L'AVERTISSEMENT DE SOCRATE / JE VOUS ECRIS AVANT L'AUBE - OEUVRES CHOISIES (2 VOLUMES)
SATTA/ALBANESE
CONFERENCE
45,00 €
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EAN :9791097497149
C'est un ensemble exceptionnel que ce coffret consacré au juriste et écrivain Salvatore Satta présente au lecteur. Exceptionnel, parce qu'il est exceptionnel aujourd'hui, dans le commerce ordinaire de la librairie, d'avoir le bonheur de suivre une grande pensée ; et de la suivre dans tout ce que les ressources du style et de la réflexion offrent d'ardent et de délectable, où se dessinent, tantôt de façon analytique et critique, tantôt sous la forme de la conversation intime que permet l'échange épistolaire, le portrait du monde d'après-guerre et la genèse de celui où nous sommes. Exceptionnelle encore, la mise à disposition du lecteur français d'une correspondance décisive encore inédite en Italie. On y trouvera non seulement le miroir d'une amitié, mais tous les paysages que celui-ci reflète et interroge du monde bouleversé d'après 1968 —dans l'université notamment, mais aussi dans la société en général, en proie d l'impitoyable réduction de tous les idéaux, et du droit lui-même, à des objets devenus relatifs, avalés par la nouvelle souveraineté sociologique, si savante dans l'art de mettre en place le système des prébendes et des intérêts de groupes, avant que ces objets mêmes ne s'abîment dans le gouffre de l'évaluation exclusivement économique qu'allait creuser cette souveraineté falsifiée. Salvatore Satta ne cesse de batailler par amour du monde, c'est-à-dire du destin de droiture auquel ce monde est appelé, seule source possible d'entente entre ceux que leurs intérêts propres sépareront toujours. Il le fait dans des essais, des articles, des polémiques, des méditations, des lettres, des romans : mais on y sent toujours la main aimante de celui qui griffonne le matin, pour ses proches, ses poèmes de l'aube. L'auteur du roman que George Steiner considérait comme l'un des plus grands du siècle, Le Jour du jugement, se découvrira ainsi un peu mieux au lecteur soucieux de l'unité de pensée que forme, dans l'appréciation du présent, l'attelage décisif du droit et de la littérature.
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Nombre de pages
1488
Date de parution
08/11/2019
Poids
1 760g
Largeur
172mm
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EAN
9791097497149
Titre
L'AVERTISSEMENT DE SOCRATE / JE VOUS ECRIS AVANT L'AUBE - OEUVRES CHOISIES (2 VOLUMES)
Auteur
SATTA/ALBANESE
Editeur
CONFERENCE
Largeur
172
Poids
1760
Date de parution
20191108
Nombre de pages
1 488,00 €
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Salvatore Satta, juriste de grand renom, originaire de la Sardaigne, s'est révélé, au lendemain de sa mort en 1975, être un écrivain magistral: on sait le succès retentissant qu'a obtenu Le jour du jugement. Pour tous ceux qui ont aimé cette histoire sentimentale et populaire de sa Sardaigne natale, La véranda sera une découverte saisissante; le talent original de l'écrivain transparaît dans ce premier livre percutant écrit dans les années trente.
Résumé : Nuoro, Sardaigne, est comme un concentré de l'île. Nous sommes au tout début du siècle, mais c'est une existence atemporelle que mènent les habitants de la ville. Trois castes : les paysans pauvres ; les bergers et voleurs de troupeaux ; quelques notables. Un narrateur anonyme retrace leur chronique, par le truchement de son personnage principal, le notaire Sebastiano Sanna, bien placé pour tout savoir : il fréquente le Café Tettamanzi et sa maison domine le cimetière où se rue la population, chaque fois que résonne le glas. Tous s'y retrouvent : Vincenza, la femme de Sebastiano, leurs sept fils ; Gonaria, qui perd la raison et la foi à la mort de son frère, le chanoine Ciriaco ; jusqu'à ce pauvre Pietro Catte qui revient ruiné de Milan pour se pendre à un arbre du pays... Tous. Ingénieur ou mendiant, avocat ou putain, et la jolie Celestina Mannu...
Nuoro, Sardaigne, est comme un concentré de l'île. Nous sommes au tout début du siècle, mais c'est une existence atemporelle que mènent les habitants de la ville. Trois castes : les paysans pauvres ; les bergers et voleurs de troupeaux ; quelques notables. Un narrateur anonyme retrace leur chronique, par le truchement de son personnage principal, le notaire Sebastiano Sanna, bien placé pour tout savoir : il fréquente le Café Tettamanzi et sa maison domine le cimetière où se rue la population, chaque fois que résonne le glas. Tous s'y retrouvent : Vincenza, la femme de Sebastiano, leurs sept fils ; Gonaria, qui perd la raison et la foi à la mort de son frère, le chanoine Ciriaco ; jusqu'à ce pauvre Pietro Catte qui revient ruiné de Milan pour se pendre à un arbre du pays... Tous. Ingénieur ou mendiant, avocat ou putain, et la jolie Celestina Mannu...
