Mémoires des Sanson. Sept générations d'exécuteurs, 1688-1847
Sanson Henri-Clément ; Bastien Pascal
MILLON
38,00 €
Epuisé
EAN :9782841372874
Henri-Clément Sanson - dernier d'une lignée remontant à 1688 - met en ordre, rédige le testament littéraire de la "dynastie" des Sanson, tous condamnés à pratiquer le métier de bourreau par un décret royal remontant à la fin du XVIIe siècle. Dans un coup d'oeil historique sur les supplices, l'auteur, historien de la hache comme il aime à se décrire, dépeint avec minutie et force détails sanguinolents l'évolution des supplices atroces et l'environnement de la mort dans ses moindres recoins. L'ouvrage pourrait apparaître comme une gazette populaire, reprenant les "affaires" les plus spectaculaires : un long chapitre est consacré à Robert-François Damiens, auteur d'un crime de lèse-majesté sur la personne de Louis XV et à son supplice, sans compter des propos en style direct du parricide Louschart, sauvé du supplice par une manifestation populaire, de Charlotte Corday, les interrogatoires de Fouquier-Tinville... Henri-Clément Sanson se défend de vouloir fournir un nouvel aliment à la curiosité blasée des gens qui, n'osant aller chercher eux-mêmes leurs émotions au pied de l'échafaud, voudraient néanmoins les trouver dans une sorte de photographie écrite des péripéties qui se dénouent sur ce théâtre de la mort. S'il est une raison d'ordre supérieur qui ait armé sa plume, "c'est le spectacle de cette grande cause pendante devant le tribunal de la civilisation, et dans laquelle tant de voix éloquentes, depuis Montesquieu, Beccaria, Filangieri, jusqu'à Victor Hugo, se sont fait entendre pour réclamer l'abolition du châtiment implacable dont il a eu le malheur d'être la vivante personnification".
Nombre de pages
1247
Date de parution
23/05/2013
Poids
1 456g
Largeur
161mm
Plus d'informations
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EAN
9782841372874
Titre
Mémoires des Sanson. Sept générations d'exécuteurs, 1688-1847
Auteur
Sanson Henri-Clément ; Bastien Pascal
Editeur
MILLON
Largeur
161
Poids
1456
Date de parution
20130523
Nombre de pages
1 247,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Dans cet ouvrage Henri Sanson fait le bilan, au soir d'une longue vie consacrée au dialogue en miroir des deux religions, islam et chrétienté. Toute sa vie témoigne de l'avenir des espérances qu'elle a portées. Ces dernières, fondées sur la paix entre les nations et la compréhension entre les personnes différentes de par l'histoire et les croyances, plaident pour le respect entre les cultures et les religions, et l'espérance que chacune porte en elle pour un futur commun et partagé.
Comme monothéisme à vocation universelle, l'islam se comprend par lui-même, mais sans doute plus encore par contraste avec un autre monothéisme de même vocation, celui des chrétiens, en regard duquel il s'est déployé dans le monde depuis treize siècles. Cet ouvrage fait comprendre ce qui différencie non seulement les dogmes chrétiens et musulmans, mais aussi la manière de les vivre au cœur de la foi personnelle. Chaque tradition a des choses essentielles à recevoir de l'autre ; les deux se voient ainsi renvoyées au meilleur de leurs sources. L'étude de l'image de jésus dans le Coran est ici remarquable. Cette " Jésuslogie " de l'islam est à mettre entre les mains des partenaires du dialogue interreligieux. Ce livre est le fruit de l'expérience de l'auteur en terre d'islam, où il a grandi et est devenu prêtre de l'Eglise d'Algérie. L'islam algérien, sunnite et malékite, est aussi très présent en francophonie. A ce titre il mérite plus d'attention de la part des francophones qui le côtoient au quotidien en Occident.
Husserl Edmund ; Pestureau Jean-François ; Mazzù A
L'existence des " Manuscrits de Bernau " de Husserl sur la conscience intime du temps fut révélée pour la première fois publiquement par Heidegger, en 1928 dans sa préface aux célèbres Leçons sur la phénoménologie de la conscience intime du temps. Ces Manuscrits, écrits par Husserl à Bernau (Forêt Noire) en 1917/18, sur la base d'une compilation faite par Edith Stein, sont restés inédits du vivant du philosophe, bien qu'ils aient été confiés, dans les années trente, à Eugen Fink en vue de la publication. Pour plusieurs raisons, dont la complexité des textes n'est pas la moindre, Fink n'en vient pas à bout, et après la guerre, y renonça. Husserl considérait en effet ces manuscrits comme son " ouvrage principal " qui, restés dans les cartons des Archives de Louvain, sont entrés dans la légende pour le milieu des phénoménologues , puisqu'ils étaient censés contenir les clés de l'oeuvre entière. Il aura fallu le travail persévérant de Rudolf Bernet et Dieter Lohmar pour que l'ouvrage (une sélection parmi la masse des manuscrits) paraisse enfin, en 2001, dans la collection des Husserliana. Cette édition critique est celle qui est publiée ici en traduction française. L'importance considérable de ces textes tient à ce qu'ils constituent proprement l'acte de naissance de la phénoménologie génétique, et conduisent par là à réexaminer et relativiser les analyses structurales et statiques auxquelles on a trop souvent réduit la phénoménologie, en en faussant l'" esprit ", en la figeant dans une scolastique. Car les " Manuscrits de Bernau " sont avant tout un exercice aigu du sens critique, de la pensée aux prises avec des problématiques aporétiques, de l'art de pratiquer des distinctions nuancées jusqu'au plus subtil, de la rencontre de choses essentiellement mobiles, bref, de la pratique de la philosophie telle qu'elle doit se donner à entendre aujourd'hui.
Au Ve siècle avant notre ère, l'avènement des mages en Grèce ne se fait pas sans bruit. Présentés d'abord comme conseillers de rois, sacrificateurs et interprètes des songes, dans cet ailleurs qu'est l'empire perse, ils se retrouvent rapidement au c'ur de la cité athénienne, où ils sont accusés de charlatanerie et de tromperie. Avec eux, apparaît une notion nouvelle, qui a connu une fortune durable dans la culture occidentale : la magie. Rares sont les voix qui ont invité à questionner les évidences de ses origines. Peut-on continuer à postuler une contiguïté, sinon une coïncidence, entre la notion grecque de magie telle qu'elle apparaît à la fin du Ve siècle et la conception moderne de la magie, qui en fait une catégorie universelle, un type de mentalité ou de pensée ? Comment les Grecs ont-ils conçu cette notion nouvelle ? Quelle significations lui ont-ils attribués ? Dans une perspective d'histoire culturelle, ce livre analyse le contexte qui a favorisé l'émergence de la magie, au c'ur des débats qui animaient les cités grecques. Il montre également comment elle a été conçue dans le creuset culturel grec et explore les représentations mobilisées à cet effet. A travers cette étude, ce sont plusieurs facettes de la culture grecque qui se révèlent, des dieux qui " médusent " à l'écriture qui enchaîne, de la puissance poétique à la figure de Socrate.