Mon espace n'a cessé de se rétrécir. D'abord il est devenu dangereux d'aller se promener dans les collines autour de Ramallah. Ensuite, on m'a interdit de me rendre en Israël, puis de circuler entre les villes et les villages palestiniens. Maintenant, je ne peux même plus franchir le seuil de chez moi. Le périmètre de cette maison est tout ce qu'il me reste d'une Palestine que je puisse appeler mienne. En avril 2002, l'armée israélienne investit la Cisjordanie et s'acharne sur Ramallah. Ce livre raconte la vie en état de siège : comment passer le temps quand on est prisonnier chez soi ? Que faire quand on ne peut pas se rendre chez sa propre mère malade, quelques rues plus loin ? Qu'est-ce que la réalité quotidienne de l'occupation ? Raja Shehadeh a tenu son journal pendant cette période un document captivant, profondément émouvant et d'une grande portée politique, écrit dans une prose extraordinairement limpide.
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Nombre de pages
216
Date de parution
30/08/2003
Poids
250g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782228897679
Titre
Palestine Terre Promise. Journal d'un siège
Auteur
Shehadeh Raja ; Lalechère Karine
Editeur
PAYOT
Largeur
130
Poids
250
Date de parution
20030830
Nombre de pages
216,00 €
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Battue en brèche par des attentats suicides à répétition, l'armée israélienne investit la Cisjordanie en avril 2002 et impose l'état de siège dans les principales villes, dont Ramallah. Un char stationne près du domicile de Raja Shehadeh; sur les toits des bâtiments voisins, il y a des soldats israéliens; quatre d'entre eux s'apprêtent à faire irruption chez le frère de Raja. Ce livre raconte la vie en état de siège: la peur, les frustrations, les humiliations et la rage. Comment passer le temps quand on est prisonnier chez soi? Que faire quand on ne peut pas se rendre chez sa propre mère malade quelques rues plus loin? Qu'est-ce que la réalité quotidienne de l'occupation? Raja Shehadeh a tenu son journal pendant cette période. Un document captivant, profondément émouvant et d'une grande portée politique, écrit dans une prose extraordinairement limpide. --Ce texte fait référence à l'édition Broché.
Nouvelle édition augmentée de ce petit pamphlet nécessaire à lire et à diffuser ! Salomé Saqué nous relate des faits, vérifiés et sourcés, sur l’extrême-droite, ses méthodes, ses origines comme ses dangers pour les droits et la démocratie. Mais elle nous donne aussi des pistes pour résister ensemble. Un ouvrage éclairant qui inspire à faire front commun avec beaucoup de justesse mais aussi de force et qui invite à un vrai débat démocratique.
Salomé Saqué corrige ici les critiques dont sont victimes aujourd’hui les jeunes par des faits et données objectives mais aussi par leurs témoignages. Elle explique les difficultés auxquelles ces jeunes font face, du contexte économique et politique qui ne favorise en rien leur autonomie aux angoisses justifiées par l’actualité du monde. Elle illustre avec clarté et justesse leurs aspirations, leurs engagements et leurs doutes et invite à la fin du clivage entre les générations pour faire advenir une lutte commune plus que jamais nécessaire pour changer les choses.
J'étais de celles qui ne se laissent pas faire et qui entendent bien le faire savoir. Mais j'étais aussi à un moment charnière, et deux voies s'offraient à moi : la tradition, qui m'obligeait à consentir à être celle que mon mari avait épousée ; ou la voie de mon désir, un chemin sans garde-fou, sans mode d'emploi, où tout serait à inventer. Choisir de me sacrifier aurait fait de moi une épouse aigrie et une mère aigrie. Tout le monde en aurait pris pour son grade, à commencer par mes enfants. Cela m'était inconcevable. Je ne voulais pas être cette femme du ressentiment. Et je ne voulais pas aimer au détriment de mon désir. Embrassant une solitude nouvelle, j'ai donc choisi d'accéder à ma vérité de femme". Etre dans son désir pour ne pas être à côté de sa vie, c'est tout le combat de Fouzia Taouzari, qui raconte ici cette force qui nous pousse à nous libérer des interdits de la tradition et à dépasser les crispations de la vie amoureuse. Tant il est vrai que si ne vient pas s'y loger le désir, l'amour risque fort de n'être qu'une amère prison...
Jeudi dernier, c'est la journée la plus horrible de ma vie, le jour des plus grandes humiliations. J'ai vu que ce que tu appelles "amour" n'était qu'un caprice à satisfaire quel qu'en soit le prix. J'ai aussi vu qu'à moins de me soumettre à ce caprice je n'avais pas de place ni dans ta vie, ni dans ton humanité, ni dans ton estime. La question n'est pas de savoir si je t'aime assez pour supporter tes états d'âme ou si je le souhaite, je sais que je ne veux plus jamais subir ce que j'ai vécu jeudi dernier. Jamais". De la passion d'Emma Goldman pour Ben Reitman, le "roi des hobos", à son combat pour l'émancipation, voici neuf textes, six lettres, et une difficulté : vivre ses idées.