Sur la plus grande partie de la planète, la situation n'a guère évolué depuis la première édition de ce livre en 1970, et même les années 1930 lorsque Wilhelm Reich (1897-1957) militait au sein du PC allemand. La répression sexuelle sévit toujours, commandée par des morales plus ou moins rigides, répression dont les femmes sont les premières victimes. Dans les pays riches, la libéralisation des mœurs s'exprime surtout par un déluge d'images de femmes nues et des discours empreints d'un hédonisme compatible avec l'ordre social. Mais la persistance de la violence, tant dans les pratiques que dans les fantasmes, montre que si les sociétés modernistes ont, chez elles, parfois fait reculer un peu la misère sociale, la misère sexuelle reste la chose la mieux partagée. Constantin Sinelnikoff, qui fut l'un de ses premiers éditeurs en France, expose ici de manière chronologique les concepts-clés de la théorie du jeune Reich qui voulut combiner sexologie et politique, et montrer le lien existant entre génitalité entravée et capitalisme. Malgré son caractère parfois normatif, elle conserve encore aujourd'hui une certaine pertinence.
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Nombre de pages
311
Date de parution
16/01/2002
Poids
350g
Largeur
120mm
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EAN
9782913112162
Titre
L'oeuvre de Wilhelm Reich. 2ème édition
Auteur
Sinelnikoff Constantin
Editeur
NUITS ROUGES
Largeur
120
Poids
350
Date de parution
20020116
Nombre de pages
311,00 €
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Un grand homme de science nous parle de la sexualité, et non pas seulement des dérivés et symboles de la libido. Reich, découvrant le caractère social des névroses, développe la critique sociale implicite dans les premiers écrits de Freud. L'idéologie sociale et la forme patriarcale et monoogamique de notre famillle ont pour conséquence la répressions sexuelle, cons "quence uqi est en même temps conditons et but de cette famille. Le caractère fondateur de la spsychanaluyse par rapport à toute psychologie sociale et politique démontre cependant - et c'est ici la dimension capitale de ce livre-culte de cette " fin de siècle " - qu'une révolution sexuelle ne saurait être radicale.
Nathalie Sinelnikoff tient le pari de développer simultanément une approche pragmatique et théorique des psychothérapies avec l'exploitation rigoureuse - sous la d'entrées thématiques - de leurs démarches. Au fil des pages les retours et les recoupements. les précisons et les analyses perm ainsi au lecteur une conquête progressive de cet immense territoire une connais intime de sa diversité une meilleure appréciation de ses enjeuxAu-delà de son invitation au voyage - particulièrement séduisante du côté de la psychanalyse des thérapies familiales ou de la psychothérapie institutionnelle-. l'ouvrage constitue une base indispensable à toute réflexion critique. Ce livre - qui a obtenu le prix "Psychologie" en 1994 - peut servir de guide à tous thérapeutes ou patients. pour qui la psychothérapie est d'abord une question d'indications de nécessité ou de pertinence Mais il est aussi ce regard d'ensemble dont nous avions besoin pour comprendre un phénomène daté. historiquement situé, de nos sociétés contemporaines.
Doyle Arthur Conan ; Challaye Félicien ; Lamoureux
Contrairement à ce que son titre peut laisser croire, ce texte n'est pas une aventure inédite de Sherlock Holmes, mais un pamphlet de son créateur qui voulut enquêter lui-même sur les massacres et atrocités perpétrés entre 1885 et 1908 dans " l'Etat indépendant du Congo ", propriété personnelle du roi des Belges, Léopold II. La rapacité du roi et des compagnies concessionnaires entraîna l'asservissement des paysans congolais, mobilisés pour " faire du caoutchouc ". Plusieurs millions d'entre eux y laisseront la vie, assassinés, affamés ou rendus malades. L'opinion mondiale retint surtout ces clichés d'enfants aux mains coupées, celles que les tirailleurs de la Force publique ramenaient aux officiers blancs pour prouver qu'ils n'avaient pas gaspillé leurs cartouches...Tout comme à cette époque Félicien Challaye, secrétaire de Brazza lors de son inspection menée sur la rive " française " du Congo en 1905, Doyle se réclame d'un colonialisme soucieux de l' " amélioration de la condition des races indigènes ", et peut-être plus encore de la " liberté du commerce ". C'est-à-dire, dans sa conception, celui que pratiquaient les Anglais - oubliant la quasi-extermination des premiers Australiens - et, dans une moindre mesure, les Français, bien qu'ils eussent adopté l'essentiel du système léopoldien dans leur colonie congolaise, où le pillage des ressources caoutchouteuses, quoique moins abondantes, était aussi intense. C'est ce qui ressort du texte implacable de Challaye, publié par Charles Péguy en 1906 dans ses Cahiers de la quinzaine, malgré la modération de son expression.
