
Histoire du fascisme de la République de Saint-Marin. Moments et thèmes, 1922-1946 et... au-delà
Située entre l'Italie centrale et l'Italie septentrionale, enclavée entre l'Emilie-Romagne et les Marches, à une quinzaine de kilomètres de la Mer Adriatique, la République de Saint-Marin est un micro Etat de 61 196 km2, aux frontières inchangées depuis 1463, et de 33 000 habitants. Sait-on qu'à l'instar de sa "Mère" italienne, royale et mussolinienne, la République de Saint-Marin eut son propre Ventennio - vingt années de gouvernement fasciste, entre la Première et la Seconde Guerre mondiale - sous l'égide d'un Parti Fasciste Saint-Marinais (PFS) qui réussit des scores électoraux parfaitement "totalitaires", de l'ordre de 100 %, que Mussolini lui-même n'obtint jamais ? Sait-on aussi qu'après la chute de ce gouvernement "fascistissime", intervenue le 28 juillet 1943 sous la pression populaire, trois jours seulement après l'arrestation du duce en Italie, les hommes du Ventennio saint-marinais ont voulu revenir au pouvoir ? Cinq d'entre eux, dont le "duce de Saint-Marin", Giuliano Gozi, ont réussi dans leur entreprise de figurer au sein du premier gouvernement démocratique de l'après-fascisme ? Cela dans le cadre d'une pacification citoyenne (octobre 1943 - août 1944) délicate sur le plan intérieur et compliquée dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale, alors que feu le PFS revenait officiellement sur le devant de la scène et que, dans l'Italie du nord, Mussolini dirigeait la République Sociale Italienne de Salô, entièrement placée sous le contrôle des Allemands. Sait-on enfin que certains Saint-Marinais rêvent encore de nos jours de ce fascisme-là, qu'ils qualifient volontiers de "doux", de protecteur des Juifs, comme ils rêvent de leur "bienfaiteur bien-aimé", Mussolini qui, à trois reprises, avait honoré la petite République de visites "mémorables" ? Le livre d'Antoine Sidoti raconte cette histoire à rebondissements et à facettes multiples en s'appuyant sur une importante documentation, inédite en France. Conçu comme un ouvrage de référence sur l'expérience fasciste de la République de Saint-Marin, le récit proposé illustre plus largement la manière dont un fascisme naît, s'impose, se stabilise, atteint le sommet d'un "plein consensus" fondamentalement trompeur mais qui donne à ses responsables un indicible sentiment d'éternité, avant de tomber comme un château de cartes - "à la stupéfaction" de ses acteurs déchus, qui ne comprennent pas l'ingratitude de ceux qui, la veille encore, les vénéraient. Emblématique, le cas saint-marinais apparaît comme un exemple à méditer.
| Nombre de pages | 957 |
|---|---|
| Date de parution | 24/11/2020 |
| Poids | 1 630g |
| Largeur | 155mm |
| EAN | 9782352703075 |
|---|---|
| Titre | Histoire du fascisme de la République de Saint-Marin. Moments et thèmes, 1922-1946 et... au-delà |
| Auteur | Sidoti Antoine |
| Editeur | NON LIEU |
| Largeur | 155 |
| Poids | 1630 |
| Date de parution | 20201124 |
| Nombre de pages | 957,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Le Monténégro et l'Italie durant la Seconde Guerre mondiale. Histoire, mythes et réalités
Sidoti AntoineQue les Balkans soient mal connus, c'est incontestable. Que certains épisodes de la Seconde Guerre mondiale soient tombés dans l'oubli, cela est un fait. Antoine Sidoti raconte ici deux épisodes de la Seconde Guerre mondiale. Le premier est l'occupation par l'Italie fasciste du Monténégro, historiquement îlot de résistance face à la puissance ottomane. Le second est l'institution de la, " Provincia di Cattaro " (Province de Kotor) et le rattachement au sol de la péninsule italienne de cette véritable forteresse naturelle de la côte monténégrine, dont l'intérêt stratégique a attisé les convoitises des grandes puissances successives, depuis des temps immémoriaux. Mais l'ouvrage d'Antoine Sidoti dépasse le cadre du simple récit traditionnel d'une invasion d'un pays (le Monténégro) par un autre (l'Italie fasciste, d'avril 1941 à septembre 1943, et l'Allemagne nazie, de septembre 1943 à fin 1944). L'utilisation de très nombreuses sources, qui pour certaines n'avaient jamais été exploitées, et la prise en compte des dimensions culturelle et symbolique, révélées notamment dans les domaines de la littérature, de l'héraldique, de la peinture, des timbres-poste, permettent au lecteur de mieux cerner la complexité de l'histoire monténégrine en particulier et, plus généralement balkanique, sans oublier la politique impérialiste fasciste. Cet ouvrage de référence permet, de par son importance documentaire et son éclairage inédit, d'apporter une vision nouvelle sur les Balkans.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER37,00 € -

