Des objets enseignés en classe de français. Le travail de l'enseignant sur la rédaction de textes ar
Schneuwly Bernard ; Dolz Joaquim
PU RENNES
22,00 €
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EAN :9782753509757
Rédiger un texte argumentatif et connaître la phrase relative sont des contenus d'enseignement prescrits par les instances officielles. Se pose cependant la question de savoir : qu'enseigne-t-on au juste quand on aborde ces contenus en classe? Le présent volume tente d'y apporter des éléments de réponse. A cette fin, une méthodologie de recherche est proposée pour traquer l'insaisissable objet enseigné en classe qui, par nature, se transforme sans cesse. Une trentaine de séquences d'enseignement consacrées au texte argumentatif et à la phrase relative, comprenant chacune plusieurs leçons, ont été enregistrées par vidéoscopie et soumis à une analyse multifocale : mise en évidence de la macrostructure des séquences; description de la construction de l'objet enseigné du point de vue de gestes fondamentaux de l'enseignant (mettre en place un dispositif didactique, réguler, institutionnaliser); observation des interrelations entre différents domaines du français (grammaire et rédaction; lecture de textes et écriture). L'analyse montre que l'enseignement observé est le produit de sédimentations de pratiques provenant de différentes strates historiques, combinées cependant selon des logiques différentes : dans l'enseignement de la rédaction de textes argumentatifs, approches classiques - avec en point de mire la dissertation - et approches communicatives sont aujourd'hui présentes, sous des formes et à des degrés variables, dans chaque classe et la tension entre les deux détermine ce qui est réellement enseigné; dans l'enseignement de la phrase relative, des notions issues de traditions grammaticales différentes se superposent en fonction des situations, des connaissances des élèves ou des moyens utilisés. C'est cependant le rapport complexe, caractérisant de longue date cet enseignement, entre maîtrise des notions et leur utilisation à des fins pratiques, stylistique et de correction langagière, qui en constitue le coeur.
Nombre de pages
453
Date de parution
21/01/2010
Poids
842g
Largeur
167mm
Plus d'informations
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EAN
9782753509757
Titre
Des objets enseignés en classe de français. Le travail de l'enseignant sur la rédaction de textes ar
Auteur
Schneuwly Bernard ; Dolz Joaquim
Editeur
PU RENNES
Largeur
167
Poids
842
Date de parution
20100121
Nombre de pages
453,00 €
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Dans la classe, quels sont les objets enseignés en français? Dans le présent ouvrage, des didacticiennes et didacticiens du français de renommée internationale répondent de différents points de vue à cette question. Ils observent, décrivent et analysent comment les activités langagières lire, écrire, écouter et parler s'enseignent. Ils montrent comment ces objets d'enseignement sont apprêtés et dynamiquement transformés dans l'interaction entre enseignant et élève. Les onze contributions de l'ouvrage présentent des approches contrastées des processus d'enseignement et d'apprentissage des activités langagières. Elles varient notamment, en fonction des réalités socio-institutionnelles nationales ou régionales (françaises, belges, québécoises et suisses romandes) et des cycles d'enseignement : l'oral à l'école maternelle et au primaire ; la lecture au début du primaire ; la production et la compréhension de textes écrits et la littérature au secondaire ; le travail sur l'écrit dans la formation des enseignants. L'ouvrage s'adresse aux formateurs d'enseignants, aux chercheurs en sciences de l'éducation, aux didacticiens et à tous ceux qui se sentent concernés par les questions d'enseignement et d'apprentissage de la langue en classe.
Enseigner l'oral? L'enjeu d'un tel enseignement pour la réussite des élèves es-1 reconnu aujourd'hui à l'unanimité. Et pourtant, enseigner l'oral n'a rien d'évident et semble poser d'insurmontables difficultés. Si l'oral est bien présent dans le quotidien des classes, il est rarement conçu comme un objet scolaire autonome différent de l'écrit. Il s'avère souvent qu'il n'est enseigné qu'incidemment à l'occasion d'activités diverses et peu contrôlées. Cet ouvrage, aboutissement d'une recherche impliquant chercheurs et enseignants, propose une démarche systématique d'enseignement à travers un travail sur l'oral dans ses multiples formes. Dans cette perspective, il essaie d'abord de définir clairement les caractéristiques des formes de l'oral qui méritent un enseignement de longue haleine. Il montre ensuite comment analyser les capacités orales des élèves dans différentes situations de communication. Il présente enfin les principes qui guident l'élaboration des séquences structurées d'enseignement. Pour illustrer la démarche, un ensemble de séquences didactiques sont présentées portant sur des situations de communication en public bien distinctes : le débat, l'interview pour une radio scolaire, l'exposé devant la classe et la lecture à d'autres d'un conte. Pour chacune de ces situations, le lecteur rencontrera un modèle didactique qui regroupe les dimensions enseignables et des dispositifs d'apprentissage destinés à des élèves du primaire et du secondaire. Les formateurs et les enseignants qui s'interrogent sur l'enseignement de l'oral trouveront dans cet ouvrage des repères indispensables pour mieux organiser leur travail en classe, ainsi que de nombreux exemples d'activités et d'exercices en vue de développer les capacités langagières des élèves.
Enseigner l'oral ? L'enjeu d'un tel enseignement pour la réussite des élèves est reconnu aujourd'hui à l'unanimité. Et pourtant, enseigner l'oral n'a rien d'évident et semble poser d'insurmontables difficultés. Si l'oral est bien présent dans le quotidien des classes, il est rarement conçu comme un objet scolaire autonome différent de l'écrit. Il s'avère souvent qu'il n'est enseigné qu'incidemment à l'occasion d'activités diverses et peu contrôlées. Cet ouvrage, aboutissement d'une recherche impliquant chercheurs et enseignants, propose une démarche systématique d'enseignement à travers un travail sur l'oral dans ses multiples formes. Dans cette perspective, il essaie d'abord de définir clairement les caractéristiques des formes de l'oral qui méritent un enseignement de longue haleine. Il montre ensuite comment analyser les capacités orales des élèves dans différentes situations de communication. Il présente enfin les principes qui guident l'élaboration des séquences structurées d'enseignement. Pour illustrer la démarche, un ensemble de séquences didactiques sont présentées portant sur des situations de communication en public bien distinctes : le débat, l'interview pour une radio scolaire, l'exposé devant la classe et la lecture à d'autres d'un conte. Pour chacune de ces situations, le lecteur rencontrera un modèle didactique qui regroupe les dimensions enseignables et des dispositifs d'apprentissage destinés à des élèves du primaire et du secondaire. Les formateurs et les enseignants qui s'interrogent sur l'enseignement de l'oral trouveront dans cet ouvrage des repères indispensables pour mieux organiser leur travail en classe, ainsi que de nombreux exemples d'activités et d'exercices en vue de développer les capacités langagières des élèves.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.