
La ferveur
La mélancolie n'est que la ferveur retombée " , écrivait Gide. Et si notre monde souffrait d'une lente érosion de la ferveur, cette émotion première qui porte la vie à son point d'ébullition et à laquelle nous devons tous nos élans ? Sans taire les débordements possibles de cette émotion intense, proposant le maniement subtil de l'ironie comme antidote à ses dérives, l'auteure plaide pour prendre les risques de la ferveur plutôt que le risque d'un monde sans elle. En philosophe fervente, Nathalie Sarthou-Lajus souffle délibérément sur les braises de la ferveur pour alimenter la part impétueuse de la vie humaine, qu'elle s'exprime à travers un sentiment amoureux, religieux, ou simplement populaire. Car un monde sans ferveur serait un monde incapable d'audace, d'imagination et d'explorations intrépides : " L'élan qui se surveille trop, qui voudrait échapper à tous les pièges, ne fait pas confiance à la part vitale de sa démesure. "
| EAN | 9782830918434 |
|---|---|
| Titre | La ferveur |
| Auteur | Sarthou-Lajus Nathalie |
| Editeur | LABOR ET FIDES |
| Largeur | 120 |
| Poids | 102 |
| Date de parution | 20240403 |
| Nombre de pages | 93,00 € |
| Disponibilité | Epuisé |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

L'éthique de la dette
Sarthou-Lajus NathalieParler d'une éthique de la dette, identifier la vie éthique à un rapport créancier-débiteur ne va pas de soi. C'est en effet remettre en question la part du devoir et du don dans les relations morales. Or, la vie éthique est traditionnellement comprise en termes suffisance de ses ressources intérieures et la présence de la gratuité dans les rapports humains. Toute une éthique s'est ainsi constituée dans un effacement de la dette afin d'éviter à tout prix les problèmes d'héritage et de filiation qui compromettent la souveraineté et la divinité de l'homme. Cependant, l'opposition entre la dette et le devoir, entre la dette et le don, est réductrice d'un point de vue éthique car elle maintient un clivage schématique entre utilitarisme et idéalisme, une conception marchande et une conception désintéressée des rapports humains. La notion de dette inscrit certes la vie éthique dans l'ordre de l'économie de l'échange dans la mesure où elle implique une certaine comptabilité et l'exigence d'un retour. Cependant, la dette n'est pas nécessairement un simple mode différé de l'échange. De façon plus essentielle, la dette est indissociable de la question de l'origine. Poser la question " Qu'avons-nous reçu ? ", voire même pour reprendre l'interrogation de saint Augustin " Qu'avons-nous que nous n'ayons point reçu ? ", c'est reconnaître que l'homme n'est pas l'auteur de son existence et ne peut se rendre seul créateur de lui-même. La dette révèle ainsi, à l'origine, un rapport asymétrique, une structure de dépendance qui permet l'émergence de la subjectivité. L'éthique de la dette est une éthique de la finitude. Elle réfute la prétention de la subjectivité à être parfaite suffisance à soi et prend en compte la précarité de la condition humaine.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER20,00 € -

Eloge de la dette
Sarthou-Lajus NathalieLa crise des dettes appelle une réflexion philosophique au-delà de l'analyse économique et sociologique par ailleurs indispensable. Car la dette ne désigne pas simplement un fait économique (ce que je dois) ou social (une relation d'obligation) fondamental, à côté de l'échange et du don. Elle est indissociable de la question des origines. Se demander avec saint Augustin: « Qu'avons-nous que nous n'ayons point reçu? », c'est reconnaître une expérience fondatrice de la dette qui fait de l'homme un héritier et du lien de filiation un paradigme de la condition de l'homme débiteur. Si sous sa première forme, le capitalisme a participé à l'émancipation de l'individu et à la libération de toute forme de dette congénitale, il a ensuite contribué à forger des débiteurs insolvables en vidant l'individu et le lien social de toute substance propre. L'utopie d'une société sans dette, en voulant faire table rase des origines, débouche sur la production d'individus désaffiliés sur lesquels pèsent à rebours des dettes impayables.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER9,00 € -

La culpabilité
Sarthou-Lajus NathalieLa culture occidentale doit - la cause est entendue - à ses sources judéo-chrétiennes et au mythe de la faute originelle sa conscience malheureuse, son sentiment morbide de culpabilité si aisément ravivé par la conscience de l'adhésion accordée par soi-même ou par ses pères à maint crime collectif. Pour ne pas parler du sentiment intime de culpabilité, poison des individuelles. S'employer à liquider dans les lettres et dans les esprits ce sentiment exagéré, métaphysique et religieux est, depuis Nietzsche au moins, apparu comme une ?uvre salubre, libératrice, propre à dénouer le lien infernal entre le sentiment de culpabilité et le besoin trouble de l'alimenter. Or, l'affaiblissement du modèle judéo-chrétien de la faute aura surtout mené, ici à une réactivation dangereuse de conceptions bien plus archaïques de la culpabilité, dont témoigne la logique d'accusation qui sous-tend le pharisaïsme moral contemporain, et là à un déni de toute forme de culpabilité qui se traduit par l'incapacité à se représenter la souffrance d'autrui et à assumer une quelconque responsabilité personnelle. D'où l'importance et l'actualité du travail proposé ici. Une approche plurielle (convoquant le droit, l'éthique, la politique, la théologie, la métaphysique et la psychanalyse) permet à l'auteur d'éclaircir notablement les débats contemporains sur la responsabilité et la réparation, et de proposer une approche raisonnée du juste sens de la culpabilité comme moment nécessaire de la finitude humaine.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER23,45 € -

