Est-il trop ambitieux de présenter à l'heure actuelle une synthèse consacrée à l'histoire de l'Eglise catholique en Chine au XXe siècle ? Au-delà de l'évolution institutionnelle et quantitative des missions en Chine, il fallait tenter de suivre, et de comprendre, le cheminement plein d'aléas par lequel la communauté catholique chinoise a pu commencer à former une véritable Eglise locale. Tel est le fil conducteur qui a inspiré les principaux développements de l'étude et qui invite le chercheur à cerner, autant que faire se peut, les mentalités et aspirations qui animaient Chinois et missionnaires. En d'autres termes, il n'était pas possible de négliger la dimension culturelle et psychologique de la rencontre entre Chine et christianisme. Une étude des méthodes respectives des diverses entreprises chrétiennes, de la concurrence entre elles, des éventuelles collaborations ainsi qu'une comparaison des fruits produits devraient permettre de mieux comprendre l'apport de l'ensemble du christianisme à la Chine. L'évolution prochaine mérite une attention soutenue, non seulement au point de vue du rapprochement diplomatique entre Pékin et le Vatican, mais plus profondément sur le terrain de la véritable communication interculturelle sereine et désintéressée. A défaut de celle-ci, le christianisme manquerait sans doute une nouvelle fois le rendez-vous avec cette partie si importante de l'humanité.
Nombre de pages
232
Date de parution
02/04/1997
Poids
701g
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EAN
9782701013497
Titre
L'Église catholique en Chine au XXe siècle
Auteur
Soetens Claude
Editeur
BEAUCHESNE
Largeur
0
Poids
701
Date de parution
19970402
Nombre de pages
232,00 €
Disponibilité
Epuisé
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C'est à partir d'enquêtes orales réalisées par le Centre de recherche missiologique "Vincent Lebbe" de la faculté de théologie de Louvain-la-Neuve que ce livre se construit. Il éclaire non seulement l'histoire des missions, mais aussi la réflexion sur les enjeux actuels de l'évangélisation par une quadruple démarche : • il montre en quoi l'analyse d'enquêtes orales et de récits de vie peut constituer un matériau utile pour bâtir une histoire de l'œuvre et de la pensée missionnaire ; • il illustre la fécondité de cette méthode en l'appliquant à des recherches sur la vie missionnaire au Congo (ex-Zaïre), sur l'origine de la vocation missionnaire et sur l'œuvre des catéchistes laïcs au Burundi ; • il reproduit deux témoignages individuels, celui du Père Masson, le "père" du concept missiologique d'inculturation et celui du Père Nissim, "missionnaire" en Afrique puis en Europe ; • il montre combien la mise en relief du témoignage de vie et de l'expérience croyante constitue aujourd'hui comme hier un axe permanent de la pastorale missionnaire.
Qui ne s'est jamais senti dépassé par son ado ? Qui n'a jamais eu envie de baisser les bras face à ses emportements ? A son insistance ? A sa mauvaise volonté manifeste ? Ce petit guide est là pour vous apprendre à dompter le rebelle qui sommeille au bout du couloir alors que c'est l'heure de passer à table. Ce véritable dico du parent d'ado vous permet de passer des sujets les plus sérieux aux plus légers, de piocher dans les conseils au gré des problématiques que vous rencontrerez au quotidien pour le protéger au mieux et retrouver avec lui une relation saine et complice.
Dans l'Eglise du Moyen Age central, l'inspiration charismatique n'est pas antinomique de la bureaucratisation : elle en est la condition nécessaire. C'est ce que montre cette étude des mobilisations ecclésiologiques de la référence à l'Esprit. Loin d'oublier l'Esprit dans la routine d'une bureaucratie sans âme, les agents de l'institution de l'appareil ecclésial sont les premiers à y faire référence pour opérer, à partir du milieu du XIe siècle, une centralisation pontificale des différentes tendances réformatrices. La monopolisation pontificale de la référence légitime à l'Esprit permet à la fois d'affirmer l'autonomie - la théonomie - de l'appareil ecclésial et d'en suspendre les règles ordinaires. L'appropriation de ce discours ecclésiologique par les chroniqueurs et réformateurs du XIIe siècle va conduire à une nouvelle perception de l'histoire, fondée sur l'idée d'un progrès inspiré et mené par des hommes spirituels. Moines charismatiques et administrateurs peuvent ainsi s'associer autour du fragile malentendu d'une institution spirituelle. Lorsque celui-ci se délite, les discours prophétiques en font l'aune à laquelle juger le présent ou un projet d'avenir. Au cours des XIIIe et XIVe siècles, ce modèle d'une bureaucratie charismatique se dissocie en conceptions antagonistes de la référence à l'Esprit : un usage intégré dans les rouages de l'administration, qui n'apparaît explicitement que dans les périodes de crise, et une référence de plus en plus eschatologique visant à condamner tous ceux qui persécutent les "spirituels".
