Dès ses débuts, la revue L'Ours Blanc a accueilli des textes accompagnés d'interventions graphiques de leurs autrices, lesquelles étaient également des artistes plasticiennes : Joana Blanc (no 5), Chloé Berthet (no 7), Nelly Maurel (no 8). Puis elle a renoué avec cette habitude grâce à Benoît Caudoux (no 40). Le numéro 44 poursuit cette pratique en publiant la partie graphique et textuelle du travail expérimental poursuivi par Cécile Sans et Natacha Muslera à l'occasion d'une résidence qui les a réunies à la villa Daroze, près du port de La Ciotat. Tandis que se déploie dans de brefs textes la réflexion poétique de Cécile Sans, Natacha Muslera compose de la musique et « dessine » des partitions qui font penser à des reliefs montagneux. Dans l'intimité de l'atelier partagé, langage et musique s'échangent ; le poème rencontre la (géo) graphie précise des partitions-paysages. A notre époque où il est devenu courant d'accompagner les lectures d'un habillage musical, le travail conjoint de Natacha Muslera et Cécile Sans affiche d'autres ambitions : interroger la genèse de l'image poétique et, dans un même mouvement, le rapport entre la musicalité et le sens des mots.
Nombre de pages
36
Date de parution
09/07/2025
Poids
300g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782889551231
Titre
Sous la voix
Auteur
Sans Cécile ; Muslera Natacha
Editeur
HEROS LIMITE
Largeur
125
Poids
300
Date de parution
20250709
Nombre de pages
36,00 €
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Depuis Le Geste d'après, la caméra n'a pas cessé d'enregistrer.Elle s'avance dans les friches, là où l'eau est sous les sables (ou dans l'éclatement du récit).Les restes d'une chapelle, deux enfances nouées : invisibles, présentes, définitives.Les prés communaux.1857. [ou : « articulée par leurs gosiers de lèpre. »]Enfance n'est pas un mot, ni un temps, ni des images. Enfance est un vide, un creusement et, surtout, la chance possible d'une grenade à incendie (d'une puissance de déflagration).Légende est une formule chimique, un révélateur photographique, elle troue le papier, elle attaque à l'acide et en silence.Car le silence, plus que jamais, fait partie de la partition.Mais le film reprend et confirme (insiste) : oui, ainsi, »Cécile Sans
Souvent on ne peut pas savoir pourquoi et comment on écrit.Il semble précisément que c’est parce qu’on ne sait pas qu’on écrit.L’œuvre de l’écrivain Jean-Marie Gleize procède ainsi : elle est comme un atelier de création en espaces multiples, reliés par des fils invisibles.Jean-Marie Gleize élabore depuis les années 1990 et la publication de Léman une œuvre poétique, ou « post poétique », de « prose en proses », littérale, tendue vers le réel, le politique. Ce travail de l’écriture, fort aujourd’hui de plus de cinquante livres, a toujours été mené conjointement à la création critique (de Poésie et figuration, en 1983, à Sorties, en 2014). Professeur à l’École normale supérieure de Lyon, J.-M. Gleize y a fondé le Centre d’études poétiques (1999-2009). Son œuvre est également indissociable de l’écosystème des revues : il a créé la revue Nioques, lieu collectif d’expérimentations, qu’il dirige depuis 1990. Cécile Sans, maîtresse de conférences de l’université d’Aix-Marseille, travaille sur les liens entre édition et création. Son travail poétique est publié par les éditions Série discrète (Le geste d’après, Visible par légende) et en revues. Elle collabore avec Jean-Marie Gleize depuis 2015 au sein du comité de rédaction de Nioques, dont elle assure la coordination éditoriale. Dans ce livre d’entretiens, ils tentent ensemble de traverser le miroir-écriture gleizien, en partie aveugle, allant à la rencontre de cet acharnement à écrire, de cette nécessité absolue de poursuivre.
Nioques 20 Danser/Écrire. Ce numéro de Nioques n'est pas un numéro sur la danse. Il rassemble des interventions travaillées par la danse, ainsi ou autrement, présence nommée ou présence agissant invisiblement. Comme une danse interne. Le volume s'ouvre et se ferme avec des photographies, de Justin Delareux et Patrick Sainton. Il abrite des textes (dont ceux de Pierre Guéry, Patrick Gaïaudo, Vincent Lafaille, Stéphane Nowak, Dorothée Volut, Jean-Marie Gleize et Cécile Sans, etc.) mais aussi des dessins : poèmes-dessins en notation Laban de Lina Schlageter, carnets de travail, mots et dessins de la chorégraphe Yasmine Hugonnet. Ces déplis singuliers d'un danser/écrire sont également issus de lieux multiples : auteurs (face à la danse ou avec elle, ou contre elle, ou encore en lisière, ?), auteur avec danseur (Emmanuelle Jawad et Laurence Pagès), auteur-danseur (Sacha Steurer, Pauline Le Boulba), danseur écrivant (Jean-Jacques Sanchez)...
Pour son numéro 50, L'Ours Blanc propose à ses lectrices et lecteurs de découvrir l'écriture à deux mains de deux poètes français connus et reconnus, Anne Portugal et Vincent Broqua. Ils cosignent ici une suite de théorèmes littéraires dans lesquels se noue un dialogue complice et amusé autour des questions fondamentales qu'engage l'acte d'écriture et son rapport au monde.
L?écrivain et critique David Bosc tente dans ce court texte de penser le rapport singulier que les écrivains peuvent entretenir avec le langage. Son texte s?ouvre sur l?adage fameux de Nicolas Boileau, selon lequel « Ce que l?on conçoit bien s?énonce clairement ». Cette affirmation est d?emblée mise en regard d?autres citations qui constituent autant de témoignages d?écrivains sur leur expérience. David Bosc, en lecteur et en écrivain, entre en dialogue avec ces voix plurielles et s?interroge avec elles sur la place de l?intention et du rythme dans l?écriture, sur ce qui peut pousser à écrire, ou sur ce qu?on peut entendre ou désigner par auteur ou créateur. Il se fraie un chemin à travers des mots dont il fait entendre toute l?épaisseur de sens : celui d?instance, par exemple, qui serait peut-être plus juste que celui d?auteur pour penser la création. Il fait ainsi résonner, dans ce tissage de voix d?autres «praticiens» et penseurs, , et ce depuis leur singularité, une expérience commune de l?écriture, celle d?un non-savoir, et d?une aventure qui relève moins d?une intention maîtrisée que d?un perdre pied au sein du langage. Ce texte reprend une conférence prononcée au Banquet du livre d?automne de Lagrasse, le 29 octobre 2016.
Quitter les lieux communs, prendre ses distances avec tel ou tel discours à la mode et retrouver enfin "une parole dense, une culture fondée, un monde intimement et intensément vécu" . Voici, pour le poète, l'essentiel. Territoires chamaniquesest le fruit d'un long travail de récolte de chants et de poèmes oraux. Kenneth White nous introduit avec jubilation à une poésie première, qui n'a cessé de nourrir, à travers le monde, un sentiment de proximité avec les choses et les êtres. Une poésie qui dessine une géographie originale et originelle dont les contours délimitent les fondements mêmes de notre culture. Cet ouvrage a fait l'objet d'une première édition en 2007.