Salvatore Satta (1902-1975), grand juriste et auteur d'un desromans les plus impressionnants du siècle passé, LeJour dujugement, analyse dans le De Profundis, à la manièrenietzschéenne des Considérations inactuelles, ce que l'hommea dû devenir pour rendre possibles en Italie vingt ans defascisme, des aventures guerrières aberrantes, une défaitedésastreuse, et l'issue d'un conflit tournant à la guerre civile.Dans cet ouvrage sans équivalent, à la fois essai, récit,méditation autobiographique, mémoires, historiographie, Sattaforge les instruments acérés d'un examen de conscience del'homme occidental. La littérature déploie ici toute sapuissance de jugement. "Des profondeurs de l'homme avaientjailli durant le conflit des forces effrayantes, mais des forcesplus effrayantes encore avaient jailli de la paix": livreinclassable, où la réflexion la plus lucide côtoie le drame etl'ironie, où l'histoire et les hommes sont passés au crible de lavie vécue et des exigences de la conscience, loin desidéologies et des mythes rassurants des démocratiesnaissantes.
L'urbanité et les savoirs à l'oeuvre dans la fabrication des villes sont entrés en crise. Ces savoirs agissants - les comportements, les systèmes relationnels, les éléments cardinaux réglant la vie civile, les dispositions physiques des ensembles urbains, et tout ce qui concourt à imprégner d'urbanité et de beauté la vie privée et collective - auraient pu constituer la base d'une réflexion théorique et pratique sur la ville, et, plus généralement, sur la vie associée et la politique, en fournissant des instruments d'orientation à la société humaine soumise au changement de ses conditions historiques. Mais ce travail ne s'est pas fait, de sorte que l'héritage des villes ne suffit pas à servir de guide dans cette mutation générale. Les vestiges des villes historiques résistent, du moins en partie ? : mais la plupart d'entre eux restent muets, ou relégués dans une situation qui les rend incapables de féconder l'avenir. Les villes sont donc exposées à un double front ? : celui, dévastateur, des guerres, et celui, insidieux, de la rente immobilière, qui, par son action sélective, appauvrit peu à peu le potentiel le plus précieux des contextes urbains, qui tient à leur nature de réalités socialement complexes et de laboratoires des règles et des possibilités de la vie en commun. Ville et nature sont deux dons également menacés. Mais alors qu'on a vu s'accroître ces dernières années la conscience de l'importance de la crise climatique et des actions à mener pour la défense de la terre, la question de la défense des villes - posée avec lucidité par Giorgio La Pira dès 1954 - est totalement négligée. La dimension esthétique témoigne elle aussi de cette absence ? : dans un contexte obsédé par la recherche d'un "accomplissement individuel" , la beauté civile s'est dissoute avec l'appauvrissement des cadres relationnels. La réponse ne peut consister qu'à remettre la réalité urbaine au centre : il faut redonner aux villes le sens de l'urbanité, de l'inclusion, et d'une beauté qui interprète et manifeste la fécondité de la vie commune. Terre et ville, qui s'unissaient - et dont Cattaneo avait admirablement décrit les rapports il y a près de deux siècles -, deviennent équivalemment le lieu de la rente et de l'appauvrissement de l'expérience sensible - et de l'appauvrissement tout court d'une majorité de la population. Sans la responsabilité qu'exige la vie commune, il est vain de prétendre remédier aux excès d'un rapport au monde dévoyé.
Il n'existe pas de folie dépourvue de signification et les gestes que les gens ordinaires et mesurés considèrent comme d'un fou impliquent le mystère d'une souffrance que les hommes n'ont pas écoutée, n'ont pas recueillie". Cette souffrance, L'autre vérité veut la recueillir et l'écouter; dans un récit limpide et implacable, la poétesse Alda Merini, disparue le 1er novembre 2009, nous dit ce qu'était l'internement psychiatrique dans les années 60 et 70, qu'elle a elle-même vécu dans le plus profond abandon. La poésie de ces pages vaut comme une arme au service d'un "esprit d'enfance (...) qui ne pourra jamais être perverti par personne", une arme pour ne pas sombrer, pour réinventer l'espoir d'être aimé. Voici l'un des plus grands textes littéraires mettant en scène la folie.