Les eaux de la vie, de la résurrection et des voyages sont aussi celles de la mort et des noyades, comme nous le rappellent les figures de Charon, d'Ophélie et de Narcisse. Par le biais de scènes de baignades et d'errances sur l'eau en tout genre, le cinéma multiplie les moments de terreur aquatique, tout en revisitant des mythes anciens, voire archaïques, dont l'image constitue le dénominateur commun. Au même titre que l'eau, l'image n'est-elle pas elle-même une réalité liquide, source indéfinie de profondeur et de reflets ? Ce volume propose une lecture transversale de l'imaginaire aquatique du cinéma, sans distinction de genres ni de formes. Nous y croisons des zombies sous l'eau dans Shock Waves de Ken Wiederhorn, un vaisseau inquiétant chez Guy de Maupassant et Michel Foucault, une maison dans laquelle il pleut chez Andreï Tarkovski, un pont menant dans l'au-delà chez Herk Harvey, une barque des enfers chez Jérôme Bosch et Alfred Hitchcock, un cadavre flottant à la surface d'une piscine au début du Sunset Boulevard de Billy Wilder, une Venise morbide dans le film de Nicolas Roeg, Ne vous retournez pas, une adolescente endormie dans son bain chez Wes Craven... Conçu sous forme de courts chapitres qui se répondent, par entrelacs de thèmes et de motifs, ce livre n'est pas une thèse sur le cinéma, mais un essai autobiographique dans lequel son auteur s'efforce de penser avec le cinéma la puissance imaginaire et mémorielle des images.
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Nombre de pages
75
Date de parution
15/09/2016
Poids
128g
Largeur
156mm
Plus d'informations
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EAN
9782915083071
Titre
LES EAUX DE LA MORT - FANTAISIES AQUATIQUES
Auteur
Schefer Olivier
Editeur
ROUGE PROFOND
Largeur
156
Poids
128
Date de parution
20160915
Nombre de pages
75,00 €
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Écrivain, savant et philosophe, Novalis (1772-1801) n'est pas seulement le poète de la " fleur bleue " qu'a retenu la tradition. Il nous laisse une importante ?uvre théorique fragmentaire, qui trouve sa place aux côtés des Pensées de Pascal et des Fragments posthumes de Nietzsche. La présente édition restitue une part essentielle de ses derniers textes philosophiques, rédigés entre 1799 et 1800. Reprenant à son compte la tradition séculaire de la magie et de l'harmonie universelle, Novalis invente également quelques-unes des formes et des questions de la modernité en court-circuitant la pensée dialectique : écriture du fragment, médecine philosophique, physiologie de l'art. Poète et penseur à la croisée des chemins, il reste la figure la plus éminente de l'utopie romantique d'une transmutation artistique du réel.
Lumineuse comme le cristal et mobile comme le pollen, l'?uvre protéiforme de Novalis (1772-1801) ne cesse de bousculer les dogmes, de transgresser les cloisonnements, de repousser les limites. Il aura suffi de quelques brèves années à ce jeune poète philosophe pour repenser et rêver l'unité entre les contraires, à travers des manuscrits tels que Le Brouillon général, le poème mystique des Hymnes à la Nuit ou son roman poétique, Henri d'Ofterdingen. Par-delà les clichés sur la sentimentalité romantique et son prétendu catholicisme, cette biographie intellectuelle voudrait rendre justice à l'ambition synthétique et réformatrice de cette oeuvre audacieuse qui se donne pour tâche de romantiser le monde. Cet ouvrage se propose donc d'examiner la part lyrique, théorique, romanesque, religieuse et politique de l'oeuvre de Novalis. Mais avant d'être un rêve philosophique ou littéraire, la romantisation est l'affaire de la biographie. La pensée et l'écriture de Novalis dialoguent avec sa propre vie, qu'elles dépassent ou dont elles réinventent la forme. Le désir d'absolu se brise en mille fragments sur les accidents du monde et se rejoue sur les contingences propres à toute existence. Chez Novalis, celles-ci ont pour nom: amitié, amour, deuil et maladie. Que vaudraient une pensée et un poème qui n'auraient pas traversé l'épaisseur d'un corps?
