« On savait déjà, depuis longtemps, mais on ne nous a pas crus. On n'a rien voulu voir ou entendre », confient souvent fidèles et croyants.L'ouverture de ce dossier, au-delà de l'anonymat de ce « on », tentera de discerner les niveaux de responsabilité en jeu dans la couverture de ces agissements. Comment recevoir la notion de symptôme « systémique » de l'Église ? Seront aussi interrogés les ressorts qui animent ces abuseurs (autorité et biais spirituels) ainsi que les séquelles de la vie psychique des abusés.Le verbe « abuser » peut résonner de manière polyphonique : abus de pouvoir qui place l'enfant sous assujettissement, tromperie, duperie sur ce type de relation, abus du langage spirituel dansle recours à la confession comme pardon de ces actes (viols, prédation).Témoignages, faits divers, citations bibliques et évangéliques, références philosophiques, psychanalytiques, ?uvres romanesques viendront tresser les fils de ce cheminement.
Nombre de pages
112
Date de parution
14/12/2023
Poids
137g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782336422329
Titre
On abuse un enfant en l’Église
Auteur
Sous Jean-Louis ; Trinez Denis
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
137
Date de parution
20231214
Nombre de pages
112,00 €
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L'inconscient, c'est la politique " nous a asséné Jacques Lacan, dans cette formule particulièrement lapidaire? Qu'entendre par là ? L'auteur développe son interprétation de la phrase de Lacan de façon originale et nouvelle. Au-delà de l'analyse classique des représentations politiques souvent réduites à des rapports de pouvoir, il met l'accent sur l'économie de la jouissance et des pulsions qui entourent les déterminations signifiantes de la conception du politique pour les analystes. Il aborde la question dans ses aspects individuels, collectifs et institutionnels.
Qu'est-ce qu'une interprétation ? Son effet ? Sa portée ? Y aurait-il une affinité entre sa résonance et la polyphonie musicale ? Si Freud a pu laisser penser que l'interprétation relèverait d'une construction de l'analyste, avec les risques inhérents à tout échafaudage (suggestion, persuasion...), il abandonna pourtant la localisation cérébrale de sa neurotica en ne prenant plus en compte que le support matériel du langage. Lacan le suivit tout en s'écartant résolument de l'emprise imaginaire propre à une interprétation moïque, faisant valoir son côté décentré où le sujet, dans cette dimension symbolique, serait en jeu. La figure de l'équivoque se démarque de ce trop-plein interprétatif, mais il n'en demeure pas moins que le langage est exclusivement d'ordre symbolique. Un glissement par la suite s'opère : le signifiant glisse à la jouissance de la langue et engage notre écoute d'un discours vers sa valeur de plus-de-jouir et sa résonance pulsionnelle. L'interprétation porterait alors sur une approche plus "réelle" du langage. En effet plusieurs figures de l'équivoque ou de l'équivalence accompagnent la fabrique lacanienne : équivalence-matière, équivalence-parasite, équivalence-valeur, équivoque résonance. Ce livre tente d'aborder toutes les superpositions en jeu dans cette notion d'équivoque. Avec, à l'appui, des citations littéraires (Ulysse de James Joyce, La Poétique chinoise de François Cheng, L'Attente l'oubli de Maurice Blanchot, l'oeuvre de Marguerite Duras) ou picturales (Nicolas de Staël).
Alors qu'une novlangue gestionnaire voudrait réduire le langage à un codage informatif et cognitif (grilles, cases, échelles), excluant le fantasme, cet essai tente de faire cas de la force de la langue pulsionnelle qui peut s'entendre chez un enfant et qui retentit sur ses apprentissages (voix de la lecture, lettres de l'écriture et du calcul...). C'est en retraversant la vérité d'une histoire qui l'a assujetti à une place et dont il peut s'affranchir comme sujet, que peut émerger son désir de savoir. Deux excursions littéraires (Le Tambour et Le Parfum) accompagnent cette étude dans sa dimension de récit.