Sauver nos vies
Sarthou-Lajus NathalieComment se relever d'une catastrophe, qu'elle soit individuelle ou collective ? Comment traverser les crises ou les épreuves ? Aujourd'hui, nous voudrions guérir de tout et par nous-mêmes, mais cette obsession de la thérapie et du sauvetage ne suffit pas toujours à étancher notre soif de sens. Dès lors resurgit la question : comment sauver nos vies ...Dans un superbe essai où les interrogations nées d'une expérience intime rejoignent les questions politiques et spirituelles, Nathalie Sarthou-Lajus redonne sens à la possibilité d'une espérance réelle. Une espérance qui naît de la dimension relationnelle de tout salut - on ne se sauve pas soi-même, on est sauvé par l'autre, tel est le sens de la Résurrection dans l'évangile.Une espérance qui n'efface pas les blessures ni les pertes, mais qui traverse, altière, le tragique de l'existence et renoue avec le désir radical de vivre. Voir l'interview vidéo de l'auteurSur commande en 2-4 joursCOMMANDER19,65 €
Du même éditeur
-

Théologie et royaume de Dieu
Pannenberg Wolfhart ; Chalamet Christophe ; MüllerWolfhart Pannenberg, éminent théologien luthérien de la seconde moitié du XXe siècle, propose une réflexion centrée sur le Royaume de Dieu, motif décisif du message de Jésus de Nazareth. Pannenberg renverse nos conceptions habituelles du temps pour suggérer que le Royaume, loin de simplement représenter le terme d'une progression temporelle linéaire, vient faire irruption dans notre présent, ouvrant ce dernier vers la réalité de Dieu. Autrement dit : ce qui est dernier advient dans notre présent, sans rien y laisser indemne. Une réflexion exigeante et riche qui renouvelle notre compréhension de la figure de Jésus, de la foi chrétienne, de l'éthique et de l'Eglise pour notre temps.EpuiséVOIR PRODUIT19,10 € -

NI EVE NI MARIE. Luttes et incertitudes ces héritières de la Bible
Lautman FrançoiseFaire le point de la recherche contemporaine en sociologie, sociologie religieuse et histoire sur la relation passionnante mais souvent méconnue qui unit femme et religion : telle est l'ambition de cet ouvrage, écrit par les meilleurs spécialistes sous la direction de Françoise Lautman. Se limitant aux domaines chrétien, juif et musulman, ces essais s'attachent à nous faire comprendre comment se situe la femme au sein même de sa religion. C'est par l'étude de ses aspects tendus, et parfois même conflictuels, que la nature profonde de cette relation sera éclairée. Car les questions ne manquent pas : y a t-il une spécificité religieuse des femmes ? Une façon de croire, une pratique qui leur soient propre ? Comment expliquer l'importance de la participation des femmes à des Eglises par ailleurs dénoncées pour leur ostracisme à leur égard ? Qu'en est-il de leur enracinement religieux ? Quelles représentations des femmes les religions fondent-elles, ou véhiculent-elles ? Autant de questions, parmi d'autres, qui trouveront dans ce volume des réponses fouillées et documentées.EpuiséVOIR PRODUIT35,00 € -

Le christianisme est-il un monothéisme ?
Emery Gilles ; Gisel PierreQuatrième de couverture La question touche, d'abord, au coeur de ce qu'est le christianisme comme tel, dans sa cristallisation historique réelle élaboration d'une position originale au coeur de l'Antiquité tardive, héritière du monothéisme juif et articulée sur une matrice culturelle à la fois polythéiste et traversée de recompositions religieuses diverses. Cette même thématique apparaît centrale, ensuite, tout au long de l'histoire, différenciée, du christianisme: au coeur des synthèses médiévales (débats sur l'Un et la consistance de l'être) ainsi qu'au coeur des remaniements liés à l'avènement des temps modernes (cf. l'oscillation entre théisme strict et panthéisme). La question du monothéisme apparaît également centrale dans la critique adressée aujourd'hui au christianisme comme religion dominante de l'occident (paradigmes dits postmodernes; découverte d'autres formes religieuses ; explication critique avec son propre passé ; etc.): procès du monothéisme comme violence larvée, redécouverte d'un " génie du paganisme ", apologie du multiple, redécouverte de dimensions cosmiques ou naturelles et non personnelles, procès de l'"idole monothéiste ", etc. L'ensemble du dossier requiert des approches croisées (interdisciplinarité), notamment : théologie, philosophie, sciences sociales et humaines du religieux, histoire.EpuiséVOIR PRODUIT32,55 € -

