Neutres et neutralité dans l'espace atlantique durant le long XVIIIe siècle (1700-1820). Une approch
Schnakenbourg Eric
PERSEIDES
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EAN :9782371250147
Avec la croissance des échanges internationaux, l'exacerbation des rivalités coloniales et l'amplification des pratiques de guerre, les questions relatives à la neutralité dans l'espace atlantique acquièrent une importance inédite au xviiie siècle. Dès que la guerre éclate, les pavillons neutres cherchent à profiter d'une conjoncture qui est tout à la fois favorable et périlleuse. Qu'ils appartiennent à des puissances établies en Amérique ou dépourvues de colonies, qu'ils proposent une simple couverture sous leurs couleurs, un véritable service de transport, ou que leurs territoires servent à assurer les échanges entre belligérants, les neutres sont des acteurs incontournables des conflits qui touchent l'espace atlantique. L'étude de la neutralité révèle les tensions entre les logiques de guerre et les logiques négociantes qui manifestent, autant l'une que l'autre, l'intensité des relations au sein du monde atlantique. C'est pourquoi la neutralité doit être étudiée comme une réalité transversale inscrite dans un espace marqué par la fluidité des circulations. Elle impose de dépasser les cadres nationaux pour promouvoir une approche ouverte des interconnections afin d'envisager à nouveaux frais les questions relatives à la neutralité et au rôle des neutres au cours du long XVIIIe siècle. Cette approche, qui participe du décloisonnement spatial et thématique de l'histoire atlantique, permet d'embrasser dans une même perspective aussi bien "les" Amériques, septentrionale, intertropicale et méridionale, que l'Europe. La neutralité atlantique est une arène au sein de laquelle se nouent des relations entre Européens, entre Américains, et entre Européens et Américains. Elle peut être envisagée comme une entrée dans la réflexion sur la formation d'un espace euroaméricain économique, juridique et diplomatique.
Nombre de pages
491
Date de parution
12/11/2015
Poids
812g
Largeur
150mm
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EAN
9782371250147
Titre
Neutres et neutralité dans l'espace atlantique durant le long XVIIIe siècle (1700-1820). Une approch
Auteur
Schnakenbourg Eric
Editeur
PERSEIDES
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150
Poids
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Date de parution
20151112
Nombre de pages
491,00 €
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Alors qu'il constituait jusque-là la limite de l'horizon, l'espace atlantique commença à être décloisonné au cours du XVe siècle par le développement de relations qui, progressivement, relièrent l'Europe, l'Afrique et l'Amérique. Il devint un monde ouvert d'interactions, pacifiques ou violentes, et de circulations, volontaires ou contraintes, d'hommes et de femmes mais aussi d'échanges de marchandises, d'idées, de capitaux, de savoirs, de pratiques et de représentations. L'histoire du monde atlantique du XVe au XVIIe siècle est avant tout celle de millions d'Européens, d'Africains et d'Amérindiens. Pour le meilleur ou pour le pire, leurs existences, leurs activités et leurs perceptions furent marquées par des phénomènes d'une ampleur inédite tels que le colonialisme, les migrations, l'esclavage, la racialisation, l'exploitation économique et la créolité. Leur vigueur fait de l'histoire atlantique une histoire entrelacée de trois continents sur fond d'interconnexions et d'influences réciproques. C'est ce monde polycentrique, espace de production, de domination, d'échanges croisés et de formation d'identités nouvelles, qui est ici révélé dans toute sa fluidité et sa complexité.
Les relations entre la France et l'Europe du Nord à l'époque Moderne ont été peu étudiées. Pourtant, l'espace baltique est important dans la stratégie française, puisque les puissances de la région sont considérées comme des alliés de revers pouvant opérer des diversions en cas de guerre contre l'empereur. Au début du XVIIIe siècle, alors que le Nord est déchiré par une guerre opposant la Suède aux autres pays de la région, les gouvernements de Louis XIV, puis du Régent, multiplient les efforts pour attiser le conflit ou pour restaurer la paix. Ces démarches ne peuvent être comprises que si elles sont replacées dans le contexte de la politique européenne de la France. Au-delà de la reconstitution d'une politique étrangère, ce livre conduit aussi une réflexion sur l'action extérieure de la France, comme les conditions de travail des diplomates et leur culture politique, mais aussi l'influence des facteurs commerciaux dans le rapport d'État à État. Enfin, dans une perspective de temps long, la révélation de la puissance russe permet de s'interroger sur le rôle des représentations dans la politique étrangère. Ce travail, dépassant le seul domaine politique, participe au décloisonnement de l'étude de la politique étrangère et se veut une contribution à l'élaboration de nouvelles perspectives en histoire des Relations Internationales.