Scolastique : dérisoire ou sérieuse ? Savante ou bornée ? Ratiocination ou perfection rationnelle de l'investigation universelle ? Virtuosité intellectuelle ou figement formel ? Peu de mots, assurément, résonnent de manière aussi contradictoire dans notre chambre cognitive. Faut-il s'en étonner ? La scolastique, avec le Sic et non d'Abélard au XIIe siècle, se construit sur l'exploration inextinguible de la contradiction. Elle progresse vers la vérité grâce au kaléidoscope des possibles logiques. En son âge d'or, du XIIIe au XVe siècle, auxquels est consacré ce volume, elle ne structure pas seulement la pensée des intellectuels. Imprimant sa forme et ses processus heuristiques à la littérature - latine ou romane - qu'elle érige en son extension, elle trouve en celle-ci non seulement un réceptacle et un lieu de diffusion, mais un révélateur. Codifiée mais libre comme une forme fixe, elle est littérature à part entière, partageant avec elle les ambitions et les modalités protéiformes d'une architectonique savante dévouée à l'éveil de l'esprit. Les vingt-quatre contributions ici réunies sondent la manière dont la littérature médiévale, tirant partie de sa propre diversité, sérieuse, comique, savante, ambiguë ou critique, s'est emparée de la scolastique pour faire d'un phénomène social qui aurait pu devenir un puissant outil de contrôle, un formidable moteur d'émancipation individuelle.
Une exclamation d'Origène (empruntée à Jérémie) : Tu m'as trompé, Seigneur ! Une autre de saint Anselme : Seigneur, je cherche ton visage ! L'une et l'autre nous a paru valoir d'être scrutée, comme introduisant à une demarche de pensée qui caractérise chacun de ces deux grands esprits, et plus encore au mouvement foncier de leur âme. Deux exemples, propres à faire voir, à travers les différences de deux époques aussi bien que de deux individualités, une parenté plus essentielle. Et nous encore, "nous sommes de leur race" . Tous ceux que nourrit de sa substance indéfiniment féconde une même grande tradition, sont frères. Pour compléter ce sentiment de l'unité dans un incessant pluralisme, nous avons cru pouvoir proposer un troisième exemple, pris à notre siècle même, celui du débat qui fut institué, au cours des années trente, sur les rapports de la foi chrétienne, et de la philosophie. Le lecteur verra de lui-même, sans qu'il soit besoin d'instituer parallèles ou contrastes, combien les questions qui agitaient ce débat sont encore aujourd'hui les nôtres.
En octobre 1703, Claude Poullart des Places, un jeune Rennais, arrive à Paris sans autre intention que de faire sa théologie au collège Louis le Grand. Un an plus tard, simple tonsuré, il fonde un séminaire pour les pauvres écoliers, ces aspirants au sacerdoce dont la misère, par ses conséquences, est la plaie majeure de l'Eglise de France. Il assure à ses élèves une longue et solide formation théologique et sait leur communiquer sa mystique de pauvreté et sa hantise des âmes abandonnées. Il meurt en 1709, prêtre depuis moins de deux ans. Il laisse soixante-dix séminaristes et une petite équipe de directeurs, noyau de cette congrégation du Saint-Esprit qui compte aujourd'hui 4 000 religieux. La Compagnie de Marie de son ami Grignion de Montfort ne voit le jour et ne survit jusqu'à la Révolution que grâce à son affiliation à la congrégation du Saint-Esprit ; pendant près d'un siècle et demi, ses membres se font appeler Prêtres missionnaires du Saint-Esprit. Quant aux Filles du Saint-Esprit, la plus florissante des congrégations bretonnes, elle doit son existence à l'un des premiers disciples de Poullart des Places qui leur forma un règlement sur le modèle de celui qui s'observait au Séminaire du Saint-Esprit. Poullart des Places est le plus jeune fondateur d'ordre et aussi celui qui disposa du délai le plus court pour consolider son oeuvre. Son histoire était une énigme que, grâce aux archives de l' Aa, une congrégation secrète de piété, Joseph Michel réussit à élucider. La cause de canonisation de Poullart des Places a été introduite en 1989.