique, lors de l'évocation des morts de l'Odyssée, le devin Tirésias prédit à Ulysse un dernier voyage qu'il aura à accomplir après son retour à Ithaque jusqu'au pays des hommes qui ignorent le sel. Du coeur d'une grande flamme qui murmure comme une langue, au chant XXVI de l'Inferno, Ulysse raconte à Dante le voyage fou qu'il entreprit en plein océan, outre les colonnes d'Hercule, jusqu'au tourbillon des eaux qui engloutit son navire corps et biens. Né de la libre combinaison de ces deux passages célèbres, Ulysse, le navigateur aspirant au retour à Ithaque, se mue en voyageur téméraire et en aventurier. Les quinze textes de ce volume creusent le sillon d'une Seconde Odyssée "plus grande que la première peut-être" (Cavafis) en six langues (anglais, allemand, grec, français, italien et espagnol) dans l'original et en traduction. D"Ulysse d'Alfred Tennyson à Odyssée, livre XXIII de Jorge Luis Borges, ils remodèlent le voyage dantesque d'Ulysse par delà les colonnes et ses aventures merveilleuses connues de l'Odyssée. L'Ulysse errant sur toutes les mers, même parfois sur les terres, irrésistiblement attiré par le couchant, est l'Ulysse de la Seconde Odyssée. Rentré à Ithaque, il est déçu par le retour. Rêveur, inquiet, mélancolique, rongé par le désir de reprendre le large, il retrouve pour ce dernier voyage ses anciens compagnons et les lieux autrefois abordés. Mais rien n'est plus comme avant. Poètes, prosateurs et essayistes - souvent, comme Borges, en cette triple qualité - reviennent en grands lecteurs inspirés sur l'oracle mystérieux de Tirésias et sur la langue de feu de Dante. L'Odyssée se prolonge par l'Inferno sur les traces d'un chemin connu et inconnu à la fois. Fascination de l'énigme de l'oracle, murmure de la langue de feu, défi de la poésie homérique et dantesque, mythologie mélancolique, méditation sur l'existence et l'immortalité, la Seconde Odyssée c'est tout cela."
Comment les revues se développent-elles et circulent-elles ? Quels sont les réseaux ou les stratégies qu'elles mobilisent, les modèles dont elles s'inspirent, qu'elles transforment ou qu'elles imposent, les formes et les contenus qu'elles empruntent à d'autres revues ou qu'elles diffusent auprès d'elles ? Ces questions se posent tout particulièrement entre 1860 et 1930, lorsque les revues littéraires et artistiques foisonnent en Europe, en une féconde rivalité, et tissent des trames d'échanges, de transferts et de relations culturels. Cet ouvrage s'inscrit dans la continuité immédiate de L'Europe des revues (1880-1920) ; Estampes, photographies, illustrations (2008, rééd 2011), dont il reprend les postulats. Il invite à explorer les rapports entre les modèles esthétiques, idéologiques, graphiques et typographiques des périodiques dans l'espace européen. En problématisant la notion de réseau et en montrant ses diverses réalisations et manifestations - entre revues ou autour d'une revue -, il met fortement en avant la circulation des périodiques comme vecteurs d'idées, de formes, de sociabilités, d'idéologies et d'esthétiques. Cet ample mouvement d'échanges, à la fois centrifuge et centripète, permet le brassage et le passage de nouvelles idées, de formes et d'esthétiques d'un pays à l'autre, la redéfinition des genres et des domaines. Il offre aussi un angle nouveau pour interroger l'émergence des revues spécialisées (d'art, de théâtre, de cinéma, ou de photographie). Il est actuellement relayé par de nombreuses initiatives numériques - de la mise à disposition des documents au profit du plus grand nombre à la reconstitution des réseaux historiques des périodiques et à la mise en relation croissante des publications, des documents et des archives. En étudiant ses diverses manifestations selon ces orientations, le présent ouvrage tente d'éclairer à nouveaux frais le phénomène périodique et de mesurer son importance dans l'histoire culturelle imprimée et visuelle.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.
Tabeaud Martine ; Browaeys Xavier ; des Gachons An
Des centaines d'aquarelles. Un seul et même motif : le ciel de la Champagne. André des Gachons (1871-1951), artiste peintre, météorologue bénévole, a saisi presque chaque jour, pendant près de quarante ans, des instantanés du paysage céleste. Il les a associés à des relevés météorologiques. A l'état de l'air, il a ajouté un tableau du ciel, dont les couleurs et les formes changeantes devaient permettre de prévoir le temps du lendemain. Au temps de la Grande Guerre, ces oeuvres sont des documents de premier ordre, lorsqu'on les met en regard des témoignages des soldats et des officiers, qui étaient dans la boue des tranchées, les nacelles des ballons, à bord des avions ou derrière les canons. La "météo" était l'une de leurs préoccupations quotidiennes. Chaque jour, André des Gachons a donné des couleurs au temps. Il nous a laissé des ciels de Champagne qui entrent ainsi dans l'histoire de la guerre 1914-1918.
Alors que l'Amérique s'interroge sur l'héritage de la révolution fondatrice, et doit faire face à de grandes questions telles que l'expansion territoriale vers l'Ouest, l'industrialisation naissante, l'afflux massif d'immigrants ou encore la question de l'esclavage, les Américains manifestent un vif intérêt pour les deux révolutions qui secouent la France en 1830 et 1848. Ces événements font l'objet de multiples célébrations officielles et populaires aux Etats-Unis et donnent lieu à des débats passionnés dans la presse américaine, au Congrès et dans les milieux contestataires tels que les premiers mouvements ouvriers, les abolitionnistes ou encore le féminisme naissant. L'approche transnationale de Yohanna Alimi-Levy se démarque de l'historiographie traditionnelle et invite à penser autrement la démocratie américaine en soulignant la circulation d'idées entre les deux rives de l'Atlantique.