A la faveur de la dynamique générale de désenclavement du monde entamée dans les derniers siècles du Moyen Age, les Européens commencent à découvrir les régions septentrionales de leur continent. Le Nord froid, hostile et mystérieux émerge à l'horizon. Sa définition géographique longtemps floue se précise peu à peu au XVllle siècle pour désigner la Scandinavie ainsi que les régions arctiques et subarctiques allant du Groenland à la Sibérie. Entre la fin du Moyen Age et le XVllle siècle, la formulation d'interrogations et la construction de stéréotypes sur le Nord génèrent un discours ambigu sans cesse renouvelé. Il évolue en fonction du degré de connaissance, de l'expérience, de la culture et de l'enjeu que représente le traitement de cette région pour ses observateurs. Ainsi, l'imaginaire entourant le monde nordique se décline au fil des siècles sans perdre en intensité, car le Nord autant qu'un objet propre est aussi une toile sur laquelle se projettent des interrogations sur les confins du monde, de l'imaginaire ou de l'humanité. Les représentations du Nord se nourrissent elles-mêmes de leurs fantasmes pour construire un monde ambivalent dans lequel les rigueurs naturelles et le caractère primitif de ses populations n'abolissent ni le mythe de l'Ultima Thulé hyperboréenne aux habitants proches des dieux, ni celui de l'Arcadie nordique au sein de laquelle règne la douceur et la félicité.
Le présent ouvrage centre son étude sur l'émergence et l'affirmation du concept de neutralité dans les relations internationales au XVIIIe siècle. Il s'insère dans l'histoire diplomatique renouvelée de ces dernières décennies. Celleci est non seulement politique, mais aussi culturelle dans la mesure où ce sont les modalités de la prise de décision et l'environnement mental des acteurs de la décision qui sont analysés. La question de la neutralité, objet du livre, n'est pas réductible à l'absence de belligérance. Il s'agit autant d'un choix politique et stratégique que l'expression d'une nouvelle approche des relations internationales dans le cadre chronologique de la deuxième modernité. Le livre montre comment les formes de neutralité sont mises (ou non en pratiques dans les situations concrètes posées par les rapports de force entre puissances européennes sur le continent mais aussi dans l'espace caraïbe. Si quelques études ont déjà été menées, cet ouvrage vient combler un vide historiographique et ouvre des pistes de recherches essentielles pour l'histoire des relations internationales.
Guillaume Lejean (1824-1871), voyageur et géographe breton, a effectué ses voyages en orient entre 1866 et 1870 et le récit en a été publié dans Le Tour du Monde, grande revue géographique et ethnographique française, entre 1867 et 1873. Lejean était envoyé en mission par les ministères français des affaires étrangères et de l'instruction publique. Ces voyages dans la partie orientale de l'empire ottoman et dans l'Inde anglaise nous valent un récit tout à la fois géographique, archéologique, sociologique, économique et politique de la vie des peuples subissant durement la domination des ottomans, des anglais et des maharadjas, dans des régions que les affrontements entre la Russie et l'Angleterre rendent difficiles et périlleux. homme rude, merveilleux observateur, sensible tant aux aspects physiques et aux modes de vie des peuples - notamment ceux des femmes - qu'à la beauté des paysages traversés, attentif aux traces du périple d'Alexandre le Grand, Lejean est l'un des voyageurs les plus captivants de son temps. Oublié après sa mort, il a été redécouvert dans les années 1990. Dans des pages passionnantes et souvent éblouissantes, il nous montre à quel point ces régions, toujours en proie à des conflits compliqués, étaient déjà au XIXe siècle l'une des parties les plus agitées de la planète. A ce titre, ce livre reste pour le lecteur d'aujourd'hui un document passionnant.
Cet ouvrage constitue une étude minutieuse et approfondie de l'administration régionale de l'empire carolingien. Il est généralement admis que la division moyenne des circonscriptions est la vicaria à l'ouest de l'Empire, et la centena à l'est. Pourtant, non seulement on retrouve cette dernière aussi en partie à l'ouest, mais on compte au total plus de douze divisions moyennes qui vont exister jusqu'au Moyen Age central. L'auteur se propose de retracer l'évolution de ces institutions au Haut Moyen Age ainsi qu'au Moyen Age central, en s'intéressant en premier lieu à la région du Poitou, puis à l'ouest de la France et enfin à l'empire carolingien dans sa totalité. Comment s'opérait la formation des circonscriptions ? Quels étaient leur hiérarchie, les domaines de compétence. C'est sur ces questions et beaucoup d'autres que cette nouvelle étude de M. Miyamatsu, traduite du japonais, s'efforce de faire le point.
Espace visuel et mental, la mer, telle qu'elle se présente sur les côtes de la Manche, offre à la contemplation un vaste horizon en perpétuel mouvement. Un horizon qui a influencé de nombreux écrivains, philosophes et poètes d'hier et d'aujourd'hui. L'auteur des textes qui sont ici réunis propose de déambuler sur leurs pas, entre Cancale et Douarnenez, sur la côte du Dorset et dans les îles anglo-normandes.