Partisans et Tchetniks en Yougoslavie durant la Seconde Guerre mondiale. Idéologie et mythogenèse
Sidoti AntoineQuelles chances de prendre le pouvoir avait le petit Parti communiste yougoslave, au moment du déclenchement des hostilités par l'Axe le 6 avril 1941, contre le royaume de Yougoslavie ? Antoine Sidoti se propose de faire la lumière sur la rivalité sanglante entre les deux mouvements de résistance armée dans la Yougoslavie de 1941-1945 : le mouvement des partisans (communistes et non-communistes conduits par Tito), et les tchetniks (monarchistes commandés par Mihailovic). Après sa prise de pouvoir, Tito fera fusiller son rival, le 17 juillet 1946. La documentation militaire, politique et diplomatique italienne des années de guerre, proposée par l'auteur, donne une dimension nouvelle à l'essor du mouvement des partisans, favorisé en cela par la politique ustasa de " croatisation " de l'État indépendant de Croatie, institué le 10 avril 1941. Par ailleurs, pour la première fois en France, le corpus idéologique de base des deux mouvements de libération yougoslave est présenté de manière aussi développée. L'expression du pouvoir prend parfois des formes imprévues ou sous-estimées par les études traditionnelles : en l'occurrence, Antoine Sidoti présente un certain nombre de documents et analyse l'iconographie de figurines postales émises tantôt par l'autorité yougoslave en exil, tantôt par Mihailovic sur le sol même de la Yougoslavie ; il révèle également la tentative effectuée par le mouvement des partisans d'émettre sa propre figurine révolutionnaire, restée inachevée. Par les textes et par l'image, l'auteur nous introduit dans les mécanismes de la naissance et de l'institutionnalisation du mythe de la " guerre de libération nationale " du mouvement des partisans et du " triple héros national " Tito, processus global que l'auteur appelle mythogenèse. Sa démarche est inédite.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER33,00 € -

La Mort de Smaïl-aga Tchenguitch
Mazuranic Ivan ; Sidoti AntoineIvan Mazuranic (1814-1890), qui fut le premier ban (gouverneur) roturier de la Croatie alors sous administration austro-hongroise, est l'auteur d'un des chefs-d'oeuvre de la littérature de son pays, traduit en maintes langues étrangères, La Mort de Smail-aga Tchenguitch, un poème en cinq chants, composé de 1 134 vers. Inspirée d'événements réellement survenus dans la première moitié du XIXe siècle, La Mort de Smail-aga Tchenguitch raconte une histoire somme toute assez banale en son temps, représentative des rapports turco-monténégrins et, plus largement, turco-slaves au cours des siècles durant lesquels les Slaves du Sud vivaient sous la férule de l'Empire ottoman. Présenté comme un "preux", mais aussi comme un homme particulièrement cruel, l'aga Tchenguitch est un tyran d'Herzégovine qu'une compagnie monténégrine - dépêchée secrètement par le "seigneur" de Cetinje, Petar II Petrovic Njegos (1813-1851) - et des membres de la tribu Drobnjaci tuent en 1840 à Mljeticak, le jour où "la bête féroce" vient sur le territoire de cette dernière percevoir son tribut, le harac. Considéré comme un "chant de haine" par certains, La Mort de Smail-aga Tchenguitch l'est assurément, non pas d'incitation à la haine de son prochain, mais de haine contre la tyrannie et les tyrans, une haine libératrice que, aux yeux du poète, justifie l'atteinte à la liberté et à la dignité des peuples et des personnes commises par les puissants et les impérialismes.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER20,00 € -