Le mouvement romantique, qui prône l'indiscipline et les hybridations, accorde au mélange des genres et des formes une valeur à part entière. Comique et sublime, haut et bas, art et nature, rêve et réalité, nombreuses en cette période sont les combinaisons qui malmènent la hiérarchie des sujets et les frontières disciplinaires. Après les Résonances du romantisme (Lettre volée, 2005), consacrées aux contradictions esthétiques, ces Mélanges romantiques examinent, sous trois angles différents; religion, fragment et rêve, la thèse spéculative selon laquelle l'art manifeste de façon privilégiée la vérité absolue. Loin d'instaurer le culte unique du beau et du vrai, le romantisme met en crise la vérité en art et jusqu'à l'idée de représentation. Plus qu'une thèse sur le romantisme, ce livre est un essai mené avec le romantisme, fait de coups de sonde, d'hypothèses, de rêveries et de quelques variations théoriques. Mais pourquoi revenir sur notre passé romantique? Par nostalgie, réaction, insatisfaction à l'égard de notre monde? Rien de cela ne prend en compte l'essentiel. Reprendre la question romantique, c'est instaurer un dialogue avec un passé qui se tient à la lisière du présent, et, en retour, faire émerger les potentialités de ce mouvement à la lumière de ses effets contemporains; critique du système, déconstruction de l'oeuvre, montages aléatoires. Il n'est jamais indifférent d'être moderne.
Ce livre prolonge et clôt (provisoirement) une trilogie noire, débutée avec les Variations nocturnes (Vrin), en 2008, et poursuivie avec Des revenants. Corps, lieux, images (Bayard), en 2009. Il ressaisit et déplace le lien qui parcourait sourdement ces deux textes, celui de l errance, de l exil et des mouvements labyrinthiques des figures de la nuit. Avec, pour repères, Nerval et Freddy Krueger, Jacques Tourneur, Joe Dante, Carnival of Souls, Pedro Costa, Kafka... Olivier Schefer raconte aussi l histoire des liens réversibles et complémentaires entre la théorie, l analyse des images et l écriture. Les objets sur lesquels on travaille, une vie durant, avec obstination, inquiétude et émotion, sont en même temps ceux qui nous hantent et nous transforment en être de fiction.
Résumé : Premier ouvrage consacré à l'intégralité de l'imposante production cinématographique et télévisuelle de Jean-Pierre Mocky (1929-2019), ce livre est une étude hors des sentiers battus, qui s'appuie sur des sources jamais explorées, des documents rares et des témoignages, souvent inédits, des collaborateurs et des proches de l'artiste pour raconter sa vie pleine d'aventures, cerner sa personnalité tonitruante, sa création tous azimuts, ses engagements citoyens et de franc-tireur du cinéma français. La boulimie de travail de Mocky, en soixante-quinze ans d'activités, s'est déployée dans presque tous les domaines : il a été comédien de théâtre et de cinéma, scénariste, dialoguiste, adaptateur, réalisateur, monteur, producteur, distributeur, exploitant et programmateur de salles, écrivain. Il nous laisse près de soixante-dix longs métrages de fiction, des dizaines de téléfilms, mais aussi des courts métrages, des films publicitaires, des clips, des livres. De cet ensemble de créations à la Prévert, aux apparences disparates, il nous reste l'un des parcours les plus atypiques, parfois dérangeant, agaçant, toujours indépendant, qui témoigne d'une profonde originalité et d'un regard personnel sur la société française. On aime ou on déteste Mocky, il ne laisse personne indifférent. Le lecteur aura le souffle coupé, comme à la lecture d'un roman d'aventures, en lisant ces pages livrant une avalanche d'événements, un nombre ahurissant de films tournés, de projets, de galères, d'expériences, d'échecs et de réussites de l'infatigable et singulier créateur-artisan, le passionné de la vie, du cinéma, des faits de société et des autres que fut Jean-Pierre Mocky.
Sorcellerie, horreur, thriller. J'ai passé ma vie à raconter des histoires nourries de ces trois thèmes. Mais toujours parle cinéma, par les images. Plus tard m'est venue l'idée de coucher sur le papier des histoires d'horreur, de thriller, de sorcellerie, et de faire en sorte que les lecteurs puissent créer leurs propres visions en conjuguant lecture et imaginaire. Voici donc ce livre que je dédie à tous ceux qui ont suivi et apprécié mes films, ainsi qu'à un nouveau public, celui des lecteurs de romans et de récits. Bon voyage au plus profond de moi-même". Dans ces six nouvelles, Dario Argento arpente les territoires du thriller, du gothique, de l'ésotérisme, du monstrueux et de l'onirique. Son style est vif, précis et rend les ambiances perturbantes. La plongée dans les noirceurs de l'âme humaine y est vertigineuse ; le macabre règne, l'inattendu surgit, l'au-delà soupire, le mystère insiste, entre visions chocs, violences sourdes ou soudaines et suggestions terrifiantes. Sensations fortes garanties : les mots images du maestro de l'épouvante et du giallo frappent fort, résonnent avec persistance. C'est le Colisée des histoires d'horreur, un monument, un jalon. Dario Argento est un dieu, le mien... (Guillermo del Toro à propos de Horror).