Ecume et Cendre regroupe sans doute ce que Slauerhoff a écrit de meilleur comme nouvelle, à la fois en raison de la variété du style et de l'inspiration, mais surtout à cause de l'image qu'il y donne de sa personnalité tourmentée dont chaque récit illustre l'une des facettes. " L'Héritier ", l'histoire de Kasem Hussein qui rêva d'être riche, et, la fortune venue, ne rencontra que déboires et déceptions, évoque les contes " orientaux " du XVIIIe siècle et leur aimable scepticisme. Dans " La fin du chant ", Slauerhoff décrit l'errance d'un homme à la recherche d'un indéfinissable salut à travers les absurdités et les banalités d'une existence désenchantée. Conrad semble avoir inspiré " Le dernier voyage du Nyborgt ", qui, poussé sur l'infini du Pacifique par quelque obscure fatalité, entraîne son équipage à la mort. " Larrios " est la navrante histoire d'un marin désemparé, dont la vie n'a plus d'autre sens que la quête, poursuivie au cours d'étranges expériences, d'une femme un instant entrevue. Enfin, c'est dans un esprit d'" understatement " typiquement anglo-saxon que " Such is life in China " décrit avec réalisme une journée de quelques européens échoués aux flancs de l'immense empire qui tolère avec indifférence leurs manies, leurs trafics et leurs illusions.
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Nombre de pages
220
Date de parution
17/06/2010
Poids
144g
Largeur
109mm
Plus d'informations
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EAN
9782842422806
Titre
Ecume et Cendre
Auteur
Slauerhoff Jan Jacob ; Roosenburg S.
Editeur
CIRCE
Largeur
109
Poids
144
Date de parution
20100617
Nombre de pages
220,00 €
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Slauerhoff Jan Jacob ; Cunin Daniel ; Nooteboom Ce
Dans le Mexique révolutionnaire des années vingt, Guadalajara vit dans l'isolement, dans une torpeur immobile, qu'elle alimente de ses ambitions et de ses illusions dangereuses. Elle perdure dans un climat d'attente messianique qu'a compris El Vidriero, un vagabond agité et insatisfait. Pourquoi ne pas croire, ou du moins ne pas faire croire, qu'il est le Rédempteur, apte à racheter les vies dépourvues de sens des Indiens? A mi-chemin entre réalité et légende, le roman raconte avec une cruauté impitoyable la parabole d'une révolte, ce mélange de fanatisme et d'intérêts personnels, d'idéalisme et de corruption.
Moi, naguère si faible, moi qui n'avais pas osé poser le pied sur la frontière de ce pays, je m'avancerai dans des contrées où jamais personne encore ne s'est aventuré; qui ne vous tiennent pas à distance mais vous supportent; qui se laissent en apparence conquérir et tuent tous les barbares et les étrangers, les étouffant dans une étreinte molle, les écrasant sous leurs foules. Etre l'un de ces millions qui n'auront jamais la conscience de leur être - quel bonheur; et si cela est hors de portée, être l'un de ceux qui savent tout, un homme qui a tout abandonné derrière lui et qui, pourtant, survit.
A la Sorbonne comme au bistrot, la vérité vraie, objective, pure, triomphe rarement : l'assistance lui préfère la parade la plus cinglante. Voilà qui chagrinait au siècle dernier le ténébreux philosophe Schopenhauer... Il en eut à la longue un sursaut rageur : élaborer le mode d'emploi de la controverse. Un traité qui permette de défaire n'importe quel opposant, malgré son habileté et sa mauvaise foi. Puisque si souvent la forme l'emporte sur le fond. Les brillants raisonnements des alchimistes ont interdit l'essor de la chimie pendant des siècles. Même s'ils professaient des âneries. Dans L'Art d'avoir toujours raison, Schopenhauer ne s'embarrasse pas de morale... Résultat : un mémoire ramassé et teigneux, pas plus épais qu'un agenda : trente-huit stratagèmes pour ne jamais perdre la face."
Georg Simmel (1858-1918) fut un des inventeurs de la sociologie, mais aussi un philosophe original, un véritable personnage du Berlin 1900, ouvert aux arts et à toutes les manifestations de la modernité. Enseignant (sans solde) à l'Université de Berlin pendant des décennies, il exerça une influence diffuse considérable. Un public varié se pressait à ses cours, venu de toute part. On considérait être admis dans ses privatissimi comme un rare privilège. Solitaire, sans ancrage fort dans l'institution, sans "école", il sombra dans l'oubli après sa mort et ne fut redécouvert que tardivement. Mais ses idées continuaient d'inspirer une quantité de ses "enfants" spirituels. Le présent ouvrage en rassemble une large palette sous forme d'une photo de groupe qui réservera bien des surprises. D'Union soviétique aux Etats-Unis, des rangs de la philosophie à ceux de la sociologie, des historiens de l'art aux écrivains, journalistes, à plusieurs personnages inclassables, une histoire souterraine de la vie intellectuelle du XXe siècle se dessine à partir de Simmel.
Ces neuf nouvelles de Rainer Maria Rilke, écrites entre 1897 et 1901, sont d'une grande variété de forme et d'inspiration, mais elles portent toutes en elles les visions fulgurantes de l'homme qui achèvera, vingt ans plus tard, Les Elégies de Duino, en affirmant que "tout ange est terrible". Avec une certaine férocité satirique, Rilke raille autant les philistins satisfaits que les artistes complaisants, et, à l'image de son double de jeunesse, Ewald Tragy, poète de dix-huit ans, il s'attache aux humbles et aux réprouvés de l'existence. Qu'il dépeigne de grandes familles obsédées par leurs ancêtres, des aristocrates en fuite après la Révolution française, ou encore des vieillards émerveillés par le simple passage d'une petite fille dans un parc, l'auteur nous montre toujours "qu'entre horreur et splendeur se développent des relations secrètes".