Depuis Le Geste d'après, la caméra n'a pas cessé d'enregistrer.Elle s'avance dans les friches, là où l'eau est sous les sables (ou dans l'éclatement du récit).Les restes d'une chapelle, deux enfances nouées : invisibles, présentes, définitives.Les prés communaux.1857. [ou : « articulée par leurs gosiers de lèpre. »]Enfance n'est pas un mot, ni un temps, ni des images. Enfance est un vide, un creusement et, surtout, la chance possible d'une grenade à incendie (d'une puissance de déflagration).Légende est une formule chimique, un révélateur photographique, elle troue le papier, elle attaque à l'acide et en silence.Car le silence, plus que jamais, fait partie de la partition.Mais le film reprend et confirme (insiste) : oui, ainsi, »Cécile Sans
Nombre de pages
64
Date de parution
10/01/2024
Poids
100g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782957694259
Titre
Visible par légende
Auteur
Sans Cécile
Editeur
SERIE DISCRETE
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145
Poids
100
Date de parution
20240110
Nombre de pages
64,00 €
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Dès ses débuts, la revue L'Ours Blanc a accueilli des textes accompagnés d'interventions graphiques de leurs autrices, lesquelles étaient également des artistes plasticiennes : Joana Blanc (no 5), Chloé Berthet (no 7), Nelly Maurel (no 8). Puis elle a renoué avec cette habitude grâce à Benoît Caudoux (no 40). Le numéro 44 poursuit cette pratique en publiant la partie graphique et textuelle du travail expérimental poursuivi par Cécile Sans et Natacha Muslera à l'occasion d'une résidence qui les a réunies à la villa Daroze, près du port de La Ciotat. Tandis que se déploie dans de brefs textes la réflexion poétique de Cécile Sans, Natacha Muslera compose de la musique et « dessine » des partitions qui font penser à des reliefs montagneux. Dans l'intimité de l'atelier partagé, langage et musique s'échangent ; le poème rencontre la (géo) graphie précise des partitions-paysages. A notre époque où il est devenu courant d'accompagner les lectures d'un habillage musical, le travail conjoint de Natacha Muslera et Cécile Sans affiche d'autres ambitions : interroger la genèse de l'image poétique et, dans un même mouvement, le rapport entre la musicalité et le sens des mots.
Nioques 20 Danser/Écrire. Ce numéro de Nioques n'est pas un numéro sur la danse. Il rassemble des interventions travaillées par la danse, ainsi ou autrement, présence nommée ou présence agissant invisiblement. Comme une danse interne. Le volume s'ouvre et se ferme avec des photographies, de Justin Delareux et Patrick Sainton. Il abrite des textes (dont ceux de Pierre Guéry, Patrick Gaïaudo, Vincent Lafaille, Stéphane Nowak, Dorothée Volut, Jean-Marie Gleize et Cécile Sans, etc.) mais aussi des dessins : poèmes-dessins en notation Laban de Lina Schlageter, carnets de travail, mots et dessins de la chorégraphe Yasmine Hugonnet. Ces déplis singuliers d'un danser/écrire sont également issus de lieux multiples : auteurs (face à la danse ou avec elle, ou contre elle, ou encore en lisière, ?), auteur avec danseur (Emmanuelle Jawad et Laurence Pagès), auteur-danseur (Sacha Steurer, Pauline Le Boulba), danseur écrivant (Jean-Jacques Sanchez)...
Sur l'échelle danser" est un texte tissé de plusieurs voix. Voix de la poète ou du narrateur déambulant, où affleurent les difficultés, les peines, la solitude mais aussi beaucoup de volonté, de tendresse, d'humanité. Voix aussi entendues à la radio, échos du monde, des souffrances, des violences, des inégalités qui le traversent et dont chaque jour nous sommes les témoins. Et voix de la littérature enfin, d'auteurs et d'autrices, qui viennent se mêler au texte, s'y fondre, tantôt renforçant tantôt contrebalançant les autres voix. Si ces citations s'intègrent si bien, si justement au texte, c'est que Claude Favre mène depuis de nombreuses années un travail tout à fait particulier de mémorisation de textes qui est venu nourrir l'écriture de ce livre.
S'éloigner du sujet" est un livre de poésie où rapport à la ville et rapport à l'écriture s'entremêlent. La première partie confronte des phrases traitant de l'effacement des aspérités urbaines, par le biais d'opérations de rénovation, à d'autres travaillant la possibilité d'une poésie à plat. Après une deuxième partie en forme d'intermède, la troisième balance entre mouvement de l'écriture et mouvement de la marche. Le texte utilise de nombreux infinitifs, qui pourraient évoquer des mots d'ordre, mais des mots d'ordres problématiques. De manière générale l'écriture avance par contradictions interne.