Qu'il peigne un mystérieux personnage flottant sur un mince lavis de bleu ou un paysage d'hiver masqué par un enchevêtrement de branches, Peter Doig exploite la matérialité de sa technique pour créer ce qu'il appelle des "abstractions de souvenirs" et convertir des sensations passées an autant de tableaux ou de moments suspendus d'un étrange récit. Dans Gasthof zur Muldentalsperre (2000-2002), deux personnages costumés montent la garde devant un barrage de pierre tandis que, derrière eux, un lac de retenue reflète un ciel scintillant d'étoiles, le jeune homme emmitouflé de Blotter (1993) contemple son reflet sur un étang gelé, les six hommes en chemise blanche de Red Boat (Imaginary Boys) (2004) traversent en barque une forêt tropicale. L'oeuvre de Peter Doig a été présentée dans les plus grands musées du monde dont le Museum of Modern Art de New York, le Centre Georges Pompidou à Paris et la National Gallery of Canada à Ottawa ainsi que dans des expositions internationales d'art contemporain telles que la biennale SITE Santa Fe (2006), la Tate triennale (2003 et 2006) et la biennale de Venise (2003). Bien qu'il ait exercé une influence considérable sur la peinture contemporaine et ouvert la voie à une génération de peintres figuratifs originaux, son univers pictural reste sans équivalent. Peter Doig-qui a grandi au Canada- qui a vécu vingt ans à Londres et qui réside aujourd'hui à Trinité-et-Tobago, s'inspire d'une multitude de références, tant géographiques (de l'architecture moderne française aux pistes de ski du Québec) qu'artistiques (D'Ernst Kirchner à Philip Guston) et musicales (du Punk au Calypso). Si ces références apparaissent parfois en pleine lumière Figure in Landscape (1997-1998) est directement inspiré d'une photographie de Franklin Carmichael, peintre du mouvement canadien le groupe des Sept, elles sont le plus souvent enfouies sous la matière accumulée à la surface de la toile.
Nombre de pages
158
Date de parution
01/11/2007
Poids
1 068g
Largeur
250mm
Plus d'informations
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EAN
9780714899947
Titre
Peter Doig
Auteur
Searle Adrian ; Scott Kitty ; Grenier Catherine
Editeur
PHAIDON FRANCE
Largeur
250
Poids
1068
Date de parution
20071101
Nombre de pages
158,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Le matérialisme trône aujourd'hui en véritable idéologie dominante. Au point que scientifiques fascinés par le gène et philosophes saisis par le démon de l'intelligence artificielle multiplient travaux, recherches et publications démontrant que la conscience n'existe pas, qu'elle ne serait qu'un état physique comme un autre, au même titre que nos sentiments, nos croyances, bref, notre vie de l'esprit. A l'origine de cette situation, la philosophie de Descartes, celle des Méditations, qui, séparant le corps et l'esprit en deux réalités distinctes et spécifiques, posa un absolu dualisme entre le physique et le spirituel. Depuis lors, afin d'éviter tous les travers du spiritualisme cartésien, scientifiques et philosophes se sont accrochés au matérialisme, nourrissant l'illusion que tout ce qui existe est objectif, tout ce qui est objectif est physique, tout ce qui est physique est réel. John Searle brise ici le cercle du dualisme, prouve que le physique peut être aussi mental, que la conscience, si elle dépend de processus neurophysiologiques, se situe à un niveau supérieur. Au sens où les paléontologues entendent cette dernière expression : l'homme et le singe peuvent être frères jumeaux, il se trouve que chez l'homme les mêmes processus physiologiques et les mêmes composantes génétiques dégagent un niveau supérieur, irréductible aux gènes comme aux neurones, ce niveau où apparaît la conscience, c'est-à-dire l'esprit et la possibilité d'une vie intellectuelle.
Que font exactement les sciences humaines ? La philosophie veut rendre les raisons dernières de la pensée, voire de ses antinomies ; l'histoire, dire ce que furent réellement les situations et les actions ; la sociologie, expliquer le jeu des intentions des acteurs et des contraintes collectives ; l'économie, dévoiler les mécanismes autonomes de la production et de l'échange. Toutes, à leur manière, tiennent pour acquise la réalité objective de leurs objets. Aucune ne repart de la question radicale posée par John R. Searle : comment une réalité mentale, un monde de la conscience, de l'intentionnalité s'ajustent-ils à un monde entièrement constitué de particules dans des champs de force ... En effet, du monde physique, les sciences, telles la chimie ou la physique, rendent compte. Mais des faits sociaux, qui ne tirent leur réalité que des hommes, comment rendre compte ? Tous les éléments de la réalité sociale (aussi divers que l'argent, la délégation politique, les convictions et les programmes, les groupes d'appartenance ou les archives) existent objectivement parce que collectivement nous y croyons, leur assignons une fonction (de symbolisation, de représentation, de signification), élaborons à côté des faits bruts, objets des sciences, (les faits institutionnels, objets des sciences humaines. Par cette grammaire simple (les croyances institutionnelles - celle des actes de langage, de l'intentionnalité collective, du comportement volontairement régi par des règles communément acceptées afin qu'advienne une réalité sociale qui nous lie -, John R. Searle rappelle toutes les sciences humaines à l'ordre de leurs fondements.
Quand Roy, un escroc de haut vol octogénaire, rencontre sur Internet Betty, une riche veuve esseulée, il pense être tombé sur une proie de choix. Il ne tarde pas à s'installer dans son coquet cottage et à l'accompagner dans un voyage romantique en Allemagne. Le petit-fils de Betty désapprouve cette idylle, mais Roy est sûr de parvenir à ses fins. Il sait parfaitement ce qu'il fait.Mais tandis que se déploie leur relation, le passé de Roy et de Betty surgit petit à petit, convoquant des pages sombres de l'histoire, des temps d'une intolérable cruauté et d'une étonnante résilience.Traduit de l'anglais (Royaume-Uni) par Simone Arous" Intelligent, de bonne facture, merveilleusement écrit, avec une intrigue qui ne faiblit jamais et vous tient en haleine jusqu'à la toute fin, Le Bluffeur descend en droite lignée de Graham Greene et de John le Carré. Si vous aimez ces auteurs, ne passez pas à côté. "Kit Waal, lectrice Goodreads " J'ai été fascinée par le récit de Nicholas Searle. Alors que trompeur et trompé convergent par une sorte de prédestination extraordinaire, l'intrigue se déploie jusqu'au règlement de compte final, aussi inévitable que stupéfiant. Un thriller magnifique, et une lecture captivante. "Ruth Ware, auteur du best-seller In a Dark, Dark Wood (à paraître chez Fleuve en 2016)
Yayoi Kusama rêvait de devenir une artiste célèbre. Pour cela, elle a peint jour et nuit des centaines et des centaines de pois sur de grandes toiles. Ces pois n'ont pas tardé à sortir de ses toiles pour se retrouver sur ses robes, ses tables ou ses murs, mais elle s'en fichait ! Découvre l'histoire étonnante de l'une des plus grandes artistes contemporaines au monde.
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1 couleur, 1 300 ans, 150 structures. Un regard inédit sur la beauté et sur l'éclat de la couleur rouge dans l'architecture, avec des réalisations signées entre autres Lina Bo Bardi, Steven Holl, Frank Gehry, Tadao Ando, Jean Nouvel et Philip Johnson. Rouge : Architecture monochrome présente des musées, installations artistiques, maisons de campagne, temples, théâtres, écoles et usines, offrant un nouveau regard sur le monde bâti à travers l'esthétique de la couleur rouge.