Résumé : Richard Müller n'était ni un théoricien ou un politicien comme Rosa Luxemburg ou Karl Liebknecht, mais un ouvrier tourneur, simple adhérent du SPD d'avant 1914, l'un de ces héros que l'Histoire tire de l'ombre avant de l'y replonger, une fois sa tâche accomplie. A la tête du réseau des Délégués révolutionnaires, créé en 1916 pour résister au militarisme, il fut, plus que la Ligue Spartakus, "l'homme de la Révolution de novembre". A travers son action, nous découvrons les ressorts prosaïques des événements, souvent plus décisifs que les discours enflammés et les postures héroïques. Modéré, "centriste", il s'opposera au soulèvement prématuré de janvier 1919 à Berlin et à l'aventureuse "Action de mars" de 1921, lancés par le Parti communiste. Pas toujours avisé dans ses choix, il était aussi parfois courageux et déterminé, à l'image finalement de la classe ouvrière allemande de ces années-là. Partisan d'une "République des conseils", adhérant au KPD en 1920, comme la majorité des socialistes de gauche, il en sera assez vite écarté de fait par la bolchévisation. Après la publication de précieuses Mémoires au milieu de la décennie, il abandonnera toute activité politique pour une inattendue carrière de promoteur immobilier, qu'il mènera sans trop de scrupules.
Résumé : Ernst, lycéen dans une petite ville de l'Allemagne du sud, s'éveille à toutes les complexités de la vie. Les injustices et les inégalités sociales, la mesquinerie et la médiocrité de nombre de ses camarades de classe qui prennent plaisir à persécuter plus faible ou plus sensible qu'eux le heurtent, ainsi que la méchanceté et l'hypocrisie de beaucoup d'adultes. L'éveil de sa sexualité, impérativement attrayante mais que l'ignorance et l'hypocrisie rendent mystérieuse, lui valent bien des déboires et des frayeurs. Sa solidarité spontanée avec un jeune Juif, souffre-douleur d'un maître de gymnastique sournoisement antisémite, le rapproche d'un garçon plus averti et plus mûr que lui, fils d'un ancien officier anticonformiste. Brutalement, cette société bien ordonnée bascule dans la guerre et bouleverse le quotidien. Emportés par la vague nationaliste, tous les habitants se retrouvent dans une grande union chauvine : bourgeois et petits-bourgeois se sentent pousser des ailes de héros, les ouvriers sont abreuvés de musique militaire et de discours patriotiques, les militants socialistes sont trahis, abandonnés par leurs chefs dont les idées chancellent. Tous, bras dessus bras dessous, s'engagent dans la guerre que l'on annonce courte et... victorieuse.
Résumé : Expulsée des Etats-Unis en 1920, la militante anarchiste débarque en Russie révolutionnée, où elle espère prendre sa part de la construction d'une société nouvelle. Petit à petit, son enthousiasme va céder la place au scepticisme, puis à la désillusion devant les signes de corruption du nouveau régime qu'elle découvre tout au long de ses voyages dans le pays et de ses rencontres avec les militants et dirigeants du parti au pouvoir, les anarchistes persécutés et de nombreux anonymes. Certes, Goldman fait la part des destructions, des souffrances et des famines provoquées par les interventions armées des Etats capitalistes et de la résistance acharnée des armées Blanches, mais les conceptions "autoritaires" des bolchéviques ont aussi leur part de responsabilités dans cette involution, pense-t-elle, dont on sait depuis qu'elle préfigurait le totalitarisme stalinien. "On ne soulignera jamais assez que la révolution ne sert à rien si elle n'est pas inspirée par son idéal ultime. Les méthodes doivent être en harmonie avec les objectifs révolutionnaires. Les moyens mis en oeuvre pour réaliser la révolution doivent correspondre à ses buts", écrit-elle en conclusion de son récit.