Leah Souffrant, with laudably quiet gestures, reaches lyrically into literature's silent places to delineate the thermodynamics of the lacuna. Working the pauses, she does a Duras : nimble, stunned, alert. Hats off to Souffrant for the elliptical beauty she unearths and - with interpretive deftness-performs!" - Wayne Koestenbaum How might the unsayable become known to us ? In the arts, silence and blank space attempt to convey what can't be said, making one revelation even as another is withheld. In this meditative study, Leah Souffrant explores how creative forms of reticence can communicate knowledge and create experience. Attending to word and image and what hovers between, Souffrant describes an aesthetics of attention to absence and presents a poetics of the unsayable. Through the work of Anne Carson, Marguerite Duras, Sylvia Plath, Jean Rhys, Lorna Simpson, Rachel Zucker, and others, Souffrant investigates creative gestures and critical assertions at the intersection of phenomenology, feminism, and form. She invites readers to dwell in the spaces created by works that withhold explication, remain silent or blank, and discover the understanding made available to us in such spaces when we give them our attention. While acknowledging that language inevitably is inadequate, Souffrant examines the ways in which creative works nevertheless translate experience into form, and can - echoing Maurice Merleau-Ponty - "make us advance toward" richer understanding of what is often most difficult to grasp.
Date de parution
07/03/2017
Poids
320g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782875621108
Auteur
SOUFFRANT LEAH
Editeur
PULG
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160
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20170307
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Les deux écrivains haïtiens J. Roumain et J.-S. Alexis, et le noir américain Langston Hughes constituent une Ecole particulière du mouvement de la Négritude dans la mesure où ils ont suivi une démarche commune : inscrire la quête d'identité culturelle dans une revendication sociale, sans toutefois réduire l'une à l'autre. A partir d'une analyse sociologique de leurs oeuvres romanesques, principalement celles consacrées à Haïti, Claude Souffrant, lui-même haïtien, situe ces trois auteurs par rapport aux autres courants ou contre-courants de la négritude, illustrés par J. Price-Mars, R. Maran, L.-S. Senghor, R. Depestre, N. Guillen. La perspective socialiste des Roumain, Alexis, Hughes les sauve de la récupération et de l'usure idéologique qui ont largement atteint le mouvement de la négritude. De plus, la place tenue par la religion populaire chez ces écrivains conduit Claude Souffrant à trouver dans leur vision critique du christianisme un avant-signe du renouveau exprimé par les théologies noires de libération.
Les femmes noires et racisées sont largement absentes du débat public lorsqu'il est question de violences sexuelles. Kharoll-Ann Souffrant explore les raisons historiques de ce constat à partir d'exemples tirés du Québec, de la France et des Etats-Unis. Entre les impacts de la colonisation et de l'esclavage, les stéréotypes liés à la sexualité des Noir·es ainsi que les failles du système de justice, elle révèle les dynamiques à l'oeuvre derrière la marginalisation des femmes afrodescendantes. La parole des survivantes noires serait-elle doublement invisibilisée, tant par les institutions patriarcales que par un certain féminisme blanc et libéral qui aurait accaparé le mouvement #MeToo ?
A travers une analyse rigoureuse et éclairée des événements qui ont marqué et continuent de façonner Haïti, cette oeuvre propose une réflexion révélant des facettes souvent négligées de la réalité haïtienne. Elle explore en profondeur les enjeux cruciaux du leadership, de la gouvernance, de la sécurité et du développement économique. Alliant finesse intellectuelle et pertinence géopolitique, cet ouvrage se distingue par la force de son propos et la richesse de ses réflexions.
Après la colonisation, les intellectuels africains ont investi le champ littéraire avec entre autres un objectif, mettre en récit l'expérience quotidienne de la colonisation pour certains, et pour d'autres celle de l'Etat importé et ses méfaits. S'appuyant sur la littérature, leurs travaux sont d'abord engagés. Quelle grille de lecture peut-on faire alors sur les ouvres de ces écrivains? Comment en rendre compte des conditions de productions et de réceptions? Quels usages fait-on des écrits littéraires produits après la colonisation ? En s'intéressant davantage au roman postcolonial et plus particulièrement comorien, ce livre propose des éléments de réponses à toutes ces interrogations et en fournit un point de vue :En transfigurant l'Histoire par la fiction, les romanciers postcoloniaux adoptent une stratégie. Celle qui consiste à vulgariser la mémoire collective confinée en générale dans les rayons des bibliothèques et dans l'oralité. Selon eux, Il faut débusquer celle-ci, se jouer d'elle pour la répandre et la faire connaître, voire même l'universaliser. C'est probablement ce à quoi s'attache la démarche des deux écrivains Toihiri et Aboubacar qui éveillent la mémoire de l'Histoire par l'imaginaire.
Des dictionnaires de mots-valises, il en existe déjà. Le procédé, peu connu par son nom, est exploité dans les domaines les plus divers, pour son humour ou son efficacité. Le présent ouvrage offre en ouverture une série de réflexions sur le concept avant d'en explorer un maximum de possibilités.
Avec J.-P. Coutard, D. Cliquet propose ici un volume consacré aux environnements des occupations humaines pléistocènes en Normandie et à leur chronologie. A l'échelle régionale, les données contextuelles sont rassemblées, par disciplines, pour offrir un vaste panorama, non pas des occupations humaines elles-mêmes et des matériaux archéologiques qui leur sont associés - nul article consacré au débitage et à l'outillage en silex ici, ni à la grande faune chassée - mais de leurs environnements. L'ouvrage s'ouvre sur l'historique de la recherche en Préhistoire dans la région ; il se clôt sur une synthèse consacrée aux hommes et à leurs milieux (au pluriel) ; entre les deux, une série de contributions donnent l'état de la connaissance des reliefs, roches, végétaux, micro-organismes, etc. C'est donc tout le cadre de vie des hommes durant le Pléistocène qui est reconstitué ici, pour la Normandie, résultat des travaux entrepris par les auteurs et leurs prédécesseurs depuis plusieurs décennies.