La couronne de Montagne. Episode historique vers la fin du XVIIe siècle
Petrovic Njegos Pierre II ; Sidoti Antoine ; ChemiA l'approche du bicentenaire de la naissance de Pierre II Petrovié Njegos (1813-1851), que connaît le public français de ce prince-évêque et poète monténégrin et de son chef-d'oeuvre, La Couronne de montagne (Gorski vijenac,1847) ? Peu de choses ! Des critiques étrangers n'ont pourtant pas hésité à ranger Njegos dans " la glorieuse pléiade des grands poètes de la première moitié du XIX siècle " et à rapprocher son oeuvre de celle de Byron, Shelley, Hugo, Pouchkine et Lermontov. Au tournant des XVIIe et XVIIIe siècles, Danilo, prince-évêque du Monténégro, se voit sommé par son incommode voisin, le vizir de Skadar, de se soumettre à l'autorité de l'Empire ottoman. L'attitude menaçante du vizir, au lieu de l'intimider, finit au contraire par le décider à porter un coup fatal à l'ennemi de l'intérieur, les Monténégrins turquisés, devenus " esclaves de l'étranger ". Trois thèmes essentiels se trouvent au coeur de cette pièce de " théâtre à lire ", née dans l'effervescence révolutionnaire qui prépare le Printemps des peuples de 1848 : l'appel au combat contre la tyrannie de l'envahisseur, quel qu'il soit ; l'affirmation de l'identité d'un petit pays chrétien face à la civilisation ottomane ; l'angoisse d'un prince qui répugne à déclencher un combat fratricide entre ses compatriotes. Antoine Sidoti et Christian Cheminade résument ainsi les raisons qui les ont poussés à proposer la présente édition : les spécialistes s'accordent pour considérer La Couronne de montagne comme un des chefs-d'oeuvre de la littérature slave ; au-delà de l'anecdote relatée, ce poème met en exergue des valeurs universelles ; il fallait vaincre la paralysie saisissant généralement ceux qui désirent faire connaître cet ouvrage mais estiment que le texte de Njego est " finalement intraduisible " ; le public français devait pouvoir se faire sa propre idée du contenu d'une oeuvre qui fut utilisée à des fins politiques partisanes, notamment au cours des deux dernières décennies du XIXe siècle ; enfin, par une introduction et un apparat critique aussi substantiels que possible, ils proposent au lecteur des éléments indispensables à l'approche de l'oeuvre, ce dont il n'a pu disposer jusqu'à présent.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER25,00 €
Du même éditeur
-

Poésies. Edition bilingue français-roumain
Eminescu Mihai ; Courriol Jean-LouisSur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER14,50 € -

Un remords de Picasso ou Wiegels, peintre de Montmartre. Suivi de : Bibi-la-purée, muse de Picasso
Gury ChristianUn moment peu connu de la vie de Picasso. Un tournant dans son oeuvre. Déconcerté par l'art nouveau, victime de la drogue, le peintre allemand Wiegels (celui dont Mac Orlan ferait le héros de Quai des Brumes) se pendit dans son atelier de Montmartre, en 1908. Picasso, qui entretenait un rapport ambigu avec le jeune peintre homosexuel, fut durablement déstabilisé par sa fin tragique. Sa dépression s'accompagna d'une rupture dans son mode de vie et dans son premier style pictural, même si nombre de personnages de son oeuvre (les Arlequins) resteront "wiegelsiens". En même temps qu'elle s'attache au folklore et aux rapins de la Butte à la Belle Epoque, l'étude éclaire "l'homosexualité secrète" de Picasso, selon l'expression de Cocteau. Cette homophilie éclate parfois dans ses toiles et explique le caractère sado-masochiste larvé de certaines de ses amitiés, sa misogynie, son homophobie — exorcisme de protection.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER12,00 € -

Le corps enchaîné. Comment l'islam contrôle la femme
Ennaji MohammedVoici un livre courageux, élégant et érudit. Au-delà du rapport du Coran à la femme qu'on retrouve le long du texte, au-delà de la représentation islamique finement décrite d'un corps féminin diabolisé ainsi que du statut quasi servile de la femme, le livre aborde des questions taboues, se rapportant à l'institution des "mères des croyants". Il en dévoile les non-dits en décryptant le texte sacré selon une démarche nourrie par les sources les plus autorisées. Comme le souligne l'introduction "le thème profond de ce livre est la contestation féminine à la naissance de l'islam et la façon dont les textes religieux, Coran et Sunna, l'ont étouffée et ligotée, en un mot enchaînée". Mohammed Ennaji "n'a pas froid aux yeux" dans son approche du sacré, l'expression est de Régis Debray dans sa préface à un autre titre du même auteur. Elle se vérifie à nouveau dans "Le corps enchaîné".Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER16,00 € -

