Sirota Régine ; Montandon Cléopâtre ; Turmel André
PU RENNES
18,00 €
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EAN :9782753503083
Alors que l'enfance attirait bien peu le regard du sociologue, elle devient un objet de recherche à part entière en ce début de vingt-et-unième siècle. Se met en place un nouveau champ de recherche, la sociologie de l'enfance, qui s'intéresse à un objet social à la fois objet de fascination et de tourments. Il n'est plus possible d'envisager les problèmes éducatifs, qu'ils concernent l'école, la famille ou les médias, sans s'interroger sur le nouveau statut de l'enfant dans la modernité. Ainsi de personnage fantôme, quasi invisible hantant les sociologies de l'éducation ou de la famille, l'enfance est-elle devenue une des figures majeures de la modernité et des sociologies. Elle cristallise et incarne, au c?ur d'un mouvement général de désinstitutionalisation, un des derniers liens sociaux, et toutes les difficultés de la transmission, interrogeant et secouant violemment nos cadres de représentation et d'interprétation des modes de socialisation contemporains. Elle appelle une recomposition des champs traditionnels de la sociologie. Penser un à un et indépendamment les cadres institutionnels de la socialisation ne permet guère de sortir de cette impasse. Il devient indispensable de s'interroger sur leurs relations réciproques et sur l'action même de cet enfant, considéré maintenant comme un acteur à part entière. Si le statut de l'enfant évolue au sein de la cellule familiale, en écho, il évolue au sein de toutes les instances de socialisation, dont l'école, et se recompose au sein de groupe de pairs, ce que ne peut ignorer une société de consommation avide de cibles prescriptrices. En effet, comment appréhender l'analyse des politiques sociales de l'enfance sans faire appel à l'analyse des discours savants qui légitiment celles-ci, comment comprendre la culture enfantine sans la situer face à cette nouvelle vision de l'enfant en tant qu'acteur social ? C'est à tracer cette évolution et ce changement de regard social et scientifique que s'attache ce livre. Pour cela il fallait donner à voir, un vaste mouvement de recherche international en cours de construction, en rassemblant ces travaux. Ce volume, coordonné par Régine Sirota, Professeur à Paris 5 et membre du Cerlis, est issu d'une série de rencontres d'un groupe de chercheurs réunis au sein de l'Association Internationale des Sociologues de Langue Français, dans le cadre d'un nouveau réseau scientifique : le comité de recherche de sociologie de l'enfance. Destiné tant aux chercheurs, aux étudiants qu'aux praticiens du social il voudrait mettre à disposition les premiers jalons et éléments de cette sociologie de l'enfance en émergence.
Nombre de pages
325
Date de parution
31/08/2006
Poids
507g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753503083
Titre
Eléments pour une sociologie de l'enfance
Auteur
Sirota Régine ; Montandon Cléopâtre ; Turmel André
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
507
Date de parution
20060831
Nombre de pages
325,00 €
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Dans une Europe en train de s'inventer, pratiques éducatives, pratiques sociales et pratiques de recherche évoluent et s'entrecroisent, accompagnant cette construction. Le comparatisme devenant un des ressorts de cette évolution, il s'avère nécessaire d'en comprendre les conditions et les enjeux. Se dessinent de nouveaux dispositifs de recherche, de nouveaux modes de fonctionnement des systèmes éducatifs, de nouvelles demandes sociales, de nouveaux objets, de nouveaux regards, ce qui ne va pas sans tensions et contradictions. De ces difficultés et des rencontres au sein d'un Observatoire européen est né ce livre. À la convocation de l'expertise répond l'incertitude des cadres théoriques et des hésitations méthodologiques, Bref, le cadre habituel de la " science normale " se trouve quelque peu perturbé, modifié dans un territoire aux contours souvent flous et ambigus entre le savant et le politique, action réformatrice et recherche scientifique. A partir d'expériences concrètes, des chercheurs d'une dizaine de pays européens, issus de différentes disciplines ont construit cet " arrêt sur image ". Ce livre peut donc se lire à plusieurs niveaux : Aux chercheurs, il propose l'analyse des tensions d'une expérience professionnelle en mutation ; différentes dimensions sont rassemblées dans une perspective de complémentarité de l'anthropologie du laboratoire à l'éducation comparée, en passant par l'anthropologie politique et la sociologie. Aux politiques et aux administratifs, il explicite les contradictions ressenties dans l'univers de la recherche, face aux demandes exprimées par les structures destinées à gérer les politiques sociales. Aux spécialistes et aux usagers de l'univers éducatif, il propose un regard plus spécifiquement ancré dans les sciences sociales qui, en mettant en parallèle politiques éducatives et politiques sociales, permet de mieux comprendre l'évolution des conceptions éducatives contemporaines. Ainsi ce livre veut devenir, autour du comparatisme, un élément d'un dialogue en construction, qui ne nie, ni n'esquive les malentendus, les tensions et les difficultés mais les affronte en les explicitant.
