Mémoires d'un aventurier juif. Du Shtetl de Lituani au Soudan du Mahdi
Sélikovitch Getzl ; Fenton Paul
ECLAT
29,00 €
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EAN :9782841625062
Enfant prodige né à Riteve en Lituanie en 1855, Getzel Sélikovitch est envoyé à Paris où il étudie les langues sémitiques et l'égyptologie, et entame un parcours hors du commun qui le conduira en Afrique, en Italie, en Grèce et en Turquie, occasionnant à chaque fois de multiples rencontres. "Grand reporter" avant la lettre, élève d'Ernest Renan et de Gaston Maspero au Collège de France, inspirateur à son insu de la renaissance de l'hébreu parlé lors de sa rencontre avec Eliézer Ben-Yehudah, il part au Caire dans des conditions non élucidées. Il participe à une mission militaire ou Soudan pour sauver le général anglais "Gordon Pocha", combat les troupes du pseudo-prophète musulman Muhammad Abdallah à Abou Qalya, fait évader une jeune fille du Harem du Sultan à Istanbul et est mêlé à un assassinat politique dont il rend compte dans différents journaux en hébreu et en français au point qu'un de ses articles dans L'intransigeant manque de provoquer une guerre entre la France et la Grande-Bretagne. Devenu probablement persona non grata sur le sol français, il émigre finalement aux USA où il meurt en 1926. Ses Mémoires, qui parurent en feuilleton dans la presse yiddish new-yorkaise entre 1919 et 1920, nous font découvrir une personnalité riche en couleurs, comme l'intelligentsia du premier XXe siècle pouvait encore en compter, mêlant un goût immodéré de l'aventure à des talents certains de journaliste voyageur relevés par une belle érudition polyglotte.
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Nombre de pages
320
Date de parution
04/02/2021
Poids
308g
Largeur
150mm
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EAN
9782841625062
Titre
Mémoires d'un aventurier juif. Du Shtetl de Lituani au Soudan du Mahdi
Auteur
Sélikovitch Getzl ; Fenton Paul
Editeur
ECLAT
Largeur
150
Poids
308
Date de parution
20210204
Nombre de pages
320,00 €
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Résumé : Ce n'est pas trop dire que d'affirmer qu'Interpréter pour traduire fait aujourd'hui partie du petit nombre des classiques de la traductologie d'expression française. Quatre fois réédité de 1984 à 2001, toujours actuel, il était devenu difficile d'accès. La collection "Traductologiques" le remet aujourd'hui à la disposition des étudiants, des enseignants, des traducteurs et des chercheurs. Ce livre fait la synthèse des études et réflexions menées par Danica Seleskovitch, conjointement avec Marianne Lederer, sur la traduction comme pratique professionnelle. Ce sont ces pages qui ont posé les bases de la théorie connue aujourd'hui dans le monde entier sous le nom de "Théorie interprétative de la traduction" (TIT). L'un des éléments centraux en est le concept de déverbalisation, qui a souvent été critiqué, mais que plusieurs théoriciens importants ont aussi pu reprendre à leur compte. Interprète de conférences renommée, Danica Seleskovitch fut amenée à formuler cette théorie avec le souci de comprendre sa propre pratique et de l'enseigner efficacement. Ce faisant, elle rompait des lances avec la linguistique d'il y a quelques décennies. L'enjeu était notamment d'obtenir une reconnaissance institutionnelle pour l'enseignement et la recherche en traduction, et de faire ainsi une place spécifique, dans l'université, à ce qu'on appelle aujourd'hui la "traductologie".
Résumé : Cette étude fait ressortir que s'il existe des correspondances entre les langues à tous les niveaux (marques morphologiques, syntagmes, alignements syntaxiques, motivations lexicales, sémantisme), la mise en ?uvre de ces correspondances ne constitue pas pour autant une méthode d'enseignement. L'interprétation n'est pas une traduction au sens d'un passage direct d'une langue à une autre, de sorte que son enseignement ne se confond pas avec l'enseignement des langues. Il s'agit bien au contraire d'accéder aux sens des discours et d'exprimer ces sens en créant des équivalences inédites en langue d'arrivée. C'est affaire de méthode. L'étudiant doit acquérir cette méthode, l'enseignant la lui donner.
Résumé : Paru dans Les Cahiers du Sud, en 1942, ce "petit chef d'oeuvre" de María Zambrano (1904-1991), traduit par Suzanne Brau, inscrit la pensée mystique et poétique de Saint Jean de la Croix (1542-1591) au coeur même d'une humanité dont il incarne la plus extraordinaire expression, sur cette "terre jaune, embrasée d'un feu qui n'est pas celui du soleil". Rarement la poésie de Jean de la Croix fut si parfaitement donnée à fleur de peau, et le hasard a voulu que, dans cette même revue et au presque même moment, un poète, traducteur, résistant, Simon-Rolland (1907-1944), livre ses propres traductions des poésies du Saint, qui sont, écrivait Pierre Emmanuel, "si belles qu'elles égalent l'original". Le Cantique spirituel parut toutefois aux éditions Charlot en 1945, de l'autre côté de la méditerranée, et c'est cette édition exemplaire qui est reprise ici, en miroir du Saint Jean de la Croix de María Zambrano, qui fait entendre la "musique silencieuse" de l'esprit.
Flüsser David ; Petitdemange Guy ; Pinto Lasry Vér
L'oeuvre de David Flusser a marqué durablement les relations entre le judaïsme et le christianisme, et son ouvrage sur le Jésus historique, à la suite des travaux de Joseph Klausner, a si considérablement modifié la figure du Christ que les nouveaux exégètes en mal de compromis ont vite fait de l'ignorer. "Flusser ouvre une voie, comme peut-être personne, par le savoir indubitablement, mais aussi par une sorte d'illumination intérieure délivrante, en enracinant le christianisme dans l'histoire du judaïsme de l'époque. Ce n'est évidemment pas une explication ; c'est un éclairage sans pareil, éclairage qui est aussi un réveil, le regard sur un autre paysage ", écrit Guy Petitdemange dans sa préface à ce petit livre, devenu un 'classique' secret et qui résume l'oeuvre de toute une vie.
Les martyrs ignorés, qui aurait dû introduire les Etudes philosophiques de La Comédie humaine, est resté inachevé, même si la conversation à la `Table des philosophes' du Café Voltaire, menée tambour battant avec tout le génie et l'ironie de Balzac, revient à poser la question qui est au coeur de la Comédie tout entière : "qu'en est-il de la pensée ? peut-on en abuser comme on abuse du café? enrichit-elle la vie ou la détruit-elle ? ", à laquelle répond l'oeuvre même, qui témoigne que l'on meurt à trop penser, de même que sans penser, il n'est pas de vie qui tienne.
Les Aventures administratives d'une idée heureuse (1834), qui paraissent pour la première fois en volume, est un petit chef-d'oeuvre d'une ironie mordante, doublée de la critique acerbe de la bureaucratie et des enjeux de pouvoir. Le texte aurait dû faire partie des études philosophiques qui accompagnaient les grands cycles de la Comédie humainé, mais les mille taches qui occupaient Balzac eurent raison de ces Aventures, presque inachevées, même si tout est déjà là : des personnages hauts en couleur, un humour ravageur, une courtisane, un jeune homme, du fantastique (ou comment enfermer dans une fiole les idées "bleues" d'un individu) et enfin une "idée" : comment l'idée survit à l'homme et est transmise de génération en génération jusqu'à se confondre avec l'homme lui-même.