Je suis sûr que le lecteur qui rencontrera Armonía Sommers pour la première fois s'arrêtera de lire de temps en temps pour se demander comment fonctionne cette fascination inexplicable qu'exerce le texte sur lui, à quoi ressemble-t-elle. Il s'agit d'un mécanisme de raréfaction du monde, d'une manoeuvre hallucinatoire pour le représenter, d'une fièvre programmée qui interfère entre les mots, les êtres et les choses. L'énergie poétique de la prose propulse ces fictions par agglutinement. Tout dépend de cette énergie et on ne trouvera pas (ni dans les lieux, ni dans le parler des personnages, ni dans le ton du narrateur) le moindre trait de couleur locale. La ville, la campagne, les caractères ont une certaine universalité abstraite malgré l'épaisseur de leur matérialité, malgré les jus corporels qui suintent, malgré leurs odeurs et leurs stridences. Mais chaque circonstance est minutieusement saturée, volontairement surchargée par l'écriture." De la préface.
Une nouvelle vient d'arriver dans la classe d'Emma. Elle s'appelle Jeannette. Non seulement son nom n'est pas à la mode, mais ce n'est pas la seule chose étonnante chez cette fille : ses vêtements, sa coiffure, son langage... tout semble provenir d'un autre temps. Accompagnée de ses amies Charlotte et Alice, Emma découvre que la famille de Jeannette vient du XVIIe siècle et est bloquée à notre époque. Pour rentrer, il leur manque un ingrédient rare. Si elles veulent aider Jeannette et sa famille, les trois filles vont devoir monter une sacrée expédition !
Résumé : Théodoria a l'impression d'étouffer. La vie au sein du bagne de son père, le surveillant général, est étroite, insignifiante. Elle rêve de grandeur, de voyages, de merveilles à découvrir et de gens à rencontrer ! Lorsque son père meurt et qu'elle découvre qu'elle est en réalité l'héritière du trône de Spria, c'est comme si son destin l'appelait enfin. Cependant, si le roi a fait échanger son enfant avec un mâle seize ans plus tôt, ce n'est pas pour que sa fille légitime vienne réclamer sa place maintenant. Théodoria pensait enfin obtenir ce qu'elle désirait, mais elle va vite comprendre que la cour préférerait la voir morte plutôt que reine.
Axel et Mina sont envoyés chez leur grand-oncle Nicodème suite à la mystérieuse disparition de leur mère. Le vieil homme grincheux et un peu loufoque tient une étrange boutique de jouets anciens. Un soir, Axel enfreint l'unique règle du musée et attrape un chat en bois. Aussitôt, lui et sa soeur sont transportés aux confins de l'Egypte antique, dans une aventure incroyable qui les mène jusqu'aux profondeurs de la célèbre pyramide de Khéops.
Résumé : A la façon du décollage, cette technique pré street art qu'il inventa et qui consiste, en arrachant des fragments d'affiches urbaines, à faire naître des images surréalistes, un Malet en cache un autre. Référence oblige, leur inventaire est à la Prévert. Malet mistoufle, prolo précaire aux aubes poisseuses, l'errant des jours sans pain. Lointain frangin d'Orwell dans la dèche à Paris et à Londres.
Résumé : " Certains veulent faire de moi un héros, alors qu'il n'y a pas de héros dans la criminalité. Il n'y a que des hommes qui sont marginaux, qui n'acceptent pas les lois, parce que les lois sont faites pour les riches et les forts ".
Résumé : Le pays du diable raconte un voyage hallucinant au coeur du désert et l'invétable triomphe de la violence. Sa prose sèche, sa capacité de narrer sans tomber dans les séréotypes ni les maniquéismes que la Patagonie a souvent fait naître, Perla Suez reconstruit une odyssée de rancoeur, de délire et de justice. Les personnages de ce roman vivent entre le courage et la folie, dévorés par une obsession qui va peut-être jusqu'à les consummer.