Saveurs de mon enfance. Arts et traditions de la cuisine juive marocaine
Hazan-Arama FortunéeOn connaît l'extraordinaire richesse et le raffinement de la cuisine marocaine, connaît-on ceux de la cuisine juive, qui a acquis sa personnalité propre à travers les siècles, se nourrissant des même produits de la même terre ? Dans ce livre, Fortunée Hazan-Arama a réuni plus de sept cent recettes qui en font une véritable somme, un ouvrage unique pour les membres de la communauté juive marocaine, maintenant dispersée à travers le monde, et aussi pour tous ceux qu'intéresse les saveurs de la Méditerranée. Il est peu de cuisine mieux faite pour ponctuer les manifestations de la vieSur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER20,00 €
De la même catégorie
-

C'était mon chef. Mémoires de la principale secrétaire d'Hitler
Schroeder ChristaLa principale secrétaire de Hitler parle ! Pendant douze ans, Christa Schroeder accompagne son " chef " dans tous ses déplacements entre la capitale, le Berghof et ses divers quartiers généraux de campagne. Jeune, naïve, elle note avec minutie tout ce qui se produit dans l'environnement confiné d'Hitler. Mais c'est sur sa personnalité que Christa Schroeder focalise toute son attention, ce qui rend son témoignage inestimable. Aucun des traits caractéristiques du maître du Reich ne lui échappe, depuis sa galanterie toute viennoise avec les dames jusqu'à son végétarianisme obsessionnel, en passant par sa prodigieuse mémoire, ses insomnies, ses sautes d'humeur, ses talents d'artiste et ses phobies innombrables. Son témoignage unique, connu en France des seuls historiens spécialisés, était resté inaccessible au lecteur francophone - un oubli qu'il était grand temps de réparer. " Un témoignage unique qui fait froid dans le dos. " Sud Ouest " Un éclairage inédit sur les sentiments et la personnalité d'Adolf Hitler. " Le Point Préface et notes par François KersaudyEN STOCKCOMMANDER9,90 € -

Infographie du nazisme
Moutier-Bitan Marie ; Guillerat NicolasComprendre l'histoire du nazisme à travers le supplément de sens qu'offre l'infographie, telle est l'ambition de ce livre d'une richesse incomparable. S'intéressant tant aux incontournables de l'histoire du nazisme, comme son action pendant la Seconde Guerre mondiale, qu'à des questions moins traitées, Maire Moutier-Bitan et Nicolas Guillerat offrent une réflexion globale, portée par une approche graphique puissante, sur un système d'une violence inouïe. Encadrement de la société allemande, réseaux et personnalité d'Hitler, mise en place de la dictature, organisation et fonctionnement du NSDAP, désastre économique, pillages et collaborations, épuration de la société, construction du système concentrationnaire ou encore dénazification, tels sont quelques-uns des thèmes de cette infographie exceptionnelle. Appuyée sur une bibliographie et des sources internationales, construite sur des modélisations contextualisées par des textes limpides, les auteurs proposent une synthèse sans équivalent des connaissances les plus actuelles sur le nazisme, accessible à tous.EN STOCKCOMMANDER29,00 € -

Dans la bibliothèque privée d'Hitler
Ryback Timothy W. ; Morris-Dumoulin GillesOn pouvait croire que tout avait été écrit au sujet d'Adolf Hitler. Personne cependant ne s'était jamais intéressé à ses lectures et à ce qu'elles dévoilent de l'homme. Au terme d'une longue investigation, Timothy W. Ryback est parvenu à réunir une partie de la bibliothèque privée d'Hitler, près de 1200 volumes. Les livres qu'Hitler lisait, au moins un par nuit selon son entourage, ceux qui l'ont formé comme les notes manuscrites qu'il inscrivait en marge des textes nous révèlent ses goûts et ses obsessions. Un regard neuf sur le dictateur.EN STOCKCOMMANDER11,00 € -

Les cent derniers jours d'Hitler. Chronique de l'apocalypse
Lopez JeanUne chronique intime et vertigineuse des derniers jours du Führer, dont l'agonie entraîne avec lui l'ensemble du IIIe Reich. Les derniers mois de la Seconde Guerre mondiale marquent, en Europe, son apogée violente : 30 000 personnes perdent la vie chaque jour. Reclus dans un bunker humide, diminué par la maladie et de plus en plus contesté au sein de l'appareil nazi, Hitler poursuit son entreprise de destruction jusqu'aux frontières de la raison, alimentant l'immense brasier qu'est alors devenu le Vieux continent. De son retour à Berlin en janvier à son suicide le 30 avril 1945, Jean Lopez livre la chronique des derniers jours du Führer à travers une étude minutieuse de ses déplacements, les témoignages de ceux qui l'ont entouré et les luttes intestines au coeur d'un IIIe Reich chancelant. Un ouvrage de référence déjà devenu un classique.EN STOCKCOMMANDER9,00 €