En entrant dans l'espace privé de la famille, la recherche place au centre de l'analyse la construction quotidienne de l'enfance en explorant comment se "fabrique" et évolue au jour le jour la socialisation entre parents et enfants. Les articles rassemblés dans le dossier Entre enfants et parents. La socialisation dans l'espace quotidien de la famille, dirigé par Régine Sirota. abordent comment se construit cette culture de l'enfance, que ce soit dans les prescriptions qui pénètrent la sphère la plus privée, de la salle de bain à la chambre d'enfant en passant par la cuisine, au travers des multiples objets qui vont meubler, envahir l'espace familial ou se cantonner dans certains espaces ou temps de la vie familiale et marquer frontières d'âge et de genre en autant de dispositifs de socialisation. Ainsi se caractérise, par leurs auteur(e)s, la mutation des pratiques éducatives dans l'évolution des rapports intergénérationnels, mêlant transmission et transformation des normativités face à l'évolution des nouvelles technologies, des habitudes de consommation, de présentation de soi ou des choix alimentaires.
Comment les enfants reçoivent-ils, consomment-ils ou fabriquent-ils de la culture ? Est-il aussi sérieux de se pencher sur les poupées, les jeux vidéo ou les écrans numériques que sur la littérature enfantine ? Peut-on envisager les pratiques culturelles en ignorant l?enfance en tant que cible publicitaire ? Des spécialistes de renommée internationale, issus de la sociologie et de l?anthropologie, du marketing, des sciences de l?éducation, de la psychologie, des gender studies? débattent de l?articulation entre enfance et cultures. Que fait l?enfance à la culture et inversement que fait la culture à l?enfance ? Les pistes ouvertes par Alan Prout, David Buckingham, Daniel Cook, Kaveri Subrahmanyam et Patricia Greenfield, Nestor Garcia Canclini et Jacqueline Reid-Walsh sont autant d?éclairages sur l?évolution des pratiques et les mutations rapides qui affectent les conceptions de l?enfance face aux industries culturelles. Sylvie Octobre et Régine Sirota en proposent une mise en perspective intellectuelle, tandis que Jean-François Chaintreau resitue ces débats dans le cadre des enjeux des politiques culturelles. Effets d?âges et de générations, différences de genre, inégalités sociales, transmission et socialisation à la culture, consommation et production culturelle? ces thématiques transversales se croisent et se répondent en écho. Elles invitent en ch?ur à une grande ouverture intellectuelle, ouvrent des pistes en faveur d?une nécessaire inventivité théorique et méthodologique, et fournissent des outils de compréhension et d?action sur les mondes des enfants d?aujourd?hui et de demain. Résolument pluridisciplinaire, l?ouvrage rend compte de l?observation par les sciences sociales de l?enfant face à la culture et donne la parole aux plus grands spécialistes de renommée internationale, dont certains sont encore inédits en France.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.