Grammaire grecque du Nouveau Testament. Avec exercices et plan de travail, 6e édition
Carrez MauriceCe manuel est pensé comme si le grec ancien était une langue vivante. Il permet de connaître cette langue populaire commune qui est celle du Nouveau Testament, d'où tous les exemples et références sont tirés. Cette grammaire est organisée en quatre parties: les lettres et les sons, la morphologie, la syntaxe, plan de travail et exercice. L'exposé est présenté selon un plan logique qui tient par exemple compte, pour les verbes, de l'intérêt de les apprendre tous ensemble, temps par temps, pour faire ressortir les points communs et les particularités. Trois index (général, des citations du Nouveau Testament et des mots grecs) figurent en fin de volume.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER28,05 €
De la même catégorie
-

Pour la vie ? Court traité du mariage et des séparations
Moreau DenisCouples fracassés, divorces, séparations : les histoires d'amour finissent mal en général. En quelques décennies, une ritournelle amusée des années 1980 est devenu une loi de la conjugalité ordinaire. Denis Moreau, philosophe, marié, amateur éclairé de rock'n'roll et lecteur intime de l'Evangile, se demande comment préserver nos amours des forces de destruction qui les menacent. Tour à tour tragique, corrosif et tendre, il analyse le mariage non comme un devoir ou une institution dépassée, mais dans ce qu'il considère être son sens et sa valeur : une réponse convaincante à la question "comment réussir sa vie ?". On connaissait les romans et les lettres d'amour. Voici un essai d'amour, écrit avec la conviction qu'il peut y avoir de grandes et belles choses dans nos histoires d'amour conjugal, en général.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER8,50 € -

Ethique à l'usage de mon fils
Savater FernandoCe livre n'est pas un manuel d'éthique destiné aux candidats bacheliers. Il ne parle ni des auteurs importants ni des grands courants historiques de la théorie morale. Et je n'ai pas cherché à mettre l'impératif catégorique à la portée de tous les publics. Ce n'est pas non plus un catalogue de réponses moralisatrices aux problèmes que nous rencontrons tous les jours dans le journal ou dans la rue, de l'avortement à l'objection de conscience en passant par les préservatifs. L'éthique n'a jamais permis de trancher un débat, même si son rôle est de les ouvrir tous. Ce livre ne prétend pas être autre chose qu'un livre personnel et subjectif, comme les rapports existant entre un père et son fils ; et par là-même universel, comme la relation père-fils, la plus ordinaire. Il a été pensé et écrit pour être lu par des adolescents : il n'apprendra sans doute pas grand-chose à leurs maîtres. Son objectif n'est pas de fabriquer des esprits bien-pensants (et encore moins mal tournés), mais de stimuler une pensée libre ".Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER15,90 € -

La formation des décideurs. Méditations sur l'humanisme qui vient
Hude HenriCet ouvrage est le premier volume d'une vaste et ambitieuse entreprise, qui entend s'attaquer aux principaux problèmes philosophiques contemporains à partir du point de vue très pratique de celui qui doit prendre une décision, aussi bien dans un cadre institutionnel (entreprise, administration, armée) que personnel (famille). A partir de lui, on comprend en effet qu'il est impossible de faire l'économie de la recherche du Bien, et qu'une décision efficace doit nécessairement se bâtir à partir d'un dialogue constant entre cette éthique fondamentale et l'analyse la plus lucide possible de la réalité. Ce qui implique, à son tour, de se pencher à nouveaux frais sur la spécificité de l'homme, lui qui constitue à la fois la matière et l'objet de la décision. Ainsi, à partir de cette matrice, c'est tout le contour d'un nouvel humanisme qui se dessine, un humanisme qui cherche à articuler harmonieusement la recherche du Bien avec l'aspiration irrépressible à la liberté. Car tel est bien là, si nous voulons que notre civilisation ait un avenir, le défi immense qui se présente aux décideurs.EpuiséVOIR PRODUIT19,00 € -

La plus belle histoire du bonheur
Comte-Sponville André ; Delumeau Jean ; Farge ArleLa vie ne vaudrait d'être vécue, dit-on, que si elle apporte le bonheur. Mais que signifie être heureux ? Y a-t-il des recettes au bien-être ? Où se niche le bonheur ? Dans l'argent ? La réussite personnelle ? La santé ? Les plaisirs ? L'espérance d'un jour meilleur ? Est-il dans ce que nous avons ou dans ce que nous sommes ? De la pensée antique à nos frustrations modernes, en passant par l'invention du paradis, on verra avec les regards croisés du philosophe, du croyant et de l'historien, comment l'idée du bonheur a évolué au fil du temps, et combien son histoire mouvementée peut nous aider à mieux vivre aujourd'hui.André Comte-Sponville : philosophe, a publié de nombreux ouvrages sur l'éthique et la question du bonheur. Jean Delumeau : professeur honoraire au Collège de France, est spécialiste de l'histoire des mentalités religieuses. Arlette Farge : historienne et spécialiste du XVIIIe siècle.EpuiséVOIR PRODUIT6,95 €
